Dernière mise à jour : septembre 2026
Le NPP (phénylpropionate de nandrolone, nandrolone phenylpropionate) produit 3 à 5 kg de masse maigre en 12 semaines à 300–400 mg par semaine, combiné à une base de testostérone. C'est un stéroïde anabolisant injectable de la famille des 19-nor, avec une demi-vie d'environ 2 à 3 jours, dérivé de la nandrolone comme le Deca Durabolin. L'ester court change tout : il agit en 5 à 7 jours, s'injecte un jour sur deux et disparaît vite du sang, ce qui rend le cycle plus facile à piloter que celui du Deca.
Le NPP a la réputation de « stéroïde des articulations », et cette réputation repose sur des données humaines : la nandrolone augmente la synthèse de collagène et réduit les douleurs articulaires rapportées. Ses risques spécifiques ne sont pas ceux de la testostérone : la nandrolone agit aussi sur les récepteurs de la progestérone et peut élever la prolactine, ce qui explique la baisse de libido connue sous le nom de « deca dick ». La liste complète des risques est détaillée dans le guide Effets secondaires du NPP ; cet article couvre ce que le NPP apporte, comment il s'utilise et à qui il convient.
En bref
- Le NPP est une nandrolone à ester court : il agit en moins d'une semaine et s'injecte un jour sur deux.
- Il apporte 3 à 5 kg de masse maigre et un confort articulaire net en 12 semaines, à 300–400 mg par semaine avec une base de testostérone.
- Un cycle complet coûte à partir de 400 à 570 € (NPP, testostérone, PCT), hors bilans sanguins.
- Ses risques propres sont la prolactine, la baisse de libido et la chute du HDL ; il ne se prend jamais seul.
- Avant le jour 1 : un bilan sanguin complet, une testostérone à injecter, Clomid ou Nolvadex pour la PCT, et le protocole du tableau ci-dessous.
Les fabricants proposés ici sont testés par lot en HPLC Janoshik, et les rapports sont publiés sur la page Qualité & tests.
Qu'est-ce que le NPP et en quoi diffère-t-il du Deca Durabolin ?
Le NPP (phénylpropionate de nandrolone) est la nandrolone attachée à un ester court, le phénylpropionate, avec une demi-vie d'environ 2 à 3 jours contre 6 à 8 jours pour le décanoate (Deca Durabolin). La molécule active est la même : la nandrolone, ou 19-nortestostérone, une testostérone privée de son carbone 19. Seule la vitesse de libération change. Concrètement, le NPP s'injecte un jour sur deux, agit en une semaine et se coupe en quelques jours ; le Deca s'injecte une fois par semaine et met 4 à 6 semaines à se stabiliser.
La nandrolone a un rapport anabolisant/androgène de 125:37 (testostérone = 100:100). Ce rapport prédit des gains musculaires proches de la testostérone avec moins d'acné et moins de chute de cheveux. La nandrolone ne se transforme pas en DHT (dihydrotestostérone, l'androgène fort du cuir chevelu) mais en DHN, la dihydronandrolone, un androgène faible. Elle aromatise à environ 20 % du taux de la testostérone. C'est-à-dire : une petite partie seulement est convertie en œstrogènes. Elle n'est pas 17α-alkylée, donc pas hépatotoxique (pas d'atteinte du foie) aux doses de cycle.
L'étude pharmacocinétique « Pharmacokinetics and pharmacodynamics of nandrolone esters in oil vehicle: effects of ester, injection site and injection volume » (Minto et al., 1997) a comparé 100 mg de phénylpropionate et de décanoate chez 23 hommes : le phénylpropionate donne un pic de nandrolone plus haut et plus précoce, et la suppression de la testostérone la plus rapide mais la plus brève. Le même travail montre que 1 ml injecté dans le fessier libère mieux la nandrolone que 4 ml ou qu'une injection dans le deltoïde.
