Dernière mise à jour : septembre 2026
Les stéroïdes anabolisants coupent la production de spermatozoïdes en 6 à 12 semaines : la testostérone exogène supprime l'axe HPT (hypothalamo-hypophyso-testiculaire), la LH et la FSH s'effondrent, et la testostérone intratesticulaire — la seule qui compte pour fabriquer du sperme — passe sous le seuil utile. L'HCG (gonadotrophine chorionique humaine) est une hormone qui imite la LH et relance les testicules directement : à 500 UI tous les 2 jours, elle maintient cette testostérone intratesticulaire pendant le cycle. La molécule elle-même est détaillée dans le guide hCG pour la Testostérone : Utilisation en PCT, Dosage et Soutien à la Fertilité avec ses protocoles de PCT ; cette page couvre le plan fertilité complet : préserver pendant, restaurer après, et quand consulter.
La récupération spontanée est lente. L'analyse intégrée « Rate, extent, and modifiers of spermatogenic recovery after hormonal male contraception: an integrated analysis » (Liu et al., 2006, 1 549 hommes, 30 études) donne 67 % de récupération à 6 mois, 90 % à 12 mois et 100 % à 24 mois chez des hommes eugonadiques sous testostérone à dose contraceptive. Chez un utilisateur de stéroïdes anabolisants à dose supraphysiologique, la concentration spermatique met en moyenne 10,4 mois à revenir. Ces deux chiffres encadrent tout ce qui suit.
En bref
- Les stéroïdes anabolisants stoppent la fabrication de spermatozoïdes en 6 à 12 semaines, quel que soit le produit utilisé.
- L'HCG à 500 UI tous les 2 jours pendant le cycle maintient la testostérone dans les testicules et limite la chute du spermogramme.
- Sans HCG, la récupération spontanée demande en moyenne 10,4 mois chez un utilisateur de stéroïdes, et jusqu'à 2 ans pour certains.
- Un cycle d'HCG de 12 semaines revient à environ 220–275 € ; un spermogramme avant le premier cycle et une cryopréservation au CECOS sont l'assurance la moins chère.
- Si tu veux un enfant dans les 18 mois, ne commence pas de cycle, ou passe d'abord par un spermogramme et une consultation d'andrologie.
Les rapports de laboratoire publiés pour l'HCG et les SERM du catalogue figurent sur la fiche du produit concerné ; la méthode est décrite sur la page Qualité & tests — du fabricant à la libération.
Pourquoi les stéroïdes anabolisants coupent-ils la production de spermatozoïdes en 6 à 12 semaines ?
Les stéroïdes anabolisants coupent la production de spermatozoïdes en 6 à 12 semaines parce que la testostérone exogène supprime l'axe HPT. L'axe HPT (hypothalamo-hypophyso-testiculaire) est le circuit qui commande tes testicules. Quand le cerveau détecte trop d'androgènes dans le sang, il arrête d'envoyer la LH et la FSH, les deux hormones qui font tourner la fabrication du sperme. La testostérone intratesticulaire s'effondre, et un spermatozoïde met environ 74 jours à se former : le spermogramme chute avec ce décalage.
Les 3 hormones qui fabriquent le sperme
Trois hormones se relaient. La GnRH (gonadolibérine) part de l'hypothalamus par pulsations et déclenche la LH et la FSH dans l'hypophyse. La LH stimule les cellules de Leydig, qui produisent la testostérone à l'intérieur du testicule. La FSH stimule les cellules de Sertoli, qui nourrissent les spermatozoïdes en formation. La revue « Understanding and managing the suppression of spermatogenesis caused by testosterone replacement therapy (TRT) and anabolic–androgenic steroids (AAS) » (Desai et al., 2022) rappelle que la testostérone intratesticulaire est 50 à 100 fois plus concentrée que la testostérone sanguine, et que la spermatogenèse décline dès que cette concentration locale perd plus de 80 %.
Ce qui se passe sous cycle, semaine par semaine
La suppression suit toujours le même ordre, avec la testostérone, le Dianabol, la trenbolone ou la nandrolone :
- Semaines 1–3 : la GnRH s'arrête, la LH et la FSH deviennent indosables.
- Semaines 3–6 : les cellules de Leydig ne sont plus stimulées, la testostérone intratesticulaire chute.
- Semaines 6–12 : la concentration spermatique s'effondre, jusqu'à l'oligospermie sévère ou l'azoospermie (absence totale de spermatozoïdes).
