Dernière mise à jour : septembre 2026
Le Sustanon 250 est un mélange injectable de 4 esters de testostérone (250 mg par ampoule de 1 mL, soit 176 mg de testostérone pure) qui produit, à 300–500 mg par semaine pendant 12 semaines, les mêmes gains que n'importe quelle testostérone à ester unique : 2 à 5 kg de masse maigre sur un premier cycle bien mené. Autorisé au Royaume-Uni depuis 1973 comme traitement de l'hypogonadisme (déficit en testostérone), il est utilisé hors indication en musculation pour la prise de masse. Ce que la testostérone fait dans le corps, ester par ester, est expliqué dans le guide Testostérone 101 : tout comprendre ; cette page se concentre sur ce que le mélange change en pratique.
La particularité du Sustanon 250 tient à sa cinétique : le propionate fait monter la testostérone sanguine en 24–48 heures, le décanoate la maintient pendant environ 3 semaines. Cette libération étalée est un avantage en thérapie de remplacement (TRT) à raison d'une injection toutes les 3 semaines, et un piège en bodybuilding si tu injectes une seule fois par semaine : les esters ne sortent pas du corps au même rythme, et les pics d'œstrogènes suivent.
En bref
- Le Sustanon 250 est une testostérone injectable qui combine 4 esters à durées d'action différentes dans une seule ampoule.
- Le protocole standard du premier cycle est de 300 à 500 mg par semaine, en 2 injections, pendant 12 semaines, suivi d'une PCT.
- Un premier cycle coûte environ 320 à 420 € produits, relance et 3 bilans sanguins compris ; le prix santé se lit dans l'hématocrite, les lipides et la tension.
- Les hommes avec un antécédent cardiaque, une apnée du sommeil non traitée, un PSA élevé ou une allergie à l'arachide ne le prennent pas.
- La prochaine étape est un bilan sanguin de départ avant la première injection.
Les rapports d'analyse HPLC publiés figurent sur la fiche du produit concerné ; la démarche est décrite sur la page Qualité & tests — du fabricant à la libération.
Qu'est-ce que le Sustanon 250 et que contiennent ses 4 esters ?
Le Sustanon 250 est une solution huileuse de testostérone pour injection intramusculaire qui contient 4 esters dans une ampoule de 1 mL : 30 mg de propionate, 60 mg de phénylpropionate, 60 mg d'isocaproate et 100 mg de décanoate. Un ester est une chaîne chimique fixée sur la testostérone qui ralentit sa libération ; plus la chaîne est longue, plus l'action dure. Une fois dans le sang, les 4 esters sont hydrolysés en testostérone naturelle : la molécule active est la même que celle de ton corps.
Le résumé des caractéristiques du produit « Sustanon 250, 250mg/ml solution for injection » (Aspen, révision décembre 2025) précise que les 250 mg d'esters correspondent à 176 mg de testostérone par mL, l'ester pesant le reste. Le Sustanon 250 est une spécialité de pharmacie en Belgique, au Royaume-Uni et dans d'autres pays, pas en France : la spécialité française équivalente est l'Androtardyl (énanthate de testostérone, Bayer), un ester unique.
| Ester | Quantité par mL | Durée d'action | Rôle dans le mélange |
|---|---|---|---|
| Propionate | 30 mg | 2–3 jours | Démarrage rapide |
| Phénylpropionate | 60 mg | 4–5 jours | Relais intermédiaire |
| Isocaproate | 60 mg | environ 9 jours | Relais moyen |
| Décanoate | 100 mg | environ 15 jours | Libération prolongée |
En France, le Sustanon 250 ne se trouve donc pas en officine. En musculation, il circule sous le nom original ou sous des noms de fabricants (Sustamed, Sustalad), toujours au même dosage de 250 mg/mL. Sa classe est celle des stéroïdes anabolisants androgènes (AAS) injectables, famille des esters de testostérone : non 17α-alkylé, donc sans hépatotoxicité (atteinte du foie) propre, avec une aromatisation complète en œstrogènes.