Historiquement, le phénylpropionate de nandrolone a été commercialisé sous le nom Durabolin (Organon) dès les années 1950, avant le décanoate. Aucune spécialité de NPP n'est aujourd'hui disponible en pharmacie en France ; la nandrolone utilisée en musculation vient de laboratoires sans AMM française.
| Critère | NPP (phénylpropionate) | Deca Durabolin (décanoate) |
|---|---|---|
| Demi-vie | 2–3 jours | 6–8 jours |
| Fréquence d'injection | Un jour sur deux (ou 3 fois par semaine) | 1 à 2 fois par semaine |
| Délai d'action | 5–7 jours | 3–4 semaines |
| Durée de cycle standard | 8–12 semaines | 12–16 semaines |
| Rétention d'eau | Faible | Modérée |
| Début de la PCT après la dernière injection | 2 semaines (aligné sur la testostérone du stack) | 2–3 semaines |
| Meilleur usage | Cycles courts, recomposition, articulations | Prise de masse longue |
Le Deca reste le choix des cycles de masse de 16 semaines où l'on veut des niveaux stables sans injection fréquente ; ses dosages et stacks sont détaillés dans le guide Deca Durabolin : Cycles et Guide Complet. Le NPP prend l'avantage dès que tu veux tester ta tolérance à la nandrolone sans t'engager 4 mois, ou sortir vite du cycle si la prolactine ou la libido posent problème.
Quels sont les 4 bénéfices du NPP en musculation ?
Le NPP apporte 4 bénéfices concrets en 12 semaines : 3 à 5 kg de masse maigre, une progression de force de l'ordre de 10 à 20 % sur les mouvements de base, un confort articulaire ressenti dès la 2e ou 3e semaine, et une récupération plus rapide entre les séances. Ces chiffres correspondent à un cycle standard de 300–400 mg par semaine avec une base de testostérone, un excédent calorique modéré et 4 à 5 séances hebdomadaires. Sans cet entraînement et cet apport, la nandrolone ne construit rien.
Masse maigre : 3 à 5 kg en 12 semaines
La masse maigre gagnée sous NPP à dose de cycle est de 3 à 5 kg en 12 semaines, avec peu d'eau. La nandrolone se lie au récepteur des androgènes du muscle et augmente la synthèse protéique et la rétention d'azote (le muscle garde plus de protéines qu'il n'en perd). L'essai randomisé « A randomized, placebo-controlled trial of nandrolone decanoate in human immunodeficiency virus-infected men with mild to moderate weight loss » (Storer et al., 2005) mesure, à seulement 150 mg toutes les 2 semaines pendant 12 semaines, +1,6 kg de masse maigre contre +0,4 kg sous placebo, chez des hommes malades sans entraînement. Les doses de cycle sont 4 à 5 fois supérieures et s'accompagnent d'un entraînement, d'où la fourchette de 3 à 5 kg rapportée par la communauté.
Force : +10 à 20 % sur squat, développé couché et soulevé de terre
La force progresse de 10 à 20 % sur les 3 mouvements de base entre la semaine 4 et la semaine 12, selon les retours d'utilisateurs et les fourchettes publiées par le site pour la nandrolone. Deux mécanismes s'additionnent : la rétention d'azote, qui accélère la réparation musculaire, et l'érythropoïèse. L'érythropoïèse, c'est la fabrication de globules rouges ; plus de globules rouges signifie plus d'oxygène dans le muscle et des séries plus longues. C'est aussi pour cela que l'hématocrite (la proportion de globules rouges dans le sang) monte et se surveille.
Articulations : un effet documenté chez l'homme
Le confort articulaire sous nandrolone est ressenti dès la 2e ou 3e semaine, surtout aux épaules, aux genoux et aux coudes. L'étude pilote « Nandrolone decanoate relieves joint pain in hypogonadal men: a novel prospective pilot study and review of the literature » (Tatem et al., 2020) rapporte une réduction des douleurs articulaires chez des hommes hypogonadiques traités par nandrolone, et passe en revue les données sur le collagène et l'os. Le mécanisme retenu est une hausse de la synthèse de collagène et une meilleure hydratation du tissu conjonctif. Cet effet disparaît quelques semaines après l'arrêt : le NPP masque la douleur, il ne répare pas une tendinite.