- Au-delà : le volume testiculaire diminue de façon visible, l'atrophie s'installe.
La dose ne change pas le mécanisme, elle change la vitesse. Dans l'essai de Coviello, 200 mg d'énanthate de testostérone par semaine — un dosage inférieur à celui du premier cycle décrit sur le hub Testostérone Énanthate : le guide complet pour les débutants — suffisent à bloquer les gonadotrophines en 3 semaines. Desai et al. estiment les doses de musculation à 10 à 40 fois la dose physiologique : la suppression est donc plus rapide et plus profonde qu'en contexte médical.
Les 5 signes que tu peux observer toi-même
- Réduction du volume des testicules, palpable dès 4 à 8 semaines.
- Baisse du volume de l'éjaculat.
- Libido élevée pendant le cycle, puis chute brutale après l'arrêt.
- Troubles de l'érection après le cycle, tant que l'axe HPT reste bloqué.
- Fatigue et humeur basse liées à l'hypogonadisme transitoire post-cycle.
Comment garder ta fertilité pendant le cycle avec 500 UI d'HCG tous les 2 jours ?
L'HCG à 500 UI tous les 2 jours pendant le cycle maintient la testostérone intratesticulaire au-dessus de son niveau de départ, même quand la LH est à zéro. L'HCG (gonadotrophine chorionique humaine) est l'hormone de la grossesse ; elle se fixe sur le même récepteur que la LH. Elle dit directement aux testicules de produire, sans passer par le cerveau bloqué. Le volume testiculaire se maintient, la spermatogenèse continue en partie ou totalement, et la relance après le cycle est plus courte.
La dose qui marche : l'essai de Coviello
L'essai randomisé « Low-dose human chorionic gonadotropin maintains intratesticular testosterone in normal men with testosterone-induced gonadotropin suppression » (Coviello et al., 2005) a mis 29 hommes sous 200 mg d'énanthate de testostérone par semaine avec, en plus, un placebo ou 125, 250 ou 500 UI d'HCG tous les 2 jours pendant 3 semaines. La testostérone intratesticulaire, mesurée dans le testicule, a augmenté de façon linéaire avec la dose :
| Dose d'HCG | Fréquence | Testostérone intratesticulaire vs départ | Lecture |
|---|---|---|---|
| 0 UI (placebo) | — | Effondrée | Suppression complète |
| 125 UI | Tous les 2 jours | Baisse d'environ 25 % | Insuffisant |
| 250 UI | Tous les 2 jours | Baisse d'environ 7 % | Limite basse |
| 500 UI | Tous les 2 jours | Hausse d'environ 26 % | Dose de référence |
Deux séries cliniques confirment l'effet sur le sperme lui-même. Dans l'étude « Concomitant Intramuscular Human Chorionic Gonadotropin Preserves Spermatogenesis in Men Undergoing Testosterone Replacement Therapy » (Hsieh et al., 2013), 26 hommes sous testostérone médicale plus 500 UI d'HCG tous les 2 jours ont gardé un spermogramme stable sur plus d'un an, aucun n'est devenu azoosperme, et 9 sur 26 ont conçu un enfant pendant le suivi. Plus proche de ton cas, l'analyse « Efficacy of human chorionic gonadotropin hormone in restoring spermatogenesis in men using non-prescribed androgens: a retrospective analysis of real-world data » (Smit et al., 2025) porte sur 19 utilisateurs d'androgènes non prescrits qui ont continué leur cycle : sous HCG, le nombre total de spermatozoïdes est passé de 18 à 147 millions en moyenne, et la part d'hommes avec un compte mobile normal de 5 % à 58 %. Une partie des hommes est restée oligosperme ou azoosperme : l'HCG améliore la majorité des cas, pas tous.
Les 3 protocoles de préservation et leur coût
Le protocole standard dans la communauté reprend la dose de Coviello. Un flacon lyophilisé de 5 000 UI — la référence de la catégorie HCG du catalogue — se vend à partir de 55 €, ce qui permet de chiffrer chaque option :
| Objectif | Dose d'HCG | Fréquence | Durée | Coût pour 12 semaines |
|---|---|---|---|---|
| Anti-atrophie minimale, sans projet d'enfant | 250–500 UI | 2 fois par semaine | Tout le cycle | Environ 110–165 € |
| Préservation de la fertilité (standard) | 500 UI | Tous les 2 jours | Tout le cycle | Environ 220–275 € |
| Préservation renforcée, projet d'enfant à court terme | 500–1 000 UI | Tous les 2 jours | Tout le cycle, spermogramme à 3 mois | Environ 275–500 € |
Le calcul : 500 UI tous les 2 jours font 1 750 UI par semaine, soit 21 000 UI sur 12 semaines, donc 4 à 5 flacons de 5 000 UI. Ajoute un spermogramme de contrôle à 12 semaines si tu vises la préservation renforcée : c'est le seul moyen de savoir si la dose te suffit.
