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3 stéroïdes injectables avec des exemples de cycles

Dernière mise à jour : septembre 2026 Les meilleurs stéroïdes injectables sont 7 esters huileux qui s'injectent dans le muscle 1 à 4 fois par semaine, et le plus documenté, l'énanthate de testostérone, a produit 6,1 kg de masse maigre en…

3 stéroïdes injectables avec des exemples de cycles

Dernière mise à jour : septembre 2026

Les meilleurs stéroïdes injectables sont 7 esters huileux qui s'injectent dans le muscle 1 à 4 fois par semaine, et le plus documenté, l'énanthate de testostérone, a produit 6,1 kg de masse maigre en 10 semaines à 600 mg par semaine dans un essai contrôlé. Un stéroïde anabolisant injectable est une hormone de synthèse dérivée de la testostérone, fixée à un ester qui la libère lentement. La comparaison complète des deux voies d'administration, foie et confort compris, est traitée dans l'article Stéroïdes oraux ou injectables — que choisir, que ce classement prolonge composé par composé.

Ce guide classe les 7 injectables par objectif, donne pour chacun la dose standard, la fréquence d'injection et le risque principal, puis détaille 3 exemples de cycles, du premier cycle de testostérone seule au stack intermédiaire. Les protocoles sont le standard pratiqué dans la communauté et publié sur ce site, pas des recommandations cliniques : aucun essai n'a validé un « cycle », et la partie clinique dit seulement ce qui se passe à ces doses.

En bref

  • Un stéroïde injectable est une hormone anabolisante fixée à un ester, injectée dans le muscle, qui épargne le foie mais coupe la production naturelle de testostérone.
  • La testostérone (énanthate, cypionate ou Sustanon 250) est la base de tous les cycles, et le premier cycle standard est une testostérone seule à 400–500 mg par semaine pendant 12 semaines.
  • Le Deca-Durabolin et le NPP servent la prise de masse, le Masteron et le Primobolan servent la sèche, et la trenbolone est réservée aux utilisateurs expérimentés.
  • Un premier cycle coûte de l'ordre de 370 à 480 € avec la PCT et deux bilans sanguins, et il coûte aussi du HDL, de la fertilité et un risque pénal.
  • Un bilan sanguin avant le jour 1 et une PCT planifiée avant la première injection sont les deux étapes qui précèdent tout achat.

Sur ce site, chaque lot des fabricants testés par lot passe une analyse HPLC indépendante avant sa libération, selon la procédure décrite sur la page Qualité & tests — du fabricant à la libération, qui renvoie aux certificats publiés.

Qu'est-ce qu'un stéroïde injectable, et quelles 4 différences avec un oral ?

Un stéroïde injectable est un stéroïde anabolisant androgène (SAA) dissous dans une huile et fixé à un ester, injecté dans le muscle 1 à 4 fois par semaine selon la longueur de cet ester. Un ester est une chaîne d'acide gras accrochée à l'hormone. Il ralentit sa libération dans le sang sans changer son action. Face à un oral, l'injectable diffère sur 4 points : il épargne le foie, il se prend moins souvent, il donne des taux sanguins plus stables, et il quitte le corps plus lentement.

La revue de pharmacologie « Pharmacology of anabolic steroids » (Kicman, 2008) décrit les deux modifications chimiques qui séparent les voies : l'estérification du groupe 17β-hydroxyle, qui crée un dépôt huileux à libération lente, et la 17α-alkylation, qui permet à un oral comme la méthandiénone (Dianabol) ou le stanozolol (Winstrol) de survivre au passage par le foie. C'est cette seconde modification qui rend les oraux hépatotoxiques (agressifs pour le foie). La fiche de référence « Anabolic Steroids » (StatPearls) rattache l'atteinte hépatique aux composés 17α-alkylés, pas aux esters injectables.