Récupération et appétit
La récupération entre deux séances lourdes passe de 72 à 48 heures pour la plupart des utilisateurs à partir de la semaine 3. L'appétit augmente également, ce qui aide en prise de masse et gêne en sèche ; un excédent de 300 à 500 kcal par jour suffit, au-delà la nandrolone stocke aussi de la graisse.
Quel est le protocole standard de NPP pour débutants et avancés ?
Le protocole standard de NPP est de 300 mg par semaine pendant 12 semaines pour un premier cycle, injectés un jour sur deux (100 mg à chaque fois, 3 injections par semaine), toujours avec 300 à 500 mg par semaine d'énanthate ou de cypionate de testostérone. Les avancés montent à 400–500 mg par semaine ; au-delà, la prolactine et la rétention d'eau augmentent plus vite que les gains. Les femmes qui l'utilisent restent à 50–75 mg par semaine pendant 6 semaines au maximum, avec un risque de virilisation même à cette dose. La PCT (Post Cycle Therapy) — la relance hormonale qui rétablit la production naturelle de testostérone après un cycle — démarre 2 semaines après la dernière injection.
Ces valeurs sont le protocole standard dans la communauté francophone et celui publié dans le guide Dosage et cycles de Nandrolone Phénylpropionate du site ; elles rejoignent les fourchettes de Llewellyn dans « ANABOLICS (11th Edition) », qui décrit la nandrolone comme l'un des injectables les plus polyvalents pour la masse et la force. Aucune de ces doses n'est validée cliniquement : elles sont ce que les utilisateurs font, avec les garde-fous du tableau.
| Semaine | NPP | Testostérone énanthate | Fréquence | Médicaments de support | Bilan sanguin |
|---|---|---|---|---|---|
| Avant J1 | — | — | — | Cabergoline et anastrozole en réserve, non pris | Complet : testostérone totale, E2, prolactine, LH/FSH, NFS, lipides (HDL/LDL), ASAT/ALAT, créatinine, tension |
| 1–4 | 300 mg/sem (100 mg × 3) | 300–500 mg/sem | NPP un jour sur deux ; testo 2 × par semaine | Oméga-3 2–4 g/j ; anastrozole 0,25–0,5 mg tous les 3–4 jours seulement si E2 élevé | — |
| 5–6 | 300 mg/sem | 300–500 mg/sem | Idem | Cabergoline 0,25–0,5 mg 2 × par semaine seulement si prolactine > 20 ng/mL ou libido en chute | Mi-cycle : E2, prolactine, NFS (hématocrite), lipides, tension |
| 7–12 | 300 mg/sem (avancés : 400–500) | 300–500 mg/sem | Idem | Idem, ajusté au bilan | — |
| 13–14 | Arrêt | Arrêt | — | Attente : la testostérone énanthate se dissipe | — |
| 15–18 | — | — | PCT | Clomid 50 mg/j (sem. 15–16) puis 25 mg/j (17–18), ou Nolvadex 40 mg/j puis 20 mg/j | 4 semaines après la fin de la PCT : testostérone totale, LH/FSH, E2, lipides |
Le premier achat se résume à trois flacons et une boîte : le NPP lui-même, une testostérone énanthate ou cypionate, et un SERM pour la PCT. Le catalogue Nandrolone Phenylpropionate propose des concentrations de 100 et 250 mg/ml ; à 250 mg/ml, une dose de 100 mg représente 0,4 ml, ce qui demande une seringue graduée au dixième de millilitre. Injecte 1 ml au maximum par site dans le fessier ou la cuisse, en alternant, avec une aiguille de 23–25 G : les données de Minto montrent que les petits volumes dans le fessier libèrent mieux la nandrolone.
Trois stacks standards avec le NPP
Le stack standard est NPP + testostérone énanthate, et deux variantes couvrent la recomposition et la masse.
- Premier cycle nandrolone : NPP 300 mg/sem + testostérone énanthate 500 mg/sem, 12 semaines. Le guide Testostérone Énanthate : le guide complet détaille la base du stack.
- Recomposition à esters courts : NPP 300 mg/sem + propionate de testostérone 100 mg un jour sur deux, 8 semaines ; tout se coupe en 3 jours, la PCT démarre 4 à 5 jours après la dernière injection.
