Dernière mise à jour : septembre 2026
L'hCG (gonadotrophine chorionique humaine) est une hormone glycoprotéique qui imite l'hormone lutéinisante (LH) et stimule directement les cellules de Leydig des testicules, aux doses standard de 250 à 500 UI tous les deux jours. Elle n'est pas un stéroïde anabolisant : elle ne construit pas de muscle, elle maintient la fonction testiculaire pendant que les androgènes de synthèse coupent le signal venu du cerveau.
Ce signal coupé, c'est la suppression de l'axe HPT (hypothalamo-hypophyso-testiculaire) — le circuit décrit dans le guide Axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire (HPT) : le mécanisme complet, qui explique pourquoi la testostérone exogène met les testicules à l'arrêt en quelques semaines. L'hCG contourne l'hypophyse. Elle ne la réveille pas.
En bref
- L'hCG est un analogue de la LH qui fait produire de la testostérone par tes propres testicules.
- Les doses standard vont de 250 UI deux fois par semaine (maintien) à 500 UI tous les deux jours (préparation à la PCT ou fertilité).
- L'hCG seule ne remplace pas une PCT (Post Cycle Therapy) — la relance hormonale qui rétablit la production naturelle après un cycle : elle prépare les testicules, les SERM relancent le cerveau.
- Le budget réel tourne autour de 55 à 70 € le flacon de 5 000 UI, plus 60 à 120 € de bilan sanguin.
- L'hCG augmente l'estradiol : surveille la gynécomastie et la rétention d'eau dès la deuxième semaine.
Les fabricants distribués sur ce site sont testés par lot : la méthode de contrôle et de libération est détaillée sur Qualité & tests — du fabricant à la libération.
Qu'est-ce que l'hCG, concrètement ?
L'hCG est une hormone produite par le placenta pendant la grossesse, dont la structure est assez proche de la LH pour se fixer sur les mêmes récepteurs testiculaires. Chez l'homme, elle agit donc comme une LH de substitution : elle ordonne aux cellules de Leydig de fabriquer de la testostérone à l'intérieur du testicule. Sa demi-vie d'élimination est d'environ 24 à 36 heures selon la voie d'administration, ce qui explique la fréquence habituelle de deux à trois injections par semaine.
Le point que la plupart des articles ratent : la testostérone qui compte pour les testicules n'est pas celle du sang. C'est la testostérone intratesticulaire (ITT), 50 à 100 fois plus concentrée que la testostérone sérique, et c'est elle qui fait tourner la spermatogenèse. La fiche de référence Human Chorionic Gonadotropin (StatPearls) rappelle que l'usage clinique de l'hCG chez l'homme adulte vise l'hypogonadisme hypogonadotrope et l'infertilité, jamais la prise de masse.
Pourquoi utiliser l'hCG pendant un cycle d'anabolisants ?
L'hCG maintient l'ITT dans la zone normale pendant que les androgènes exogènes suppriment la LH et la FSH (hormone folliculo-stimulante). L'essai dose-réponse « Low-dose human chorionic gonadotropin maintains intratesticular testosterone in normal men with testosterone-induced gonadotropin suppression » (Coviello et al., 2005) a donné à 29 hommes 200 mg d'énanthate de testostérone par semaine avec placebo ou 125, 250 ou 500 UI d'hCG tous les deux jours : l'ITT montait de façon linéaire avec la dose, et 125 UI tous les deux jours suffisaient déjà à la maintenir au niveau de départ.
Trois conséquences pratiques découlent de cette étude. Une dose faible suffit — monter à 2 000 ou 5 000 UI n'apporte rien de plus sur la spermatogenèse et fait grimper l'estradiol. L'atrophie testiculaire, elle, est un signe visible de suppression, pas la cause du problème. Et un cycle mené sans hCG ne rend pas la récupération impossible : il la rallonge.
| Contexte | Ce que l'hCG apporte | Ce qu'elle n'apporte pas |
|---|---|---|
| Pendant un cycle d'anabolisants | Maintien du volume testiculaire et de l'ITT | Aucun gain musculaire propre |
| Sous TRT au long cours | Préservation de la spermatogenèse | Aucune relance de l'axe HPT |
| Avant la PCT | Testicules réceptifs quand la LH revient | Aucun redémarrage hypophysaire |
| Projet de paternité | Remontée du nombre de spermatozoïdes | Aucune garantie de conception |
Quelles doses d'hCG selon l'objectif ?