CritèreStéroïdes orauxStéroïdes injectables
Charge pour le foieÉlevée (17α-alkylation)Faible
Fréquence de priseQuotidienne, parfois plusieurs fois par jour1 à 4 injections par semaine
Stabilité des taux sanguinsPics et creux dans la journéeLibération régulière avec un ester long
Début de la PCT après la dernière priseJour 1 à 2Jour 3 à 21 selon l'ester
Usage typiqueCycles courts de 6 à 8 semainesCycles de 10 à 16 semaines, base de tout stack

Un injectable n'est pas « sûr » pour autant. Tous les SAA, quelle que soit la voie, coupent l'axe HPT. L'axe HPT (hypothalamo-hypophyso-testiculaire) est la chaîne de commande cerveau → testicules qui règle ta production naturelle de testostérone. Tous font aussi baisser le HDL, le « bon » cholestérol, et monter l'hématocrite, la part de globules rouges dans le sang.

Quels sont les 7 meilleurs stéroïdes injectables, classés par objectif ?

Les 7 meilleurs stéroïdes injectables sont l'énanthate de testostérone, le Sustanon 250, le Deca-Durabolin, le NPP, le Masteron, le Primobolan et la trenbolone, classés ici du plus simple à gérer au plus risqué. La testostérone arrive en tête pour une raison pratique : elle est la base de tous les cycles, y compris de ceux qui contiennent un autre composé. Le tableau donne pour chacun l'objectif, le niveau requis, l'aromatisation et le risque principal. L'aromatisation est la conversion d'une partie de l'hormone en œstrogènes.

RangInjectableObjectifNiveauAromatisationRisque principal
1Énanthate de testostérone (ou cypionate)Premier cycle, base de tout stackDébutantOuiŒstradiol élevé, hématocrite
2Sustanon 250 (mélange de 4 esters)Base de testostérone à démarrage rapideDébutant à intermédiaireOuiTaux sanguins moins réguliers
3Deca-Durabolin (décanoate de nandrolone)Prise de masse, confort articulaireIntermédiaireFaibleProlactine, suppression longue
4NPP (phénylpropionate de nandrolone)Prise de masse en cycle courtIntermédiaireFaibleProlactine, injections fréquentes
5Primobolan (énanthate de méthénolone)Sèche, cycle douxIntermédiaireNonContrefaçon fréquente, prix
6Masteron (drostanolone)Sèche, dureté musculaireIntermédiaireNonChute de cheveux, lipides
7Trenbolone (acétate ou énanthate)Recomposition, sèche avancéeAvancéNonCœur, sommeil, humeur

Les 7 composés et leurs esters sont regroupés dans la catégorie Stéroïdes injectables du catalogue, où se lisent les concentrations par flacon et les prix du moment. Le classement ne mesure pas la puissance : la trenbolone est le plus puissant des sept et le dernier de la liste, parce qu'un composé se juge à ce qu'il coûte en santé pour ce qu'il rapporte.

À quelles 4 familles chimiques appartiennent ces 7 injectables ?

Les 7 injectables appartiennent à 4 familles : les esters de testostérone (énanthate, cypionate, Sustanon 250), les 19-nor dérivés de la nandrolone (Deca-Durabolin, NPP), les dérivés de la DHT (Masteron, Primobolan) et la trenbolone, un 19-nor à part. La famille prédit les effets secondaires mieux que le nom commercial. La testostérone aromatise, les 19-nor agissent sur la prolactine, les dérivés de la DHT n'aromatisent pas mais accélèrent la chute de cheveux chez les hommes prédisposés.

  • Les esters de testostérone apportent l'hormone que ton corps fabrique déjà, et leurs effets secondaires sont les mieux connus de la classe.
  • Les 19-nor sont des testostérones privées d'un atome de carbone en position 19, et ils stimulent le récepteur de la progestérone, ce qui fait monter la prolactine, l'hormone qui coupe la libido quand elle est trop haute.
  • Les dérivés de la DHT (dihydrotestostérone, la forme la plus androgène de la testostérone) ne se convertissent pas en œstrogènes, et ils ne provoquent donc ni rétention d'eau ni gynécomastie (développement du sein chez l'homme).
  • La trenbolone cumule une forte affinité pour le récepteur des androgènes, une activité progestative et aucune aromatisation, et elle cumule aussi les effets secondaires des deux familles précédentes.