Comment le Sustanon 250 se libère-t-il dans le sang, et à quelle fréquence l'injecter ?
Le Sustanon 250 atteint son pic de testostérone sanguine 24 à 48 heures après l'injection, à environ 70 nmol/L (2 000 ng/dL) pour une ampoule de 250 mg, et revient à la limite basse de la normale en 21 jours. En bodybuilding, la fréquence standard est de 2 injections par semaine (lundi et jeudi, par exemple), pour lisser les fluctuations entre le propionate qui s'épuise et le décanoate qui s'accumule.
Ces chiffres viennent du résumé des caractéristiques du produit déjà cité, dans le cadre de l'hypogonadisme masculin, où une seule ampoule toutes les 3 semaines suffit. À dose de performance, la logique s'inverse : 500 mg par semaine injectés en une fois donnent un pic très haut au jour 2 et un creux au jour 6, avec une aromatisation maximale sur le pic. Divisés en 2 × 250 mg, les niveaux restent dans une bande plus étroite et les effets œstrogéniques diminuent.
Le mélange n'apporte aucun bénéfice de « stabilité » que la fréquence d'injection ne donne pas déjà à l'énanthate. Il apporte en revanche une montée rapide utile en début de cycle, sans phase de charge (frontloading). Le site de l'injection reste le fessier (ventro-glutéal), le vaste latéral de la cuisse ou le deltoïde, en rotation à chaque injection.
Quels sont les 4 mécanismes par lesquels le Sustanon 250 construit du muscle ?
La testostérone libérée par le Sustanon 250 augmente la masse musculaire par 4 mécanismes documentés : la synthèse protéique, la rétention d'azote, l'érythropoïèse (production de globules rouges) et l'activation des cellules satellites. Dans l'essai de référence, 600 mg d'énanthate par semaine pendant 10 semaines, combinés à la musculation, ont produit +6,1 kg de masse maigre, +22 kg au développé couché et +38 kg au squat. L'hormone active étant identique, ces résultats s'appliquent au Sustanon 250 à dose égale.
L'étude « The effects of supraphysiologic doses of testosterone on muscle size and strength in normal men » (Bhasin et al., 1996, NEJM) a montré ces gains chez 43 hommes en bonne santé, le groupe testostérone sans entraînement gagnant aussi du muscle. La testostérone se lie au récepteur des androgènes dans la fibre musculaire et accélère la fabrication de nouvelles protéines contractiles. Le bilan azoté devient positif : le muscle retient plus d'azote qu'il n'en perd, signe d'un état anabolique.
La relation dose-effet est linéaire dans la plage utilisée en musculation. L'étude « Testosterone dose-response relationships in healthy young men » (Bhasin et al., 2001) a comparé 25 à 600 mg d'énanthate par semaine pendant 20 semaines, sans entraînement : la masse maigre augmente avec la dose, environ +5,2 kg à 300 mg et +7,9 kg à 600 mg, tandis que l'hématocrite et les effets secondaires montent en parallèle. Le troisième mécanisme, l'érythropoïèse, explique l'endurance accrue et le risque de sang trop épais. Le quatrième, l'activation des cellules satellites, ajoute des noyaux aux fibres et soutient l'hypertrophie durable.
Le prix physiologique de ces 4 mécanismes est la suppression de l'axe HPT (hypothalamo-hypophyso-testiculaire) : la LH et la FSH, les hormones qui commandent aux testicules de produire de la testostérone, tombent en quelques jours. C'est la raison de la PCT (Post Cycle Therapy), la relance hormonale qui rétablit la production naturelle après le cycle.
Quel est le protocole standard du Sustanon 250 pour un premier cycle ?