Comment injecter l'HCG
L'HCG se reconstitue avec de l'eau bactériostatique dans le flacon de poudre, se conserve au réfrigérateur après reconstitution et s'injecte en sous-cutané avec une aiguille à insuline, dans le gras de l'abdomen ou de la cuisse. La voie sous-cutanée est moins douloureuse que l'intramusculaire pour un effet équivalent. Note la date de reconstitution sur le flacon : un flacon de 5 000 UI reconstitué couvre 10 injections de 500 UI, soit 20 jours.
Les 4 effets secondaires à surveiller
La fiche « Human Chorionic Gonadotropin » de StatPearls décrit l'HCG comme bien tolérée aux doses de stimulation testiculaire. Les 4 effets à connaître :
- Hausse de l'œstradiol, parce que la testostérone produite dans le testicule s'aromatise ; ajoute un inhibiteur de l'aromatase seulement si l'E2 sort de la fourchette de ton bilan et que tu as des signes.
- Gynécomastie (développement de la glande mammaire) si l'œstradiol n'est pas contrôlé.
- Sensibilité ou douleur testiculaire transitoire les premières semaines.
- Désensibilisation des cellules de Leydig avec des doses élevées prolongées ; c'est la raison de rester à 500 UI tous les 2 jours plutôt que de monter.
Comment restaurer ta fertilité après le cycle : les 3 protocoles selon ton profil
La restauration après le cycle repose sur 3 protocoles gradués : les SERM seuls (Clomid 50 puis 25 mg, Nolvadex 40 puis 20 mg, 4 semaines) après 1 ou 2 cycles courts ; HCG à 3 000 UI tous les 2 jours plus un SERM pendant 3 à 6 mois après un usage prolongé ; HCG plus FSH recombinante sous andrologue si l'éjaculat reste vide à 6 mois. Dans la série de Wenker, 47 hommes sur 49 ont récupéré du sperme en 4,6 mois en moyenne avec le protocole HCG + SERM.
Protocole 1 : la PCT standard aux SERM
Un SERM (modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes) bloque les récepteurs aux œstrogènes de l'hypothalamus ; le cerveau croit l'œstradiol bas et relance la GnRH, donc la LH et la FSH. Le clomifène (Clomid) et le tamoxifène (Nolvadex) sont des médicaments sur ordonnance en France, prescrits en dehors de leur AMM dans ce cadre. Le protocole de 4 semaines publié dans le guide PCT après les stéroïdes : Guide de récupération étape par étape pour débutants reste la base après un ou deux cycles courts :
| Semaine | Clomid | Nolvadex | Début après la dernière injection | Bilan sanguin |
|---|---|---|---|---|
| 1–2 | 50 mg/jour | 40 mg/jour | Énanthate ou cypionate : jour 11–14 ; propionate : jour 3–4 ; oraux : jour 2–3 | — |
| 3–4 | 25 mg/jour | 20 mg/jour | — | — |
| 8–10 (après la PCT) | — | — | — | LH, FSH, testostérone totale, œstradiol |
Commence trop tôt et les stéroïdes encore actifs bloquent l'effet des SERM sur l'axe HPT. Un spermogramme se programme 3 mois après la fin de la PCT, jamais avant : le cycle spermatogénétique de 74 jours impose ce délai.
Protocole 2 : HCG + SERM après un usage prolongé
Après plus d'un an d'usage cumulé, ou si la LH reste effondrée 8 semaines après le cycle, le SERM seul ne suffit pas. La série « The Use of HCG-Based Combination Therapy for Recovery of Spermatogenesis after Testosterone Use » (Wenker et al., 2015) a suivi 49 hommes azoospermes ou en oligospermie sévère après une exposition moyenne de 52 mois à la testostérone. Protocole : 3 000 UI d'HCG en sous-cutané tous les 2 jours, plus clomifène, tamoxifène, anastrozole ou FSH recombinante selon le médecin. Résultat : retour ou amélioration du sperme chez 95,9 % des hommes, en 4,6 mois en moyenne, avec une première concentration de 22,6 millions/mL. Aucun n'a arrêté pour effet indésirable. À 55 € le flacon de 5 000 UI, cette dose représente 2 flacons par semaine, soit environ 1 400–1 500 € pour 3 mois.