Que vaut chacun des 7 injectables, dose standard et risque compris ?

Chacun des 7 injectables a une dose standard, une fréquence d'injection dictée par son ester et un risque qui lui est propre : la testostérone se dose à 300–500 mg par semaine en premier cycle, le Deca-Durabolin à 300–400 mg, le NPP et le Masteron à 300–600 mg. Ces fourchettes sont le standard communautaire repris par les pages protocole de ce site, et l'ouvrage de référence « ANABOLICS (11th Edition) » (William Llewellyn) détaille le profil de chaque composé. Aucune n'est une posologie médicale.

Énanthate de testostérone : la base de tout cycle

L'énanthate de testostérone est un ester long de testostérone, avec une demi-vie d'environ 4,5 à 5 jours, dosé à 300–500 mg par semaine en 2 injections (tous les 3,5 jours) pendant 12 semaines en premier cycle. Le cypionate est son équivalent pratique : même dose, même fréquence. En France, l'énanthate est commercialisé sous le nom d'Androtardyl (Bayer), sur ordonnance. Les doses, les esters et le bilan d'entrée sont détaillés dans le guide Testostérone Énanthate : le guide complet, la page de référence du site pour ce composé.

La testostérone aromatise. La rétention d'eau et la gynécomastie viennent de là. Le standard communautaire est l'anastrozole, un inhibiteur de l'aromatase (IA), à 0,25–0,5 mg deux fois par semaine, et seulement si le bilan sanguin montre un œstradiol au-dessus de 40 pg/mL. Un IA pris « au cas où » écrase l'œstradiol, et la libido et les articulations avec.

Sustanon 250 : la testostérone à 4 esters

Le Sustanon 250 est un mélange de 4 esters de testostérone dans une même ampoule : propionate 30 mg, phénylpropionate 60 mg, isocaproate 60 mg et décanoate 100 mg. Le propionate a une demi-vie de 1 à 2 jours, le décanoate reste présent jusqu'à 3 semaines. Le Sustanon 250 se dose comme une testostérone, dans la même fourchette hebdomadaire. Sa contrepartie : 4 esters qui culminent à des moments différents donnent des taux sanguins moins réguliers qu'un ester unique, et l'œstradiol est plus difficile à régler. Le Sustanon 250 n'est pas une spécialité vendue en pharmacie en France.

Deca-Durabolin : la masse et les articulations

Le Deca-Durabolin (décanoate de nandrolone) est un 19-nor à ester long, avec une demi-vie d'environ 6 jours, dosé à 300–400 mg par semaine et toujours associé à une base de testostérone. Il vient après un premier cycle de testostérone seule réussi, jamais avant. La nandrolone stimule le récepteur de la progestérone et fait monter la prolactine. La baisse de libido surnommée « Deca Dick » vient de cette prolactine et d'une testostérone trop basse dans le stack, pas de la nandrolone elle-même.

Le standard communautaire en cas de prolactine élevée au bilan est la cabergoline à 0,25 mg deux fois par semaine, un médicament sur ordonnance qui ne se prend pas à l'aveugle. Les schémas complets, de la dose de départ à la sortie de cycle, sont décrits dans le guide Deca Durabolin : Cycles et Guide Complet pour la Masse Musculaire, la page protocole du site pour la nandrolone.

NPP : la nandrolone à ester court

Le NPP (phénylpropionate de nandrolone) est la même hormone que le Deca-Durabolin avec un ester court, dosée à 300–600 mg par semaine, répartis en injections tous les 2 jours. Il agit plus vite et quitte le corps plus vite, ce qui en fait l'outil pour tester ta tolérance à la nandrolone ou pour un cycle plus court. Le prix à payer est le nombre d'injections : 3 à 4 par semaine au lieu de 2. Le risque prolactine est le même que celui du Deca-Durabolin, et la base de testostérone reste obligatoire.