Le protocole standard du premier cycle de Sustanon 250 est de 300 à 500 mg par semaine pendant 12 semaines, en 2 injections, seul, avec un bilan sanguin avant le jour 1, à la semaine 6 et 8 semaines après la fin de la PCT. Le Sustanon 250 se prend en solo pour un premier cycle : un seul composé permet de savoir comment ton corps réagit à la testostérone exogène avant d'ajouter quoi que ce soit. La PCT démarre 14 à 21 jours après la dernière injection.
Ces doses sont le standard publié par le site pour tout premier cycle de testostérone et par la littérature de réduction des risques, pas une recommandation clinique. Les esters de Sustanon 250 vendus en musculation viennent en flacons de 10 mL à 250 mg/mL : un cycle de 12 semaines à 500 mg consomme 24 mL, soit 3 flacons. Le tableau donne le cycle complet, semaine par semaine.
| Semaine | Dose | Fréquence | Médicaments de support | Bilan sanguin |
|---|---|---|---|---|
| 0 (avant) | — | — | — | Bilan de départ : testostérone totale, estradiol (E2), LH, FSH, NFS (hématocrite), lipides, ASAT/ALAT, PSA, tension |
| 1–12 | 300–500 mg/semaine | 2 injections (ex. : lundi + jeudi) | Anastrozole 0,25 mg tous les 3–4 jours uniquement si E2 > 50 pg/mL avec symptômes | Semaine 6 : E2, hématocrite, lipides, tension |
| 13–14 | 0 | — | HCG 500 UI tous les 3 jours (optionnel, 2 semaines) | — |
| 15–18 | 0 | — | PCT : clomifène 50/50/25/25 mg/jour ou tamoxifène 20/20/10/10 mg/jour | — |
| 26 | 0 | — | — | Bilan post-PCT : testostérone, LH, FSH, E2, NFS, lipides |
Les doses par niveau suivent la même grille que les autres esters de testostérone : 300–500 mg/semaine pour un débutant, 500–750 mg/semaine pour un intermédiaire avec un inhibiteur de l'aromatase (IA) sous la main, 750–1 000 mg/semaine pour un avancé qui surveille son hématocrite et ses lipides à chaque cycle. Les femmes n'utilisent pas le Sustanon 250 : la virilisation (voix, pilosité, clitoris) est en partie irréversible, même à faible dose.
Les stacks arrivent au deuxième ou troisième cycle. Les combinaisons classiques, avec leur logique et leurs risques propres, sont détaillées dans le guide Cycles de Sustanon : Dosage pour Débutants, Stacks et Conseils de Sécurité, qui prolonge cette page côté planification.
Sustanon 250 ou énanthate de testostérone : lequel choisir pour un premier cycle ?
L'énanthate de testostérone est le choix standard pour un premier cycle, et le Sustanon 250 une alternative valable à condition d'injecter 2 fois par semaine. À dose et fréquence égales, les deux produisent les mêmes gains : l'hormone active est identique. La différence se joue sur 3 points : la vitesse de montée (avantage Sustanon), la prévisibilité des taux entre 2 injections (avantage énanthate) et la lecture du bilan sanguin en cours de cycle (avantage énanthate, un seul ester à interpréter).
| Critère | Sustanon 250 | Énanthate de testostérone |
|---|---|---|
| Composition | 4 esters (30/60/60/100 mg) | 1 ester |
| Pic sanguin | 24–48 h | 2–3 jours |
| Retour à la normale après 1 injection | environ 21 jours | 10–14 jours |
| Fréquence d'injection en cycle | 2 par semaine | 2 par semaine |
| Stabilité des taux | Moins prévisible | Plus prévisible |
| Début de la PCT après la dernière injection | 14–21 jours | 10–14 jours |
| Spécialité française | Aucune | Androtardyl (Bayer) |
Le point de bascule est la PCT : le décanoate du Sustanon retarde la sortie de la testostérone active, et une relance démarrée trop tôt tombe sur des taux encore hauts. Le profil complet de l'ester unique, ses cycles et ses stacks sont sur la page Testostérone Énanthate : le guide complet, à lire avant de trancher. Le Sustanon 250 garde un intérêt réel dans un cas : tu veux une montée rapide sans frontloading, et tu acceptes de piquer 2 fois par semaine sans exception.
