Dernière mise à jour : septembre 2026
Un cycle de testostérone est une cure d'anabolisants où tu injectes de la testostérone exogène à 300–500 mg par semaine pendant 12 semaines pour un premier cycle, soit 3 à 5 fois la dose d'un traitement substitutif. La testostérone est l'hormone androgène de référence : elle se lie au récepteur des androgènes, augmente la synthèse protéique et la rétention d'azote, et existe sous forme d'esters injectables à demi-vie courte (propionate) ou longue (énanthate, cypionate, undécanoate). En France, l'énanthate est commercialisé sous le nom d'Androtardyl (Bayer), sur ordonnance uniquement. Pour comprendre l'hormone elle-même avant le protocole, le guide Testostérone 101 : tout comprendre pose les bases que cet article suppose acquises.
Ce guide répond aux huit questions que tout débutant se pose : quel ester, quelle dose, à quelle fréquence, combien de temps, avec quoi, quelle PCT (Post Cycle Therapy — la relance hormonale qui rétablit ta production naturelle après le cycle), combien ça coûte, et quand arrêter. L'étude de référence « Testosterone dose-response relationships in healthy young men » (Bhasin et al., 2001) a mesuré l'effet de 25 à 600 mg d'énanthate par semaine pendant 20 semaines chez 61 hommes : la masse maigre monte avec la dose, les effets secondaires aussi.
En bref
- Un cycle de testostérone est une cure de 12 semaines de testostérone injectable à dose supraphysiologique, 300–500 mg par semaine pour un débutant.
- Un premier cycle à 500 mg par semaine produit, chez la plupart des utilisateurs, 4 à 8 kg de poids dont 2 à 5 kg de muscle sec.
- Le cycle coûte environ 250 à 350 € en produits (testostérone, anti-aromatase, PCT), sans compter les bilans sanguins, et il supprime ta production naturelle pendant toute sa durée.
- Il est déconseillé avant 25 ans, avec un bilan cardiovasculaire anormal, un hématocrite déjà élevé ou un projet de paternité dans l'année.
- La première étape est un bilan sanguin complet avant la première injection, pas la commande du produit.
Chaque lot d'énanthate ou de cypionate vendu ici est analysé par HPLC chez Janoshik ; la méthode et les rapports sont détaillés sur la page Qualité & tests — du fabricant à la libération.
Qu'est-ce qu'un cycle de testostérone et que peux-tu en attendre ?
Un cycle de testostérone est une période de 8 à 16 semaines pendant laquelle tu injectes de la testostérone exogène à une dose supérieure à ce que tes testicules produisent, soit 300 à 1 000 mg par semaine selon le niveau, contre 100 à 200 mg par semaine pour une TRT (thérapie de remplacement de la testostérone). Le but est la masse musculaire et la force, pas la correction d'un déficit. Le corps répond en arrêtant sa propre production : c'est la suppression de l'axe HPT, et c'est pour cela qu'un cycle a un début, une fin et une relance.
L'axe HPT (hypothalamo-hypophyso-testiculaire) est le circuit qui commande tes testicules. Quand la testostérone sanguine dépasse la normale, l'hypophyse coupe la LH et la FSH, et les testicules cessent de produire. Le chapitre « Androgen Physiology, Pharmacology, Use and Misuse » (Handelsman, Endotext, 2020) décrit ce rétrocontrôle et pourquoi la testostérone exogène le déclenche dès la deuxième semaine.
Les résultats sont dose-dépendants. Dans l'étude de Bhasin et al. citée plus haut, les hommes recevant 300 mg par semaine d'énanthate pendant 20 semaines ont gagné environ 5 kg de masse maigre, ceux à 600 mg environ 8 kg, sans programme d'entraînement imposé. Avec un entraînement et une alimentation structurés, les retours communautaires sur MESO-Rx Français situent un premier cycle à 500 mg entre 4 et 8 kg de poids total, dont une part d'eau qui repart en PCT.