Primobolan : l'injectable le plus doux

Le Primobolan (énanthate de méthénolone) est un dérivé de la DHT à effet anabolisant modéré, sans aromatisation et sans toxicité hépatique notable, utilisé en sèche et dans les cycles dits « doux ». Il construit moins que la testostérone, mais ce qu'il construit est sec, sans rétention d'eau. C'est l'injectable le plus cité pour les femmes, avec une limite nette : la virilisation (voix plus grave, pilosité) existe aussi avec lui et n'est que partiellement réversible. Le Primobolan authentique est rare et cher, et c'est l'un des produits les plus contrefaits du marché. Les doses par niveau sont dans le guide Primobolan : Cycles et Stacks pour Muscle Sec et Perte de Graisse, que cette page ne duplique pas.

Masteron : la finition de sèche

Le Masteron (drostanolone) est un dérivé de la DHT dosé à 300–600 mg par semaine avec une base de testostérone, utilisé en fin de sèche pour la dureté et la séparation musculaire. Il n'ajoute presque pas de masse. Il révèle ce qui est déjà construit, et son effet ne se voit que sur un physique déjà sec. Son ester propionate s'injecte tous les 2 jours. Ses deux coûts sont la chute de cheveux chez les hommes prédisposés à l'alopécie androgénétique et un profil lipidique dégradé, avec un HDL en baisse.

Trenbolone : le plus puissant, le dernier à envisager

La trenbolone est un 19-nor sans aromatisation, à très forte affinité pour le récepteur des androgènes, qui existe en acétate (demi-vie de 1 à 2 jours, injection tous les 2 jours) et en énanthate (demi-vie d'environ 5 jours). Elle construit et sèche en même temps, et elle le fait payer : insomnie, sueurs nocturnes, anxiété, agressivité, HDL effondré, tension artérielle en hausse. Aucun premier ni deuxième cycle ne contient de trenbolone. Les doses par niveau, les esters et le suivi sont réunis dans le guide Trenbolone : le guide complet, à lire en entier avant toute décision.

Quels sont les 3 exemples de cycles, du premier cycle au stack intermédiaire ?

Les 3 exemples de cycles sont la testostérone seule pour un premier cycle, la testostérone avec Deca-Durabolin pour la prise de masse, et la testostérone avec boldénone pour une masse plus lente et plus sèche. Le protocole standard du premier cycle est 400–500 mg d'énanthate de testostérone par semaine, en 2 injections, pendant 12 semaines, suivi d'une PCT. Les exemples 2 et 3 ne s'envisagent qu'après un premier cycle terminé et un bilan sanguin revenu à la normale.

Exemple 1 : testostérone seule, 12 semaines (premier cycle)

Le premier cycle standard contient un seul composé, et c'est une testostérone. Un effet secondaire a alors une seule cause possible, et la dose se corrige sans deviner. Le tableau est le protocole tel que le publie le guide Cycle de Stéroïdes pour Débutants Testostérone Seule, Dosage et Guide PCT, la page de référence du site pour un premier cycle.

SemaineDoseFréquenceMédicaments de supportBilan sanguin
Avant le jour 1Testostérone totale et libre, œstradiol, LH, FSH, hématocrite, lipides, PSA
1 à 4400–500 mg/semaine2 injections (lundi et jeudi)Aucun par défaut
5 à 8400–500 mg/semaine2 injectionsAnastrozole 0,25–0,5 mg 2 fois par semaine si œstradiol > 40 pg/mLMi-cycle : testostérone, œstradiol, hématocrite
9 à 12400–500 mg/semaine2 injectionsIdem, selon le bilan
Jour 14 à 18 après la dernière injectionDébut de la PCTQuotidienneClomifène 50/50/25/25 mg et tamoxifène 40/40/20/20 mg par jour, 4 semaines4 à 6 semaines après la PCT : testostérone, LH, FSH, œstradiol

Le critère d'arrêt se lit dans le même tableau : un hématocrite au-dessus de 52 % ou une tension durablement au-dessus de 140/90 mettent fin au cycle, quelle que soit la semaine. Pour ceux qui préfèrent un kit déjà dosé, le pack Cycle de testostérone pour débutants réunit la testostérone, l'anti-aromatase et la PCT pour 12 semaines.