Quels résultats attendre du Sustanon 250 semaine par semaine ?
Un cycle de Sustanon 250 à 500 mg par semaine produit ses premiers gains de force en 2 à 3 semaines, une prise de volume visible entre les semaines 5 et 8, et un plateau entre les semaines 9 et 12. Le total attendu sur 12 semaines est de 2 à 5 kg de masse maigre pour un débutant qui mange 1,8 à 2 g de protéines par kilo et s'entraîne 4 fois par semaine ; la rétention d'eau des premières semaines gonfle la balance de 1 à 3 kg supplémentaires qui repartent après le cycle.
| Semaine | Force | Masse | Libido et humeur | Effets secondaires à surveiller |
|---|---|---|---|---|
| 1–2 | Légère hausse | Congestion (pump) accrue | Libido en hausse, humeur stable | Rien de visible |
| 3–4 | Hausse nette | Muscles plus pleins | Irritabilité possible | Rétention d'eau, tension à mesurer |
| 5–8 | Progression continue | Gains visibles (1,5–2,5 kg) | Libido variable selon E2 | Sensibilité des mamelons, acné, bilan semaine 6 |
| 9–12 | Plateau | Masse maximale du cycle | Stable si E2 contrôlé | Hématocrite, HDL |
| 13–18 | Baisse de 5–10 % | Perte de l'eau, muscle conservé si PCT | Creux hormonal avant la relance | Fatigue, baisse de libido |
Le pic d'effets œstrogéniques arrive typiquement à la semaine 4, quand le décanoate des premières injections s'ajoute aux injections courantes. La force progresse avant la masse parce que la testostérone agit d'abord sur le système nerveux et la rétention d'eau intramusculaire, puis sur la fibre elle-même.
Quels sont les 5 effets secondaires les plus fréquents du Sustanon 250, et que faire en plein cycle ?
Les 5 effets secondaires les plus fréquents du Sustanon 250 sont la rétention d'eau, l'acné, la gynécomastie (développement du tissu mammaire), la hausse de l'hématocrite et la baisse du HDL (le « bon » cholestérol). Les quatre premiers se corrigent en cours de cycle ; le cinquième se mesure, se limite par le cardio et l'alimentation, et revient à la normale après le cycle chez la plupart des utilisateurs. Le risque à long terme est cardiovasculaire, et il est documenté.
La notice du produit classe la prise de poids et la hausse de l'hématocrite parmi les effets fréquents (1 à 10 utilisateurs sur 100), et note que le traitement abaisse le HDL. La fiche « Testosterone » (StatPearls, NCBI) rappelle que ces effets sont ceux de toute testostérone injectable et qu'ils suivent la dose : à 500 mg par semaine, tu es à 2 à 3 fois la dose de remplacement.
| Signe en cours de cycle | Seuil | Action |
|---|---|---|
| Mamelons sensibles, boule sous l'aréole | E2 > 50 pg/mL | Tamoxifène 20 mg/jour jusqu'à disparition ; anastrozole 0,25 mg tous les 3–4 jours si l'E2 reste haut |
| Tension artérielle | > 140/90 mmHg à 3 mesures | Réduis la dose de 30 % ; sel et alcool en baisse ; cardio 3 × 30 min par semaine |
| Hématocrite | > 54 % | Arrête le cycle et consulte : sang trop épais, risque de thrombose |
| HDL | < 30 mg/dL | Cardio, oméga-3, réduction de la dose au cycle suivant |
| Douleur thoracique, essoufflement brutal, toux après injection | Immédiat | Urgences (15 ou 112) : micro-embolie huileuse ou événement cardiaque |
Le risque cardiovasculaire ne se limite pas au cycle. L'étude de cohorte « Cardiovascular Disease in Anabolic Androgenic Steroid Users » (Windfeld-Mathiasen et al., 2025, Circulation) a suivi 1 189 utilisateurs danois de stéroïdes anabolisants pendant 11 ans en moyenne : le risque d'infarctus du myocarde est environ triplé par rapport aux hommes du même âge, avec une hausse parallèle des cardiomyopathies et des troubles du rythme. La dose et la durée d'usage n'étaient pas connues dans cette cohorte, ce qui empêche de dire à quel niveau le risque commence. La liste complète des effets, leur fréquence et qui doit éviter le produit sont dans l'article Effets secondaires du Sustanon : risques, gestion et qui devrait l'éviter.