Quel ester choisir parmi les 5 esters de testostérone ?
L'énanthate ou le cypionate de testostérone est le bon choix pour un premier cycle : demi-vie de 5 à 8 jours, deux injections par semaine suffisent, et la dose se corrige facilement. Le propionate demande une injection tous les deux jours, l'undécanoate met des semaines à se stabiliser, et le Sustanon 250 mélange quatre esters dont les pics sont plus difficiles à lire. L'ester ne change pas la molécule active, il change uniquement la vitesse à laquelle elle arrive dans le sang.
Un ester est une chaîne chimique fixée à la testostérone qui ralentit sa libération depuis le muscle. La revue « Pharmacology of testosterone replacement therapy preparations » rappelle que la testostérone non estérifiée a une demi-vie d'environ 10 minutes une fois injectée : sans ester, il faudrait plusieurs injections par jour.
| Ester | Demi-vie approximative | Fréquence d'injection | Usage typique |
|---|---|---|---|
| Propionate | 1–2 jours | Tous les 2 jours | Cycles courts, sèche, fin de cycle avant PCT |
| Énanthate | 4,5–8 jours | 2 fois par semaine | Premier cycle, prise de masse — Androtardyl en pharmacie |
| Cypionate | 7–8 jours | 2 fois par semaine | Interchangeable avec l'énanthate |
| Undécanoate | 20–34 jours | Toutes les 2–4 semaines | TRT longue durée (Nebido) — peu adapté aux cycles |
| Sustanon 250 | Mixte (4 esters) | 2 fois par semaine | Libération rapide puis prolongée, pics moins prévisibles |
Énanthate et cypionate sont équivalents en pratique : la différence d'un jour de demi-vie ne se voit ni sur la balance ni sur le bilan sanguin. Le comparatif Testostérone énanthate vs cypionate : quelle vraie différence ? détaille les rares cas où le choix compte, comme la tolérance au solvant. En pharmacie française, l'Androtardyl 250 mg/1 mL est une ampoule injectée toutes les 3 à 4 semaines selon sa notice « ANDROTARDYL 250 mg/1 ml, solution injectable intramusculaire » — un rythme de substitution, pas de cycle.
Quel est le protocole standard d'un premier cycle de testostérone ?
Le protocole standard du premier cycle de testostérone est 500 mg d'énanthate ou de cypionate par semaine, en 2 injections de 250 mg, pendant 12 semaines, testostérone seule, avec un anti-aromatase à disposition et une PCT qui démarre 14 jours après la dernière injection. C'est le protocole que ce site publie depuis ses premiers guides et le consensus des communautés francophones. Un débutant prudent commence à 300–400 mg par semaine : les gains sont un peu plus lents, les effets œstrogéniques nettement moins fréquents.
| Semaine | Dose de testostérone | Fréquence | Médicaments de support | Bilan sanguin |
|---|---|---|---|---|
| Avant le jour 1 | — | — | Anti-aromatase et PCT déjà achetés | Bilan de base complet |
| 1–4 | 300–500 mg/semaine | 2 injections (lundi / jeudi) | Anastrozole 0,25–0,5 mg 2 fois par semaine uniquement si signes œstrogéniques | — |
| 5–8 | 300–500 mg/semaine | 2 injections | Idem, ajusté sur l'estradiol | Bilan de mi-cycle (semaine 6–8) |
| 9–12 | 300–500 mg/semaine | 2 injections | HCG 500 UI 2 fois par semaine les 2 dernières semaines (optionnel) | — |
| 13–14 | Aucune | — | Attente de l'élimination de l'ester | — |
| 15–18 | Aucune | — | PCT : clomifène 50 mg/j puis 25 mg/j, ou tamoxifène 20 mg/j puis 10 mg/j, 2 + 2 semaines | — |
| 22–26 | — | — | — | Bilan post-PCT (8 semaines après la fin de la PCT) |
Les 500 mg par semaine se répartissent en deux injections de 1 mL d'une solution à 250 mg/mL, en intramusculaire (fessier, cuisse ou deltoïde). La page Testostérone Énanthate : le guide complet rassemble les flacons testés par lot et les fiches de chaque fabricant ; le Cypionate de testostérone est l'alternative strictement équivalente. Si tu préfères un kit déjà dosé sur 12 semaines avec la PCT incluse, le pack Cycle de testostérone pour débutants reprend ce protocole à l'identique.