Exemple 2 : testostérone et Deca-Durabolin (prise de masse, deuxième ou troisième cycle)

Le stack de prise de masse standard ajoute 300–400 mg de Deca-Durabolin par semaine à la base de testostérone, les deux produits injectés les mêmes jours, 2 fois par semaine. Le bilan de mi-cycle ajoute la prolactine aux marqueurs de l'exemple 1. La sortie change aussi : la PCT commence au jour 18 à 21 après la dernière injection, et le protocole renforcé après un 19-nor dure 6 semaines au lieu de 4, avec un pont d'hCG (gonadotrophine chorionique, l'hormone injectable qui réveille les testicules) avant les SERM.

Exemple 3 : testostérone et boldénone (masse lente et sèche)

Le stack testostérone et boldénone ajoute 400 mg d'undécylénate de boldénone (Equipoise) par semaine à la base de testostérone. La boldénone a une demi-vie d'environ 14 jours, donc une montée lente : ce stack demande un cycle plus long que 12 semaines pour donner sa mesure, et une attente plus longue avant la PCT. Elle augmente l'appétit et la production de globules rouges. L'hématocrite est donc le marqueur à surveiller en priorité, avant, pendant et après.

Trois combinaisons sont exclues de tout exemple : un cycle sans base de testostérone, qui te laisse sans aucune testostérone pendant des semaines ; deux 19-nor ensemble (Deca-Durabolin et trenbolone), qui cumulent le risque prolactine ; et un stack de 3 composés ou plus tant que tu n'as pas plusieurs cycles et plusieurs bilans derrière toi.

Quels résultats attendre d'un cycle injectable, semaine par semaine ?

Un premier cycle de testostérone à 500 mg par semaine produit en moyenne 4 à 5,5 kg de masse maigre en 12 semaines selon le protocole publié sur ce site, avec une force qui monte dès la semaine 3. La rétention d'eau arrive avant le muscle : les premiers kilos sur la balance sont de l'eau. Ce que tu gardes 3 mois après dépend de l'entraînement, des calories et de la PCT.

L'essai contrôlé « The effects of supraphysiologic doses of testosterone on muscle size and strength in normal men » (Bhasin et al., 1996) a donné 600 mg d'énanthate de testostérone par semaine ou un placebo à 43 hommes pendant 10 semaines : le groupe testostérone avec entraînement a pris 6,1 kg de masse maigre, 22 kg au développé couché et 38 kg au squat. L'étude « Testosterone dose-response relationships in healthy young men » (Bhasin et al., 2001) a comparé 5 doses de 25 à 600 mg par semaine pendant 20 semaines chez 61 hommes : la masse maigre augmente avec la dose à partir de 125 mg. Plus de dose donne plus de muscle, et plus d'effets secondaires avec.

SemainesCe que tu constatesCe qui se passe
1 à 2Libido, humeur et énergie en hausseLa testostérone sanguine monte, rien n'est encore visible
3 à 4Force en hausse de 5 à 10 %, congestion plus marquéeTaux sanguins au plateau avec un ester long
5 à 8Muscle visible, récupération plus rapidePériode où l'œstradiol et l'hématocrite montent : bilan de mi-cycle
9 à 12Aspect plus plein, gains qui ralentissentHDL au plus bas, tension à surveiller chaque semaine
Après le cyclePerte de 2 à 4 kg d'eau et de glycogèneTestostérone naturelle à zéro jusqu'à la relance

Combien coûte un premier cycle injectable, PCT et bilans compris ?

Un premier cycle de testostérone seule coûte de l'ordre de 370 à 480 € tout compris. Un cycle de 12 semaines à 500 mg par semaine consomme 6 000 mg, soit 3 flacons de 10 mL dosés à 250 mg/mL, à partir de 59 € le flacon sur ce site : 177 € de testostérone. La PCT ajoute 75 à 100 € de clomifène et de tamoxifène. Deux bilans sanguins hormonaux, à 60 à 100 € chacun sans ordonnance, ajoutent 120 à 200 €.