- Masse (avancés) : NPP 400 mg/sem + testostérone énanthate 500 mg/sem + méthandiénone (Dianabol) 30 mg/j les 4 premières semaines, avec TUDCA pour le foie.
Le NPP ne se combine pas avec le trenbolone dans un cycle d'introduction : les deux sont des 19-nor à activité progestative, et leurs effets sur la prolactine et l'humeur s'additionnent.
Quels résultats attendre semaine par semaine ?
Les premiers effets du NPP apparaissent en 5 à 7 jours (humeur, appétit, articulations), les premiers kilos entre la semaine 3 et la semaine 4, et le maximum de densité musculaire entre la semaine 8 et la semaine 12. Cette chronologie vaut pour 300 mg par semaine avec une base de testostérone énanthate ; avec du propionate, la testostérone elle-même agit plus vite et toute la courbe avance d'une semaine.
| Semaine | Ce que tu constates | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| 1–2 | Appétit en hausse, articulations moins raides, meilleur sommeil | Pic de nandrolone atteint dès la 2e injection ; la testostérone naturelle chute |
| 3–4 | +1 à 2 kg, congestion plus forte, premières charges en hausse | Rétention d'azote maximale ; l'E2 et la prolactine commencent à monter |
| 5–8 | +2 à 3 kg cumulés, force +10 %, récupération à 48 h | Hématocrite en hausse ; moment du bilan de mi-cycle |
| 9–12 | +3 à 5 kg cumulés, muscles plus pleins et plus durs | Plateau des gains ; le rapport bénéfice/risque baisse au-delà de 12 semaines |
| 13–18 | Perte de 1 à 2 kg d'eau, force conservée si l'entraînement continue | Arrêt, puis PCT ; l'axe HPT repart |
Quels sont les 5 effets secondaires du NPP et comment les gérer en plein cycle ?
Le NPP a 5 effets secondaires fréquents : la hausse de la prolactine avec baisse de libido, la rétention d'eau, la chute du HDL (le « bon » cholestérol), la hausse de l'hématocrite et la suppression complète de l'axe HPT. L'axe HPT (hypothalamo-hypophyso-testiculaire) est le circuit qui commande ta production de testostérone ; la nandrolone l'arrête en 2 à 3 semaines. Chacun de ces effets a un chiffre d'alerte et une action, réunis dans le tableau. L'acné et la chute de cheveux sont plus rares qu'avec la testostérone, parce que la nandrolone ne devient pas de la DHT.
La prolactine est l'effet propre aux 19-nor. La nandrolone active le récepteur de la progestérone et, avec des œstrogènes élevés, fait monter la prolactine, une hormone qui coupe la libido et peut faire couler les mamelons. Le profil complet — fréquence, réversibilité, cas particuliers — est dans le guide « Effets secondaires du NPP » lié en introduction ; la revue « Anabolic Steroids » (StatPearls, 2025) résume les effets de classe : dyslipidémie, polyglobulie, hypogonadisme induit.
| Signe | Seuil d'alerte | Action |
|---|---|---|
| Libido en chute, mamelons sensibles ou qui coulent | Prolactine > 20 ng/mL | Cabergoline 0,25 mg 2 × par semaine ; vérifie que la testostérone du stack est bien à 300 mg minimum |
| Visage gonflé, +3 kg en une semaine | E2 au-dessus de la norme du labo | Anastrozole 0,25 mg tous les 3–4 jours ; réduis le sel |
| Tension élevée, maux de tête | Tension > 140/90 sur 3 mesures | Réduis le NPP de 100 mg/sem ; si la tension reste > 140/90 à 2 semaines, arrête le cycle |
| Rougeur du visage, essoufflement | Hématocrite au-dessus de la valeur haute du labo | Don de sang ou consultation ; 2–3 litres d'eau par jour |
| HDL effondré au bilan de mi-cycle | HDL sous la valeur basse du labo | Oméga-3 2–4 g/j, cardio 3 × 30 min par semaine, cycle limité à 12 semaines |
La récupération de la fertilité est la question que personne n'ose poser. La revue systématique « Recovery of spermatogenesis following anabolic steroid use » (Rajmil et Moreno-Sepúlveda, 2024) montre que la spermatogenèse revient chez la majorité des hommes en 4 à 12 mois après l'arrêt, mais pas chez tous et pas toujours au niveau initial. Fais un spermogramme avant le premier cycle si un projet d'enfant existe dans les 2 ans ; les laboratoires privés le réalisent sans passer par un médecin du sport.