L'anti-aromatase n'est pas systématique. L'anastrozole (Arimidex) bloque l'aromatase, l'enzyme qui convertit une partie de la testostérone en estradiol. Un débutant le prend uniquement quand l'estradiol dépasse 50 pg/mL au bilan ou quand les mamelons deviennent sensibles — un estradiol écrasé coûte des articulations douloureuses, une libido en berne et un HDL en chute.
Quels résultats attendre semaine par semaine ?
Un cycle de testostérone à 500 mg par semaine produit ses premiers effets visibles entre la semaine 3 et la semaine 4 : force en hausse sur les mouvements de base, muscles plus pleins, meilleure récupération. Les kilos arrivent surtout entre les semaines 5 et 8, et le plateau s'installe vers la semaine 10. La libido et l'humeur montent dès la deuxième semaine, avant tout changement physique, parce que la testostérone agit d'abord sur le système nerveux.
| Semaine | Ce que tu observes | Ce que tu surveilles |
|---|---|---|
| 1–2 | Humeur et libido en hausse, légère rétention d'eau | Tension artérielle une fois par semaine |
| 3–4 | Force +5 à 10 % sur les mouvements de base, congestion accrue | Sensibilité des mamelons, acné |
| 5–8 | Gain de 1,5 à 2,5 kg de muscle visible, vascularité | Bilan de mi-cycle : estradiol, hématocrite, lipides |
| 9–12 | Plateau, poids stabilisé | Sommeil, tension, préparation de la PCT |
| 13–18 | Perte de 1 à 3 kg d'eau, force en léger recul | Symptômes de la relance : fatigue, libido basse |
Les kilos de la semaine 8 ne sont pas tous du muscle. Une part est de l'eau retenue par l'estradiol et le glycogène ; elle repart dans les semaines qui suivent la dernière injection. Ce qui reste après la PCT — 2 à 5 kg de muscle sec sur un premier cycle bien mené — dépend surtout de l'entraînement et des calories pendant les 12 semaines.
Pourquoi la testostérone est-elle la base de tout stack, et quels sont les 4 stacks standards ?
La testostérone est la base obligatoire de tout stack de stéroïdes anabolisants parce que chaque anabolisant supprime l'axe HPT, et que seule la testostérone remplace l'hormone que tes testicules cessent de produire. Un cycle de Dianabol ou de trenbolone sans testostérone laisse le corps sans androgène de base : libido nulle, humeur en chute, articulations douloureuses. Pour un premier cycle, la testostérone seule est la règle ; les stacks viennent au deuxième ou troisième cycle.
Le manuel ANABOLICS (Llewellyn, 11e édition) fixe cette règle pour chaque composé de son index, y compris les cycles uniquement oraux. Les quatre combinaisons standards de la communauté, avec les doses qu'elle utilise :
Testostérone + Deca-Durabolin (masse)
Le stack testostérone + décanoate de nandrolone est le stack de masse classique : 500 mg de testostérone et 300–400 mg de nandrolone par semaine pendant 12 à 16 semaines. La nandrolone est un 19-nor : elle apporte du volume et soulage les articulations, mais elle élève la prolactine et ralentit la récupération de l'axe après le cycle. Sa demi-vie longue impose d'attendre 3 semaines avant la PCT.