Les seringues, les aiguilles et un éventuel anastrozole s'ajoutent à la marge. Un stack coûte davantage sur chaque ligne : un deuxième produit, une PCT de 6 semaines au lieu de 4, un marqueur de plus au bilan. Le poste que les débutants suppriment en premier est le bilan sanguin, alors que c'est le seul qui dit si le cycle se passe bien. Les laboratoires de ville acceptent la plupart des dosages hormonaux sans ordonnance, à ta charge.

Comment s'injecter sans se blesser : quels 3 sites et quelles 2 aiguilles ?

Une injection intramusculaire sûre se fait sur 3 sites : le ventroglutéal (côté de la hanche), le vaste latéral (extérieur de la cuisse) et le deltoïde (épaule, pour moins de 1 mL). Le site ventroglutéal est le plus sûr, loin des gros nerfs et des gros vaisseaux. Le quadrant dorsal de la fesse expose au nerf sciatique : évite-le. Alterne les sites à chaque injection pour limiter la douleur et les indurations.

Type de solutionExemplesCalibre de l'aiguilleLongueur
Solution huileuseTous les esters de ce classement22–23G25 à 40 mm
Suspension aqueuseStanozolol injectable25G16 à 25 mm

L'hygiène compte autant que le site : une aiguille neuve pour prélever, une autre pour injecter, un tampon d'alcool sur le bouchon et sur la peau, une injection lente. La technique en Z (tirer la peau de côté avant de piquer, relâcher après) referme le trajet et évite le reflux d'huile. Le geste complet, photos des sites et erreurs fréquentes compris, est décrit pas à pas dans le guide Comment s'injecter : technique, sites, hygiène — guide pratique complet, à lire avant la première ampoule.

Quels 4 effets secondaires surveiller, et quand arrêter le cycle ?

Les 4 effets secondaires à surveiller sous injectables sont l'œstradiol élevé, l'hématocrite élevé, le HDL effondré et la suppression de l'axe HPT, et chacun se lit sur un bilan sanguin avant de se voir dans le miroir. Le cycle s'arrête si l'hématocrite dépasse 52 % ou si la tension reste au-dessus de 140/90 sur plusieurs mesures. Une douleur thoracique, un essoufflement brutal ou un mollet gonflé et douloureux ne se gèrent pas en ajustant une dose : c'est le 15.

SigneCause probableAction
Rétention d'eau, mamelon sensibleŒstradiol au-dessus de 40 pg/mLDoser l'œstradiol, puis anastrozole 0,25–0,5 mg 2 fois par semaine
Maux de tête, visage rouge, hématocrite > 50 %Production de globules rouges stimuléeRéduire la dose, recontrôler ; arrêt au-dessus de 52 %
Tension au-dessus de 140/90Rétention d'eau, hématocrite, composé (trenbolone)Réduire la dose, cardio, arrêt si elle ne redescend pas
Libido en chute sous nandroloneProlactine élevée ou testostérone trop basseDoser la prolactine avant toute cabergoline
Insomnie, anxiété, agressivité sous trenboloneEffet propre du composéArrêter la trenbolone, garder la base de testostérone
Douleur, rougeur et chaleur au point d'injection, fièvreInfection ou abcèsMédecin le jour même

Les effets sur l'humeur sont réels, sous trenbolone comme à la sortie de cycle, quand la testostérone est au plus bas. Un moral qui s'effondre après l'arrêt n'est pas une faiblesse de caractère : c'est un effet hormonal, fréquent et temporaire quand il est pris en charge.

Aide en cas de crise : Si tu as des pensées suicidaires ou si tu traverses une crise aiguë, parle à quelqu'un. France : 3114, numéro national de prévention du suicide (gratuit, 24h/24, 7j/7) ; SOS Amitié : 09 72 39 40 50 (24h/24). Belgique : Centre de Prévention du Suicide, 0800 32 123 (gratuit, 24h/24). Suisse romande : La Main Tendue, 143 (24h/24). Luxembourg : SOS Détresse, 45 45 45 (tous les jours 11h–23h). En cas de danger immédiat : 112 (en France aussi le 15, SAMU).

Que faire après le cycle : quand commencer la PCT selon l'ester ?