Protocole 3 : HCG + FSH recombinante
Si l'éjaculat reste vide après 3 à 6 mois d'HCG + SERM, l'andrologue ajoute de la FSH recombinante, qui stimule directement les cellules de Sertoli. Desai et al. la décrivent comme le deuxième palier réservé à l'échec de l'HCG seule : elle ne fait rien sans testostérone intratesticulaire, donc jamais sans HCG. C'est un médicament de procréation assistée, coûteux, uniquement sur prescription, et les séries publiées sont des cohortes rétrospectives ; ce palier se discute en consultation, pas sur un forum.
Quelle stratégie pour ton profil
| Ton historique | Stratégie | Durée | Contrôle |
|---|---|---|---|
| 1–2 cycles de 8–12 semaines | PCT Clomid + Nolvadex | 4 semaines | Bilan hormonal à 4–6 semaines post-PCT |
| Cycles répétés, 6–24 mois cumulés | HCG 500 UI tous les 2 jours en fin de cycle, puis Clomid + Nolvadex | 2 + 4 semaines | Bilan hormonal, spermogramme à 3 mois |
| Plus d'un an cumulé, ou LH effondrée à 8 semaines | HCG 3 000 UI tous les 2 jours + SERM | 3–6 mois | Spermogramme à 3 et 6 mois |
| Azoospermie persistante à 6 mois | HCG + FSH recombinante sous andrologue | 3–6 mois | Suivi spécialisé |
| Échec des 3 paliers | Assistance médicale à la procréation (ICSI, TESE) | Selon centre | Centre d'AMP |
Combien de temps pour récupérer : 3,4 mois, 10,4 mois ou 31 mois ?
La récupération de la concentration spermatique prend 3,4 mois en médiane après une testostérone à dose contraceptive, 10,4 mois en moyenne chez les utilisateurs de stéroïdes anabolisants, et les marqueurs hormonaux de la spermatogenèse mettent jusqu'à 31 mois à revenir. L'écart vient de la dose, de la durée cumulée et de l'empilement de plusieurs produits. La fertilité fonctionnelle revient donc avant que l'axe HPT soit entièrement réparé, ce qui explique pourquoi un spermogramme normal ne dispense pas du bilan hormonal.
| Marqueur | Population | Délai | Source |
|---|---|---|---|
| Concentration ≥ 20 millions/mL | Testostérone contraceptive, hommes eugonadiques | 3,4 mois (médiane) ; 67 % à 6 mois, 90 % à 12 mois, 100 % à 24 mois | Liu et al., 2006 |
| Concentration spermatique | Utilisateurs de stéroïdes anabolisants | 10,4 mois (moyenne) | Shankara-Narayana et al., 2020, cités par Desai et al., 2022 |
| FSH | Utilisateurs de stéroïdes anabolisants | 19 mois | Idem |
| Inhibine B | Utilisateurs de stéroïdes anabolisants | 31 mois | Idem |
| Compte mobile > 5 millions/mL sous HCG | Hommes infertiles après testostérone médicale | 70 % en 12 mois | Kohn et al., 2017, cités par Desai et al., 2022 |
Les facteurs qui ralentissent la récupération sont documentés dans les mêmes sources : durée d'usage longue, dose élevée, esters longs, plusieurs produits empilés, âge à l'arrêt plus élevé, et fertilité de base déjà limite avant le premier cycle. Liu et al. notent à l'inverse une récupération plus rapide avec des préparations à action courte et une concentration spermatique de départ élevée. Rien de tout cela ne se lit sans analyse. LH, FSH, testostérone totale et œstradiol se dosent sur le même prélèvement que tes marqueurs hépatiques et lipidiques : le guide Bilan sanguin sous stéroïdes : les marqueurs à surveiller donne les valeurs d'alerte ligne par ligne et le calendrier avant, pendant et après le cycle.