Testostérone + Dianabol (démarrage rapide)
Le stack testostérone + méthandiénone ajoute 30–40 mg de Dianabol par jour pendant les 4 à 6 premières semaines d'un cycle de 12 semaines à 500 mg de testostérone. Le Dianabol est un oral 17α-alkylé : il donne 3 à 5 kg en un mois, dont beaucoup d'eau, et il pèse sur le foie. Le hub Dianabol (Méthandiénone) : le guide complet détaille la protection hépatique qui va avec.
Testostérone + Anavar (sèche)
Le stack testostérone + oxandrolone associe 300–500 mg de testostérone par semaine et 40–60 mg d'Anavar par jour pendant 6 à 8 semaines. L'oxandrolone est un dérivé de la DHT qui n'aromatise pas : aspect sec, force en hausse, peu d'effets androgéniques. Son coût par cycle est le plus élevé des oraux, et les contrefaçons sont fréquentes — le hub Anavar (Oxandrolone) : le guide complet explique comment vérifier un lot.
Testostérone + Trenbolone (densité, utilisateurs avancés)
Le stack testostérone + trenbolone est réservé aux utilisateurs qui ont déjà 2 ou 3 cycles derrière eux : 300–500 mg de testostérone par semaine et 50–75 mg d'acétate de trenbolone tous les 2 jours pendant 8 semaines. Le trenbolone est le 19-nor le plus puissant : dureté musculaire et perte de graisse en 8 semaines, mais sueurs nocturnes, insomnie, tension artérielle en hausse et effets sur l'humeur. Le hub Trenbolone : le guide complet couvre chaque ester et ses risques.
Quels sont les 4 effets secondaires à surveiller, et quand arrêter le cycle ?
Un cycle de testostérone à 500 mg par semaine produit 4 effets secondaires fréquents : la rétention d'eau et la gynécomastie (estradiol), l'acné et la perte de cheveux (DHT), la hausse de l'hématocrite et de la tension (érythropoïèse) et la chute du HDL. Trois d'entre eux se lisent dans le bilan sanguin avant de se voir dans le miroir. Le critère d'arrêt est chiffré : tension au-dessus de 140/90 à plusieurs mesures, hématocrite au-dessus de 54 %, ou douleur thoracique — tu arrêtes et tu consultes.
La référence « Anabolic Steroids » (StatPearls, mise à jour 2025) liste ces effets et leur mécanisme : l'aromatisation convertit une partie de la testostérone en estradiol, la 5α-réduction la convertit en DHT, et la stimulation de l'érythropoïèse épaissit le sang. La gynécomastie est un développement de tissu mammaire sous l'effet de l'estradiol ; elle est réversible si tu agis dès les premiers signes (mamelon sensible, petite boule sous l'aréole), beaucoup moins après plusieurs mois.
| Marqueur | Valeur attendue sous cycle | Seuil d'alerte | Action |
|---|---|---|---|
| Testostérone totale | 1 500–3 000 ng/dL (52–104 nmol/L) | Sans intérêt comme seuil | Confirme la qualité du produit, rien de plus |
| Estradiol (E2) | 30–50 pg/mL | > 50 pg/mL avec symptômes | Anastrozole 0,25–0,5 mg 2 fois par semaine, recontrôle à 3 semaines |
| Hématocrite | < 52 % | > 54 % | Réduis la dose, hydrate-toi, don de sang si l'EFS t'accepte |
| Tension artérielle | < 130/85 | > 140/90 sur 3 mesures | Réduis la dose ou arrête, consulte |
| HDL | > 40 mg/dL | < 30 mg/dL | Cardio 3 fois par semaine, oméga-3, pas d'oral 17α-alkylé |
| ALAT / ASAT | < 40 UI/L | > 100 UI/L | Arrête tout oral, recontrôle à 2 semaines |
Ces marqueurs, leurs valeurs normales et la façon de lire un résultat borderline sont détaillés dans le guide Bilan sanguin sous stéroïdes : les marqueurs à surveiller, qui reste le complément obligatoire de ce protocole. Réduis la dose de moitié si deux marqueurs franchissent leur seuil en même temps. Arrête le cycle et consulte si un seul franchit le seuil cardiovasculaire (tension, hématocrite) et ne redescend pas en deux semaines.