La PCT (Post Cycle Therapy) est la relance hormonale qui rétablit la production naturelle de testostérone après un cycle, et elle commence 3 à 21 jours après la dernière injection selon l'ester. Le protocole standard dure 4 semaines et associe deux SERM, le clomifène et le tamoxifène. Un SERM (modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes) est un comprimé qui pousse le cerveau à relancer la LH et la FSH, les deux hormones qui commandent les testicules. Commencée trop tôt, la PCT ne relance rien.

Dernière injectionDemi-vie approximativeDébut de la PCT
Propionate de testostérone, acétate de trenbolone1 à 2 joursJour 3 à 4
Énanthate de trenbolone5 jours environJour 10 à 14
Énanthate ou cypionate de testostérone4,5 à 5 joursJour 14 à 18
Sustanon 250Jusqu'à 3 semaines de présenceJour 18 à 21
Deca-Durabolin6 jours environJour 18 à 21

La récupération n'est pas garantie. Dans la cohorte « Disruption and recovery of testicular function during and after androgen abuse: the HAARLEM study » (Smit et al., 2021), qui a suivi 100 pratiquants pendant un an, la testostérone se normalise en 3 mois chez la plupart des sujets après l'arrêt, mais 11 % restent sous la normale à un an. Les doses jour par jour, le pont d'hCG et la conduite si la testostérone ne remonte pas sont détaillés dans le guide PCT après les stéroïdes : Guide de récupération étape par étape pour débutants, l'étape logique après ce classement.

Est-ce fait pour toi : dans quelles 5 situations aucun injectable n'est le bon choix ?

Aucun stéroïde injectable n'est le bon choix dans 5 situations : moins de 3 ans d'entraînement régulier, une croissance non terminée, un projet d'enfant dans l'année, un bilan sanguin déjà anormal avant le jour 1, et un antécédent cardiaque, prostatique ou psychiatrique. Un cycle amplifie ce qui existe déjà, le bon comme le mauvais. Un HDL bas, une tension limite ou une apnée du sommeil non traitée s'aggravent tous les trois sous testostérone à dose de cycle.

  • Vérifie ton ancienneté d'entraînement : avant 3 ans de pratique sérieuse, la progression naturelle n'est pas épuisée.
  • Vérifie ton âge : tant que la croissance n'est pas terminée, les anabolisants soudent les cartilages de croissance et dérèglent un axe HPT encore immature.
  • Vérifie ton projet de paternité : la production de spermatozoïdes met jusqu'à un an à se normaliser après un cycle.
  • Vérifie ton bilan d'entrée : un hématocrite, des lipides, une tension ou un PSA hors norme ferment la porte avant qu'elle s'ouvre.
  • Vérifie tes antécédents : maladie cardiovasculaire, problème de prostate ou trouble de l'humeur sont des contre-indications, pas des détails.

Si tu coches une seule de ces cases, la bonne décision est de ne pas commencer, et la deuxième meilleure est d'en parler à un endocrinologue ou à un médecin du sport avant, pas après. Le secret médical s'applique, et un médecin qui sait ce que tu envisages te prescrit le bon bilan.

Que dit la loi française sur les stéroïdes injectables ?

Les stéroïdes injectables sont des médicaments en France, et leur acquisition, leur détention ou leur emploi hors du circuit pharmaceutique relèvent de l'article « Article L5432-1 - Code de la santé publique » (Légifrance), puni jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende. Les spécialités à base de testostérone ont une AMM (autorisation de mise sur le marché) et relèvent de la liste I. La nandrolone, la trenbolone, la drostanolone et la méthénolone n'ont aucune AMM : ni importation ni vente légales, et la douane saisit les colis.

L'usage médical n'a rien à voir avec un cycle. La notice « ANDROTARDYL 250 mg/1 ml, solution injectable intramusculaire » (ANSM) prévoit 1 ampoule toutes les 3 à 4 semaines environ chez l'homme adulte en déficit de testostérone confirmé par deux dosages, et rappelle que le produit positive un contrôle antidopage. Le Code du sport ne concerne que les sportifs licenciés ou en compétition : pour eux, les articles L. 232-9 et L. 232-10 s'ajoutent au Code de la santé publique. Le cadre complet, sanctions et contrôles compris, est expliqué dans l'article Dopage en France : ce que dit la loi, la page juridique de référence du site.