Les doses d'hCG utilisées vont de 250 UI deux fois par semaine à 500 UI tous les deux jours, selon que tu cherches un simple maintien ou une restauration de la fertilité. Le protocole standard en soutien de cycle est de 250 à 500 UI deux fois par semaine, en injection sous-cutanée dans l'abdomen. Le protocole standard avant une PCT est de 500 UI tous les deux jours pendant 10 à 14 jours, arrêté avant le premier comprimé de SERM.
| Objectif | Dose | Fréquence | Durée | Bilan sanguin |
|---|---|---|---|---|
| Soutien pendant le cycle | 250–500 UI | 2×/semaine | Toute la durée du cycle | E2 à S4, puis S8 |
| Soutien sous TRT | 250–500 UI | 2×/semaine | En continu | T, E2, spermogramme /6 mois |
| Préparation à la PCT | 500 UI | Tous les 2 jours | 10–14 jours, puis arrêt | T, LH, FSH, E2 avant les SERM |
| Restauration de la fertilité | 500–1 000 UI | 3×/semaine | 3–6 mois | Spermogramme à 3 et 6 mois |
La contrainte pratique est le stockage. La poudre lyophilisée se conserve des mois au réfrigérateur ; une fois reconstituée avec de l'eau bactériostatique, la solution reste utilisable environ 4 à 6 semaines à 2–8 °C. Un flacon de 5 000 UI coûte 55 à 70 € chez les fabricants testés par lot de la catégorie HCG, ce qui représente à peu près deux à trois semaines de protocole à 500 UI tous les deux jours.
Pourquoi l'hCG seule n'est pas une PCT ?
L'hCG ne restaure pas l'axe HPT : elle le court-circuite. Tant que tu l'injectes, les testicules travaillent, mais l'hypophyse reste silencieuse — et la testostérone rechute dès l'arrêt. Pire, une hCG prolongée à dose élevée entretient la suppression de la LH endogène, exactement ce que la PCT cherche à lever. La séquence qui fonctionne est : hCG d'abord, arrêt, puis SERM.
La revue clinique « Anabolic steroid-induced hypogonadism: diagnosis and treatment » (Rahnema et al., 2014) décrit précisément ce schéma en trois temps — gonadotrophine, puis modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes (SERM), puis surveillance biologique. Le choix entre clomifène et tamoxifène est traité dans le comparatif SERMs pour la PCT : Comparaison entre Clomid, Nolvadex et Enclomiphene, qui détaille les doses et les effets secondaires de chacun.
- Arrête les anabolisants et attends la fin de l'ester le plus long.
- Injecte 500 UI d'hCG tous les deux jours pendant 10 à 14 jours.
- Arrête l'hCG complètement.
- Démarre le SERM le lendemain, pour 4 à 6 semaines.
- Contrôle testostérone totale, LH, FSH et estradiol 4 semaines après la fin du SERM.
Le calendrier complet, ester par ester, est posé dans le guide PCT après les stéroïdes : Guide de récupération étape par étape pour débutants, qui donne les délais de démarrage selon la molécule utilisée.
L'hCG protège-t-elle vraiment la fertilité ?
L'hCG préserve la spermatogenèse chez la majorité des hommes sous testostérone exogène, avec des données humaines à l'appui. L'étude rétrospective « Concomitant intramuscular human chorionic gonadotropin preserves spermatogenesis in men undergoing testosterone replacement therapy » (Hsieh et al., 2013) a suivi 26 hommes hypogonadiques sous TRT avec 500 UI d'hCG tous les deux jours : aucun n'est devenu azoosperme, et les paramètres du sperme n'ont pas bougé après plus d'un an de suivi.
Chez les utilisateurs d'anabolisants non prescrits, l'analyse « Efficacy of human chorionic gonadotropin hormone in restoring spermatogenesis in men using non-prescribed androgens » (Smit et al., 2025) porte sur 19 hommes traités en clinique de réduction des risques sans arrêter les androgènes : le nombre total de spermatozoïdes est passé en moyenne de 18,0 à 146,9 millions, 58 % ont retrouvé une valeur mobile normale — et deux sont restés azoospermes. L'hCG améliore les chances ; elle ne les garantit pas.
Le tableau complet de la fertilité sous anabolisants, y compris les délais de récupération spontanée, est développé dans Stéroïdes & fertilité — préserver et restaurer.
Quels 4 effets secondaires surveiller sous hCG ?
Les 4 effets secondaires courants de l'hCG sont la hausse de l'estradiol, la gynécomastie, la rétention d'eau et l'acné — tous liés au même mécanisme. En stimulant la production intratesticulaire de testostérone, l'hCG augmente aussi le substrat disponible pour l'aromatisation, c'est-à-dire la conversion d'une partie de cette testostérone en œstrogènes. À 500 UI tous les deux jours, l'estradiol monte typiquement dans les 10 à 14 premiers jours.
- Surveille les tensions mammaires et les mamelons douloureux dès la deuxième semaine.