Est-ce fait pour toi ? Les 5 questions à régler avant le premier cycle
Avant un premier cycle, 5 questions décident du risque pour ta fertilité : un projet d'enfant dans les 18 mois, un spermogramme de référence, ton âge, la fertilité de ta partenaire et le choix du produit. Un spermogramme demande une ordonnance et un passage au laboratoire après 2 à 7 jours d'abstinence ; il révèle une infertilité préexistante avant que tu l'attribues au cycle. La cryopréservation au CECOS, avant la première injection, garantit des gamètes quel que soit le résultat de la récupération.
| Question | Réponse qui change le plan | Action |
|---|---|---|
| Un enfant est-il prévu dans les 18 mois ? | Oui | Pas de cycle, ou HCG 500 UI tous les 2 jours dès le jour 1 et spermogramme à 12 semaines |
| As-tu un spermogramme de référence ? | Non | Spermogramme et bilan hormonal (LH, FSH, testostérone, œstradiol) avant la première injection |
| As-tu plus de 35 ans ? | Oui | Cryopréservation au CECOS avant le cycle ; l'âge à l'arrêt ralentit la récupération |
| Ta partenaire a-t-elle plus de 35 ans ? | Oui | Sa fenêtre de fertilité réduit le temps disponible pour ta récupération : consultation de couple avant le cycle |
| Le cycle contient-il de la nandrolone (Deca-Durabolin) ou de la trenbolone ? | Oui | Choisis la testostérone seule pour un premier cycle ; les retours communautaires décrivent une relance plus longue après la nandrolone |
Le cadre légal fait partie de la décision. En France, l'HCG, le clomifène et le tamoxifène sont des médicaments sur ordonnance, et la plupart des anabolisants de musculation n'ont aucune AMM. L'acquisition, la détention et l'emploi de ces substances hors réglementation relèvent de l'Article L5432-1 du Code de la santé publique pour tout le monde, sportif licencié ou non, avec jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende.
Que faire si ça a déjà mal tourné : les 4 signaux qui imposent une consultation
Quatre signaux post-cycle imposent une consultation d'andrologie ou d'urologie : une LH et une FSH toujours effondrées 12 semaines après la dernière injection, une testostérone totale basse avec symptômes au même délai, un spermogramme sans spermatozoïdes à 6 mois, et un projet d'enfant qui n'aboutit pas après 12 mois d'essais post-PCT. Le secret médical couvre la consultation. Dire au médecin ce que tu as pris, à quelle dose et pendant combien de temps lui permet de prescrire HCG, SERM ou FSH au bon palier.
Quel spécialiste consulter
- L'andrologue traite l'infertilité masculine et l'hypogonadisme : c'est le premier interlocuteur pour un spermogramme anormal.
- L'urologue couvre l'andrologie et les gestes chirurgicaux comme la TESE (prélèvement de spermatozoïdes dans le testicule).
- L'endocrinologue prend le relais si l'axe HPT ne repart pas et qu'un traitement substitutif se discute.
- Le centre d'AMP ou le CECOS gère la conservation de sperme et les techniques de procréation assistée.
Présente-toi avec ton dernier bilan hormonal et ton spermogramme : la consultation avance deux fois plus vite. Une consultation présentée comme un bilan d'infertilité reste un bilan d'infertilité ; aucune déclaration n'est faite par le médecin.
Si les protocoles échouent : l'assistance médicale à la procréation
L'ICSI (injection d'un seul spermatozoïde dans l'ovocyte) fonctionne avec très peu de spermatozoïdes, y compris prélevés directement dans le testicule par TESE en cas d'azoospermie. Desai et al. réservent ce parcours aux hommes restés azoospermes après HCG et FSH, ou dont la partenaire n'a plus le temps d'attendre une récupération de 12 à 24 mois. En France, l'AMP est prise en charge par l'Assurance Maladie sous conditions d'âge et de nombre de tentatives ; le centre d'AMP te les précise.
Ta prochaine action dépend de ta situation : un spermogramme et un bilan hormonal avant le premier cycle ; 500 UI d'HCG tous les 2 jours si le cycle est déjà décidé et qu'un enfant compte pour toi ; la PCT standard suivie d'un bilan à 4–6 semaines si tu viens de finir ; un rendez-vous d'andrologie si la LH ne repart pas à 12 semaines.
Questions fréquentes (FAQ)
À partir de quand la fertilité chute-t-elle sous cycle ?
La LH et la FSH s'effondrent en 2 à 4 semaines sous testostérone exogène, et le spermogramme suit avec le délai du cycle spermatogénétique, environ 74 jours. En pratique, l'oligospermie sévère ou l'azoospermie apparaît 6 à 12 semaines après le début d'un cycle à dose supraphysiologique. Les cycles qui empilent plusieurs produits suppriment plus vite.