Combien coûte un cycle de NPP ?
Un cycle de NPP de 12 semaines coûte à partir de 400 à 570 € pour les produits seuls, hors bilans sanguins. Le NPP représente 150 à 320 € selon la concentration : 3 600 mg sur 12 semaines tiennent dans 2 flacons de 10 ml à 250 mg/ml (environ 75 € l'un) ou 4 flacons à 100 mg/ml (75–78 € l'un). La testostérone énanthate ajoute environ 180 € pour 3 flacons (à partir de 59 € le flacon), la PCT 30 à 45 € pour le SERM. La cabergoline et l'anastrozole s'achètent en réserve et ne servent que si le bilan le demande.
Compte trois bilans sanguins (avant, mi-cycle, après PCT) dans un laboratoire d'analyses privé, sans ordonnance ; le prix dépend du nombre de marqueurs, demande le tarif d'un panel hormonal complet avant de réserver. Un cycle mené sans ces trois bilans économise le prix des analyses et perd toute capacité à ajuster la cabergoline, l'anastrozole ou la dose.
Et après le cycle : quand et comment lancer la PCT ?
La PCT après un stack NPP + testostérone énanthate commence 2 semaines après la dernière injection et dure 4 semaines : Clomid 50 mg par jour pendant 2 semaines puis 25 mg par jour pendant 2 semaines, ou Nolvadex 40 mg par jour puis 20 mg par jour sur le même schéma. Le délai suit l'ester le plus long du stack, pas le NPP ; avec du propionate, la PCT démarre 4 à 5 jours après la dernière injection. La testostérone totale et la LH se contrôlent 4 semaines après la fin de la PCT ; si la testostérone reste sous la norme basse à ce contrôle, un endocrinologue prend le relais.
La nandrolone supprime l'axe HPT plus longtemps que la testostérone seule, et c'est le point où les cycles de nandrolone échouent le plus souvent : une PCT lancée trop tôt, pendant que la testostérone énanthate circule encore, ne relance rien. Le choix entre Clomid et Nolvadex, l'ajout de HCG pendant le cycle et les signes d'une PCT qui ne prend pas sont traités dans le guide NPP PCT : Quand utiliser les SERMs, la suite logique de cet article.
Le NPP est-il fait pour toi ?
Le NPP convient à un pratiquant qui a déjà fait au moins un cycle de testostérone seule, qui s'entraîne depuis 3 ans ou plus, dont le bilan de départ est normal, et qui accepte 3 injections par semaine. Il ne convient pas comme premier cycle : la gestion de la prolactine s'ajoute à celle des œstrogènes, et un débutant ne sait pas encore lequel des deux fait chuter sa libido. Passe la liste ci-dessous ; un seul « non » sur les cinq premiers points reporte le cycle.
- Tu as terminé un cycle de testostérone seule avec une PCT réussie (testostérone revenue dans la norme).
- Ton bilan de départ est normal : tension sous 140/90, HDL et hématocrite dans la norme, prolactine sous 20 ng/mL.
- Tu n'as aucun projet d'enfant dans les 2 ans, ou tu as fait un spermogramme de référence.
- Tu es prêt à injecter un jour sur deux pendant 12 semaines, sans manquer d'injection.
- Tu as la cabergoline et l'anastrozole en réserve avant la première injection, pas après le premier symptôme.
- Tu as des douleurs articulaires d'usure (épaules, genoux, coudes) : c'est l'usage où le NPP surpasse les autres injectables.
- Tu as moins de 25 ans, un antécédent cardiaque familial, ou une tendance dépressive : dans ces trois cas, le NPP est contre-indiqué, quelle que soit l'expérience.