- Contrôle l'estradiol avant d'ajouter un inhibiteur de l'aromatase — jamais à l'aveugle.
- Réduis la dose à 250 UI si la rétention d'eau devient nette.
- Arrête l'hCG si un nodule mammaire ferme apparaît et fais évaluer la gynécomastie.
Quels marqueurs demander, à quelles valeurs s'alarmer et quand refaire la prise de sang : tout cela est cadré dans Bilan sanguin sous stéroïdes : les marqueurs à surveiller. Un panel hormonal en laboratoire privé coûte en pratique 60 à 120 € selon les marqueurs demandés.
Est-ce fait pour toi ?
L'hCG a un intérêt réel dans 3 situations précises : cycle long ou répété avec atrophie testiculaire marquée, TRT au long cours avec projet de paternité, et récupération après un usage prolongé qui a laissé une testostérone effondrée. En dehors de ces cas, elle ajoute une injection, un coût et un risque œstrogénique sans bénéfice mesurable.
Elle n'est pas indiquée pour un premier cycle court de 8 à 10 semaines chez un homme jeune sans antécédent : la récupération spontanée est la règle. Elle ne compense pas non plus des cycles enchaînés sans pause — l'étude « Prolonged hypogonadism in males following withdrawal from anabolic-androgenic steroids: an under-recognized problem » (Kanayama et al., 2015) documente des hypogonadismes persistant des mois, voire des années, après l'arrêt chez les utilisateurs de longue durée.
Questions fréquentes (FAQ)
L'hCG peut-elle remplacer une PCT complète ?
Non. L'hCG stimule les testicules sans réveiller l'hypophyse, donc la testostérone rechute à l'arrêt si aucun SERM n'a relancé la production de LH. Elle se place avant la PCT, pendant 10 à 14 jours, puis s'arrête.
Faut-il un inhibiteur de l'aromatase pendant l'hCG ?
Seulement si l'estradiol mesuré est élevé ou si des symptômes apparaissent. L'hCG augmente la production de testostérone intratesticulaire, dont une partie s'aromatise en estradiol. Un dosage avant d'ajouter une molécule évite d'écraser un estradiol déjà bas, ce qui provoque douleurs articulaires et libido en berne.
Combien de temps avant de voir les testicules reprendre du volume ?
Le volume testiculaire remonte généralement en 2 à 4 semaines à 500 UI tous les deux jours. La spermatogenèse, elle, suit un cycle biologique plus long : compte 3 à 6 mois avant un spermogramme informatif, comme dans la série de Smit et al. où le second examen tombait à 17 semaines en médiane.
L'hCG est-elle détectable à un contrôle antidopage ?
Oui. L'hCG figure sur la liste des interdictions de l'Agence mondiale antidopage pour les hommes, en et hors compétition, et elle est recherchée par les laboratoires accrédités. Un sportif licencié s'expose aux sanctions disciplinaires de l'AFLD en plus du volet pénal.
Peut-on utiliser l'hCG en continu sous TRT ?
Oui, à faible dose, c'est le schéma décrit chez Hsieh et al. avec 500 UI tous les deux jours sur plus d'un an sans azoospermie. Le suivi porte alors sur l'estradiol et un spermogramme périodique, comme l'explique le guide TRT pour haltérophiles : Science, Dosage et Sécurité à long terme.
Ta prochaine étape
Fais doser testostérone totale, LH, FSH et estradiol avant de commander quoi que ce soit : sans valeurs de départ, tu ne sauras pas si l'hCG a servi à quelque chose. Si le bilan confirme un axe HPT effondré après cycle, applique la séquence hCG 10–14 jours puis SERM, et refais le dosage 4 semaines après la fin de la relance.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. En France, les stéroïdes anabolisants androgènes sont des médicaments : les spécialités à base de testostérone relèvent de la liste I des substances vénéneuses et ne sont délivrées que sur ordonnance ; la plupart des autres anabolisants n'ont aucune autorisation de mise sur le marché et ne peuvent être ni importés ni vendus légalement. L'acquisition, la détention, la cession ou l'emploi de ces substances en violation de la réglementation sont punis par l'article L. 5432-1 du Code de la santé publique (jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende) ; pour les sportifs, les articles L. 232-9 et L. 232-10 du Code du sport s'appliquent en plus. Les médicaments soumis à prescription cités dans cet article ne se prennent que sous contrôle médical. En présence de signes d'alerte aigus, consulte immédiatement un médecin ou rends-toi aux urgences (15 ou 112). Consulte toujours un médecin qualifié ou un spécialiste (endocrinologue, andrologue, urologue ou médecin du sport) avant d'utiliser des substances améliorant les performances. Les auteurs déclinent toute responsabilité pour les dommages à la santé résultant d'une utilisation inappropriée.

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