L'HCG en cycle préserve-t-elle vraiment la fertilité ?
Oui, à 500 UI tous les 2 jours : Coviello et al. ont mesuré une testostérone intratesticulaire supérieure de 26 % au niveau de départ malgré une LH supprimée, et Hsieh et al. n'ont observé aucune azoospermie chez 26 hommes suivis plus d'un an, avec 9 grossesses. Chez des utilisateurs d'androgènes non prescrits, Smit et al. rapportent un compte total multiplié par 8 en moyenne, mais une minorité d'hommes restés oligospermes ou azoospermes. L'HCG réduit le risque, elle ne le supprime pas.
Clomid ou Nolvadex pour relancer la fertilité ?
Les deux relancent la LH et la FSH par le même mécanisme, et le protocole standard les combine : Clomid 50 puis 25 mg, Nolvadex 40 puis 20 mg, sur 4 semaines. Le clomifène stimule un peu plus fort la LH, le tamoxifène est mieux toléré et protège la glande mammaire. Les différences de vitesse, d'effets secondaires et d'usage selon l'ester sont détaillées dans le comparatif Clomid vs Nolvadex : Meilleur SERM pour la récupération post-cycle pour choisir selon ton cycle.
Le Deca-Durabolin (nandrolone) ruine-t-il la fertilité plus longtemps ?
La littérature clinique documente une suppression identique pour tous les anabolisants, avec un délai de récupération qui dépend du type de produit, de la dose et de la durée. La relance plus longue après la nandrolone, y compris les troubles de l'érection décrits sous le nom de « deca dick », reste un retour communautaire, pas une donnée chiffrée. Si un enfant est prévu dans les 18 mois, laisse la nandrolone de côté.
L'azoospermie après stéroïdes peut-elle être permanente ?
Rarement. Wenker et al. ont obtenu un retour de sperme chez 95,9 % de 49 hommes azoospermes ou en oligospermie sévère sous HCG + SERM, et Liu et al. rapportent 100 % de récupération à 24 mois après une testostérone contraceptive. Une minorité reste azoosperme malgré HCG et FSH, en général après un usage long à forte dose ; dans ce cas, la TESE et l'ICSI permettent encore une conception.
Combien coûte un protocole de restauration ?
La PCT standard Clomid + Nolvadex de 4 semaines coûte le prix de deux boîtes, soit quelques dizaines d'euros. L'HCG à 3 000 UI tous les 2 jours consomme 2 flacons de 5 000 UI par semaine, soit environ 1 400–1 500 € pour 3 mois au prix de 55 € le flacon. La FSH recombinante et l'AMP relèvent d'une prescription et d'une prise en charge médicale, à discuter avec le centre.
Quand consulter sans attendre ?
Consulte un andrologue ou un urologue si la LH et la FSH restent indosables 12 semaines après la dernière injection, si la testostérone totale reste basse avec symptômes au même délai, si le spermogramme est vide à 6 mois, ou si le projet d'enfant n'aboutit pas après 12 mois d'essais post-PCT. Une douleur testiculaire persistante ou une atrophie sévère qui ne régresse pas à 6 mois justifient aussi un rendez-vous.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. En France, les stéroïdes anabolisants androgènes sont des médicaments : les spécialités à base de testostérone relèvent de la liste I des substances vénéneuses et ne sont délivrées que sur ordonnance ; la plupart des autres anabolisants n'ont aucune autorisation de mise sur le marché et ne peuvent être ni importés ni vendus légalement. L'acquisition, la détention, la cession ou l'emploi de ces substances en violation de la réglementation sont punis par l'article L. 5432-1 du Code de la santé publique (jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende) ; pour les sportifs, les articles L. 232-9 et L. 232-10 du Code du sport s'appliquent en plus. Les médicaments soumis à prescription cités dans cet article ne se prennent que sous contrôle médical. En présence de signes d'alerte aigus, consulte immédiatement un médecin ou rends-toi aux urgences (15 ou 112). Consulte toujours un médecin qualifié ou un spécialiste (endocrinologue, cardiologue, néphrologue ou médecin du sport) avant d'utiliser des substances améliorant les performances. Les auteurs déclinent toute responsabilité pour les dommages à la santé résultant d'une utilisation inappropriée.