Quelle PCT après un cycle de testostérone ?
La PCT après un cycle de testostérone démarre 14 jours après la dernière injection d'énanthate ou de cypionate et dure 4 semaines : clomifène 50 mg par jour pendant 2 semaines puis 25 mg par jour pendant 2 semaines, ou tamoxifène 20 mg puis 10 mg selon le même schéma. Le clomifène et le tamoxifène sont des SERM, des modulateurs des récepteurs aux œstrogènes : ils masquent l'estradiol à l'hypothalamus, qui relance la LH et la FSH, et donc les testicules. Sans PCT, la récupération prend 3 à 6 mois, parfois plus.
Le délai de 14 jours laisse l'ester s'éliminer : tant que la testostérone exogène est encore élevée, le SERM ne sert à rien. Après un cycle qui incluait de la nandrolone, l'attente passe à 3 semaines. L'HCG (gonadotrophine chorionique), 500 UI deux fois par semaine pendant les deux dernières semaines du cycle, réveille les testicules avant les SERM ; c'est optionnel sur un premier cycle de 12 semaines, utile au-delà.
L'étude « Prolonged hypogonadism in males following withdrawal from anabolic-androgenic steroids: an under-recognized problem » (Kanayama et al., 2015) documente des utilisateurs dont l'axe n'était toujours pas revenu à la normale plusieurs mois après l'arrêt, surtout après des cycles longs ou répétés. C'est l'argument pour limiter un premier cycle à 12 semaines et pour attendre au moins la durée du cycle plus celle de la PCT avant d'en commencer un autre. Le protocole complet, avec les variantes selon la durée et les composés, est dans le guide PCT après les stéroïdes : Guide de récupération étape par étape pour débutants.
Combien coûte un cycle de testostérone ?
Un premier cycle de testostérone à 500 mg par semaine pendant 12 semaines coûte environ 250 à 350 € en produits : trois flacons de 10 mL à 250 mg/mL (environ 58 € pièce au catalogue de ce site), un anti-aromatase, une boîte de clomifène ou de tamoxifène (45 à 60 €) et le matériel d'injection. Les bilans sanguins s'ajoutent : trois panels hormonaux et lipidiques, non remboursés sans ordonnance, dont le prix dépend du laboratoire choisi.
Le poste que les débutants oublient est le bilan sanguin, et c'est le seul qui n'est pas négociable. Un laboratoire privé (Biogroup, Cerballiance, Eurofins) accepte une demande de panel hormonal sans ordonnance ; demande un devis avant, les prix varient d'un réseau à l'autre. Un cycle sans bilan de base est un cycle où tu ne saurais pas dire, en semaine 8, si ton hématocrite à 55 % vient du produit ou d'un problème qui existait avant.
Est-ce fait pour toi ? Les 6 critères avant le jour 1
Un cycle de testostérone est fait pour toi si tu remplis 6 conditions : plus de 25 ans, au moins 3 ans d'entraînement sérieux avec des progrès qui plafonnent, un bilan sanguin de base normal, une tension inférieure à 130/85, aucun antécédent cardiaque familial précoce, et aucun projet de paternité dans les 12 mois. Si une seule condition manque, le cycle attend. Les gains d'un premier cycle sont les mêmes à 26 ans qu'à 22 ; les dégâts sur un axe HPT encore en maturation ne le sont pas.
- Tu as plus de 25 ans et ton axe hormonal est arrivé à maturité.
- Tu t'entraînes depuis au moins 3 ans et tes progrès naturels plafonnent malgré une alimentation suivie.
- Ton bilan de base (testostérone, estradiol, hématocrite, lipides, ALAT, PSA) est dans la norme.
- Ta tension de repos est inférieure à 130/85 sur plusieurs mesures.
- Personne dans ta famille proche n'a fait d'infarctus avant 55 ans.