Les effets androgéniques (acné, chute de cheveux chez les hommes prédisposés, pilosité) passent par la 5α-réduction de la testostérone en DHT (dihydrotestostérone). Ils ne se traitent pas avec un IA ; la chute de cheveux, une fois amorcée, ne se rattrape pas après le cycle.
Quelle PCT après un cycle de Sustanon 250, et quand la démarrer ?
La PCT après un cycle de Sustanon 250 démarre 14 à 21 jours après la dernière injection et dure 4 semaines : clomifène 50 mg/jour pendant 2 semaines puis 25 mg/jour pendant 2 semaines, ou tamoxifène 20 mg/jour puis 10 mg/jour sur le même schéma. Le délai est plus long qu'après l'énanthate parce que le décanoate (demi-vie d'environ 15 jours) garde la testostérone active pendant 3 semaines ; un SERM (modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes) démarré à J+7 n'a rien à relancer.
Le mécanisme est simple : le clomifène et le tamoxifène bloquent le signal œstrogénique au niveau de l'hypophyse, qui relance la LH et la FSH, et les testicules reprennent la production. L'HCG 500 UI tous les 3 jours pendant les 2 semaines de battement est optionnelle ; elle réveille les testicules avant la relance et limite la perte de volume testiculaire. Sans PCT, la récupération de l'axe HPT prend 8 à 16 semaines, parfois bien plus : une partie des utilisateurs de longue date garde un hypogonadisme persistant après l'arrêt, un problème sous-diagnostiqué décrit par Llewellyn dans « ANABOLICS (11th Edition) » comme la raison première de ne pas enchaîner les cycles sans bilan de récupération.
Le protocole détaillé, molécule par molécule, avec la conduite à tenir si le bilan post-PCT reste bas, est dans le guide Sustanon PCT : Guide de récupération hormonale et prévention de l'effondrement. Le bilan post-PCT se fait 8 semaines après la fin de la relance : testostérone totale revenue dans la fourchette de départ, LH et FSH mesurables, E2 normal. Une testostérone qui reste sous 300 ng/dL à ce stade se discute avec un endocrinologue, pas avec un forum.
Combien coûte réellement un cycle de Sustanon 250 ?
Un premier cycle de Sustanon 250 à 500 mg par semaine coûte environ 320 à 420 € tout compris : 3 flacons de 10 mL à 62–65 € l'unité (186 à 195 €), un SERM pour la PCT (clomifène à partir de 45 €, tamoxifène à partir de 30 €) et 3 bilans sanguins sans ordonnance à 33–89 € chacun selon la formule. Le matériel d'injection (24 seringues, aiguilles, compresses) ajoute 15 à 25 €. Un IA en réserve et l'HCG optionnelle (à partir de 55 €) portent le total à 500 € environ.
Le poste que les comparatifs oublient est le bilan sanguin. En France, les laboratoires d'analyses privés (Biogroup, Cerballiance, Eurofins) acceptent un bilan sans ordonnance, non remboursé et payé en totalité par le patient ; la formule étendue homme de Biogroup est facturée entre 33 et 89 €. Les dosages hormonaux spécifiques (testostérone totale, E2, LH, FSH) se demandent en plus si la formule ne les inclut pas. Quels marqueurs lire, à quel seuil réagir et quand refaire le prélèvement, c'est ce qu'explique le guide Bilan sanguin sous stéroïdes : les marqueurs à surveiller, qui s'applique tel quel au Sustanon.