Quel est le statut légal du NPP en France ?
Le NPP est un médicament sans AMM (autorisation de mise sur le marché) en France : il ne peut être ni importé ni vendu légalement, et son acquisition, sa détention ou son emploi en violation de la réglementation relèvent de l'article L. 5432-1 du Code de la santé publique, puni jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende, sans condition de sport ou de compétition. Un colis intercepté relève en plus de la contrebande de marchandises prohibées du Code des douanes.
Pour les sportifs licenciés ou en compétition, le Code du sport s'ajoute : la nandrolone figure sur la liste des interdictions publiée par l'AFLD (Agence française de lutte contre le dopage), en classe S1 des agents anabolisants, interdite en et hors compétition. Ses métabolites, la 19-norandrostérone en tête, restent détectables dans les urines plusieurs mois après un cycle de nandrolone, plus longtemps avec le décanoate qu'avec le phénylpropionate. En Belgique, l'AFMPS et l'arrêté royal du 12 avril 1974 s'appliquent ; en Suisse, l'importation est interdite (LESp art. 20) et les colis sont détruits par l'OFDF, mais l'acquisition pour sa propre consommation n'est pas punissable (art. 22 al. 4).
Questions fréquentes (FAQ)
Le NPP peut-il se prendre seul, sans testostérone ?
Non : le NPP seul coupe ta testostérone en 2 à 3 semaines sans la remplacer, et la nandrolone ne remplit pas les fonctions de la testostérone sur la libido et l'humeur. Le résultat standard d'un cycle de nandrolone seule est une libido nulle, une fatigue lourde et une PCT longue. La base minimale est 300 mg par semaine de testostérone énanthate ou cypionate.
Au bout de combien de temps le NPP agit-il ?
Le NPP agit en 5 à 7 jours : le pic de nandrolone est atteint dès la deuxième injection, contre 3 à 4 semaines pour le Deca. Les premiers effets sont l'appétit, le sommeil et les articulations ; les kilos arrivent entre la semaine 3 et la semaine 4.
Le NPP est-il plus sûr que le Deca ?
Le NPP est plus facile à piloter que le Deca, pas plus sûr à dose égale : la molécule est la même, avec les mêmes effets sur la prolactine, le HDL et l'axe HPT. La différence est le temps de sortie : 3 jours pour couper le NPP en cas de problème, 2 à 3 semaines pour le Deca.
Faut-il prendre de la cabergoline dès le début du cycle ?
Non : la cabergoline se prend seulement si la prolactine dépasse 20 ng/mL au bilan de mi-cycle ou si la libido chute nettement. Prise en préventif, elle fait descendre la prolactine trop bas, ce qui coupe aussi la libido. Achète-la en réserve, teste d'abord.
Une femme peut-elle utiliser le NPP ?
Rarement, et à 50–75 mg par semaine pendant 6 semaines au maximum. Même à cette dose, la voix qui baisse, la pilosité et l'hypertrophie du clitoris sont possibles et en partie irréversibles ; le premier signe impose l'arrêt immédiat. L'oxandrolone reste le choix standard des femmes.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. En France, les stéroïdes anabolisants androgènes sont des médicaments : les spécialités à base de testostérone relèvent de la liste I des substances vénéneuses et ne sont délivrées que sur ordonnance ; la plupart des autres anabolisants n'ont aucune autorisation de mise sur le marché et ne peuvent être ni importés ni vendus légalement. L'acquisition, la détention, la cession ou l'emploi de ces substances en violation de la réglementation sont punis par l'article L. 5432-1 du Code de la santé publique (jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende). Pour les sportifs licenciés ou en compétition, l'usage et la détention sans raison médicale dûment justifiée sont interdits par l'article L. 232-9 du Code du sport (jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 3 750 € d'amende) ; toute cession, administration ou incitation relève de l'article L. 232-10 (jusqu'à 5 ans et 75 000 €). Consulte toujours un médecin qualifié, un endocrinologue ou un médecin du sport avant d'utiliser des substances améliorant les performances. Les auteurs déclinent toute responsabilité pour les dommages à la santé résultant d'une utilisation inappropriée.



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