- Tu n'as pas de projet d'enfant dans l'année, parce que la spermatogenèse s'arrête pendant le cycle et met 3 à 12 mois à revenir.
Si tu as déjà un traitement substitutif prescrit, un cycle n'est pas une TRT avec une dose plus haute : la logique, la surveillance et la relance sont différentes, et les deux ne se mélangent pas sans avis médical.
Questions fréquentes (FAQ)
Quelle est la meilleure dose de testostérone pour un premier cycle ?
La meilleure dose pour un premier cycle est 300 à 500 mg par semaine d'énanthate ou de cypionate. En dessous de 300 mg, la différence avec une TRT haute est faible ; au-dessus de 500 mg, l'estradiol et l'hématocrite montent plus vite que les gains. Commence à 300–400 mg si tu n'as jamais fait de bilan sous testostérone.
Faut-il diviser la dose hebdomadaire en 2 injections ?
Oui, deux injections de 250 mg (lundi et jeudi) donnent un taux plus stable qu'une injection de 500 mg. Avec un ester à demi-vie de 5 à 8 jours, l'injection unique crée un pic le deuxième jour et un creux le septième : c'est le pic qui fait monter l'estradiol et le creux qui fait chuter la libido.
Combien de temps doit durer un premier cycle ?
Douze semaines est la durée standard d'un premier cycle. Les gains arrivent entre les semaines 4 et 10 ; au-delà de 12 semaines, le plateau est atteint et chaque semaine supplémentaire prolonge la suppression de l'axe sans ajouter de muscle. Huit semaines est le minimum pour qu'un ester long produise ses effets.
La testostérone rend-elle stérile ?
Temporairement, oui. La LH et la FSH étant supprimées, la production de spermatozoïdes s'arrête pendant le cycle. Elle revient dans les 3 à 12 mois après la PCT chez la plupart des utilisateurs, plus lentement après des cycles longs ou répétés. Un spermogramme avant le cycle sert de référence si tu prévois un enfant plus tard.
Un cycle de testostérone est-il légal en France ?
Non. La testostérone est un médicament de liste I délivré uniquement sur ordonnance ; acquérir, détenir ou utiliser une substance vénéneuse en dehors de ce cadre relève de l'article « Article L5432-1 - Code de la santé publique » (jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende), et l'importation de la contrebande douanière. Pour les sportifs licenciés, le Code du sport s'applique en plus ; le détail est dans le guide Dopage en France : ce que dit la loi.
Quand consulter un médecin pendant le cycle ?
Consulte sans attendre en cas de douleur thoracique, d'essoufflement au repos, de maux de tête persistants avec tension supérieure à 140/90, de jaunisse ou d'une boule sous le mamelon qui grossit. Un médecin du sport ou un endocrinologue lit un bilan sous testostérone sans juger ; un laboratoire privé fait le bilan si tu ne veux pas en parler à ton généraliste.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. En France, les stéroïdes anabolisants androgènes sont des médicaments : les spécialités à base de testostérone relèvent de la liste I des substances vénéneuses et ne sont délivrées que sur ordonnance ; la plupart des autres anabolisants n'ont aucune autorisation de mise sur le marché et ne peuvent être ni importés ni vendus légalement. L'acquisition, la détention, la cession ou l'emploi de ces substances en violation de la réglementation sont punis par l'article L. 5432-1 du Code de la santé publique (jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende) ; pour les sportifs, les articles L. 232-9 et L. 232-10 du Code du sport s'appliquent en plus. Les médicaments soumis à prescription cités dans cet article ne se prennent que sous contrôle médical. En présence de signes d'alerte aigus, consulte immédiatement un médecin ou rends-toi aux urgences (15 ou 112). Consulte toujours un médecin qualifié ou un spécialiste (endocrinologue, cardiologue, néphrologue ou médecin du sport) avant d'utiliser des substances améliorant les performances. Les auteurs déclinent toute responsabilité pour les dommages à la santé résultant d'une utilisation inappropriée.