Ramené au mois, un cycle de 12 semaines suivi de 6 semaines de PCT coûte 70 à 95 € par mois. Le vrai coût est ailleurs : un hématocrite à 55 % ou un HDL à 28 mg/dL à la semaine 6 signifie un cycle écourté, et l'argent des flacons restants ne s'investit nulle part.
Le Sustanon 250 est-il fait pour toi ? Les 7 questions à te poser
Le Sustanon 250 convient à un homme de plus de 25 ans, avec au moins 3 ans d'entraînement sérieux, une tension normale, un hématocrite sous 50 % et un bilan de départ propre, qui accepte 2 injections par semaine pendant 12 semaines et une PCT. Il ne convient pas à 7 profils : antécédent d'infarctus ou d'AVC, hypertension non contrôlée, apnée du sommeil non traitée, PSA élevé ou antécédent de cancer de la prostate, thrombophilie ou antécédent de thrombose, allergie à l'arachide, et moins de 21 ans.
- As-tu un bilan sanguin de moins de 3 mois avec testostérone, E2, NFS, lipides et PSA ? Sans lui, tu ne sauras pas ce que le cycle a changé.
- Ta tension au repos est-elle sous 130/85 mmHg ? La testostérone la fait monter, la notice du produit le dit noir sur blanc.
- Ton hématocrite de départ est-il sous 50 % ? Un départ à 51 % dépasse le seuil d'arrêt avant la semaine 6.
- Es-tu allergique à l'arachide ou au soja ? Le Sustanon 250 d'origine est formulé dans de l'huile d'arachide et contre-indiqué dans ce cas ; les versions de fabricants utilisent d'autres huiles, à vérifier sur l'étiquette.
- Ronfles-tu avec des pauses respiratoires ? La testostérone aggrave l'apnée du sommeil, un facteur cardiovasculaire à part entière.
- As-tu un projet de paternité dans les 12 mois ? La spermatogenèse s'arrête pendant le cycle et met 3 à 12 mois à revenir.
- Peux-tu tenir 2 injections par semaine sans en sauter une ? Une injection oubliée de Sustanon creuse un trou hormonal que le mélange d'esters ne comble pas.
Deux « non » sur ces 7 questions signifient que le moment n'est pas venu ; un seul « non » sur les 5 premières l'exclut. L'alternative naturelle n'est pas un booster de testostérone en vente libre, dont l'effet sur la masse musculaire est nul : c'est un bilan chez un endocrinologue si tes symptômes évoquent un déficit en testostérone réel, auquel cas une TRT prescrite existe.
Quel est le statut légal du Sustanon 250 en France ?
En France, le Sustanon 250 n'a aucune autorisation de mise sur le marché (AMM) : il ne se prescrit pas, ne se délivre pas en pharmacie et ne s'importe pas légalement, même pour un usage personnel. Les spécialités françaises à base de testostérone (Androtardyl, Nebido, Testostérone Besins, les gels) relèvent de la liste I des substances vénéneuses et ne s'obtiennent que sur ordonnance. Toute acquisition, détention, cession ou emploi en dehors de ce cadre relève de l'article L. 5432-1 du Code de la santé publique.
La fiche Vidal « ANDROTARDYL 250 mg/1 ml, solution injectable intramusculaire » réserve l'indication au traitement substitutif des hypogonadismes masculins confirmés cliniquement et biologiquement : la dose de remplacement est une ampoule toutes les 3 à 4 semaines, à des années-lumière des 500 mg hebdomadaires d'un cycle. Le texte de l'« Article L5432-1 - Code de la santé publique » (Légifrance) prévoit jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende, portés à 7 ans et 750 000 € quand l'offre ou l'acquisition passe par un réseau de télécommunication à destination du public, ce qui vise directement l'achat en ligne.