Questions fréquentes (FAQ)

Quel est le stéroïde injectable le moins risqué ?

La testostérone est l'injectable le moins risqué des sept, parce que c'est l'hormone que ton corps fabrique déjà et celle dont les effets à dose élevée sont les mieux étudiés. « Moins risqué » ne veut pas dire sans risque : à 400–500 mg par semaine, elle coupe l'axe HPT, fait baisser le HDL et monter l'hématocrite. Le Primobolan est plus doux sur l'œstradiol, mais il est plus souvent contrefait.

Peut-on injecter une seule fois par semaine ?

Une injection par semaine suffit avec un ester long comme l'énanthate ou le cypionate, mais 2 injections par semaine donnent des taux sanguins plus stables et moins d'effets œstrogéniques. Les esters courts ne laissent pas le choix : le propionate, le NPP et l'acétate de trenbolone s'injectent tous les 2 jours. La fréquence suit la demi-vie de l'ester, pas ton agenda.

Les stéroïdes injectables abîment-ils le foie ?

Les esters injectables pèsent peu sur le foie, parce qu'ils ne portent pas la 17α-alkylation qui rend les oraux hépatotoxiques. Le foie n'est pas pour autant hors sujet : un stack qui ajoute un oral en début de cycle ramène le risque, et le bilan hépatique (ASAT, ALAT, GGT) fait partie du bilan de sortie. Les organes qui paient un cycle injectable sont d'abord le cœur et les testicules.

Le Deca-Durabolin convient-il à un débutant ?

Le Deca-Durabolin ne convient pas à un premier cycle : il vient après au moins un cycle de testostérone seule, avec un bilan revenu à la normale. Il ne s'utilise jamais sans base de testostérone, sa suppression de l'axe HPT est plus longue que celle de la testostérone, et sa PCT commence plus tard, au jour 18 à 21. Un débutant qui veut « plus » obtient davantage en mangeant et en s'entraînant mieux sous testostérone seule.

Faut-il une PCT après un cycle de testostérone seule ?

Une PCT de 4 semaines est le standard après un cycle de testostérone seule de 10 à 12 semaines, avec un début au jour 14 à 18 après la dernière injection d'énanthate. La récupération spontanée existe, et elle prend environ 3 mois chez la plupart des utilisateurs. La PCT vise à raccourcir cette période creuse, et le bilan sanguin 4 à 6 semaines après dit si elle a fonctionné.

Quand consulter un médecin ?

Consulte un médecin le jour même en cas de douleur thoracique, d'essoufflement, de mollet gonflé, de fièvre avec un point d'injection rouge et chaud, ou de pensées noires. Consulte un endocrinologue si deux bilans à 4 semaines d'intervalle montrent une testostérone et une LH basses après la PCT. Dis-lui ce que tu as pris et à quelle dose : le traitement dépend de cette information.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. En France, les stéroïdes anabolisants androgènes sont des médicaments : les spécialités à base de testostérone relèvent de la liste I des substances vénéneuses et ne sont délivrées que sur ordonnance ; la plupart des autres anabolisants n'ont aucune autorisation de mise sur le marché et ne peuvent être ni importés ni vendus légalement. L'acquisition, la détention, la cession ou l'emploi de ces substances en violation de la réglementation sont punis par l'article L. 5432-1 du Code de la santé publique (jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende) ; pour les sportifs, les articles L. 232-9 et L. 232-10 du Code du sport s'appliquent en plus. Les médicaments soumis à prescription cités dans cet article ne se prennent que sous contrôle médical. En présence de signes d'alerte aigus, consulte immédiatement un médecin ou rends-toi aux urgences (15 ou 112). Consulte toujours un médecin qualifié ou un spécialiste (endocrinologue, cardiologue, néphrologue ou médecin du sport) avant d'utiliser des substances améliorant les performances. Les auteurs déclinent toute responsabilité pour les dommages à la santé résultant d'une utilisation inappropriée.

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