Les sportifs licenciés ou en compétition relèvent en plus du Code du sport (articles L. 232-9 et L. 232-10), avec l'AFLD comme autorité disciplinaire. La testostérone exogène est détectable par le rapport testostérone/épitestostérone et l'analyse isotopique pendant des semaines après un cycle de Sustanon, le décanoate prolongeant la fenêtre. Le détail des deux régimes, du contrôle douanier à la procédure AFLD, est dans le dossier Dopage en France : ce que dit la loi.
Questions fréquentes (FAQ)
Le Sustanon 250 est-il adapté à un premier cycle ?
Oui, à 300–500 mg par semaine en 2 injections pendant 12 semaines, avec un bilan sanguin avant et pendant. L'énanthate de testostérone reste le choix par défaut pour un débutant parce que ses taux sont plus prévisibles entre 2 injections et sa PCT plus simple à caler. Le Sustanon 250 donne les mêmes gains si la fréquence d'injection est respectée.
Combien de temps le Sustanon 250 reste-t-il dans le corps ?
La testostérone sanguine revient à la limite basse de la normale environ 21 jours après une seule injection de 250 mg, selon la notice du produit. Après 12 semaines à 500 mg, l'accumulation du décanoate prolonge cette durée : la PCT démarre 14 à 21 jours après la dernière injection, et la détection antidopage reste possible plusieurs semaines de plus.
Faut-il un inhibiteur de l'aromatase avec le Sustanon 250 ?
Pas d'office. À 300–500 mg par semaine, l'anastrozole 0,25 mg tous les 3–4 jours se réserve aux cas où l'estradiol dépasse 50 pg/mL avec des symptômes (mamelons sensibles, rétention marquée). Un IA pris sans bilan fait chuter l'E2 trop bas, avec douleurs articulaires, libido en berne et baisse du HDL : l'inverse du but recherché.
Le Sustanon 250 provoque-t-il une gynécomastie ?
Il peut la provoquer si l'estradiol reste élevé sans correction, comme toute testostérone à dose de performance. Le signe précoce est une sensibilité ou une petite boule ferme sous le mamelon vers la semaine 4–6 ; à ce stade, le tamoxifène 20 mg/jour la fait régresser. Une gynécomastie installée depuis plusieurs mois ne régresse plus et relève de la chirurgie.
Quand consulter un médecin pendant un cycle de Sustanon 250 ?
Immédiatement en cas de douleur thoracique, d'essoufflement brutal, de gonflement douloureux d'un mollet ou de maux de tête violents avec tension haute (15 ou 112). Dans la semaine si l'hématocrite dépasse 54 %, si la tension reste au-dessus de 140/90 mmHg ou si l'humeur bascule vers une dépression persistante. Un médecin du sport ou un endocrinologue reçoit ces situations sans jugement : le secret médical s'applique.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. En France, les stéroïdes anabolisants androgènes sont des médicaments : les spécialités à base de testostérone relèvent de la liste I des substances vénéneuses et ne sont délivrées que sur ordonnance ; la plupart des autres anabolisants n'ont aucune autorisation de mise sur le marché et ne peuvent être ni importés ni vendus légalement. L'acquisition, la détention, la cession ou l'emploi de ces substances en violation de la réglementation sont punis par l'article L. 5432-1 du Code de la santé publique (jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende). Pour les sportifs licenciés ou en compétition, l'usage et la détention sans raison médicale dûment justifiée sont interdits par l'article L. 232-9 du Code du sport (jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 3 750 € d'amende) ; toute cession, administration ou incitation relève de l'article L. 232-10 (jusqu'à 5 ans et 75 000 €). Consulte toujours un médecin qualifié, un endocrinologue ou un médecin du sport avant d'utiliser des substances améliorant les performances. Les auteurs déclinent toute responsabilité pour les dommages à la santé résultant d'une utilisation inappropriée.

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