Le dosage de la HGH (somatropine adulte) en musculation et anti-âge se mesure en unités internationales (UI), avec une équivalence pratique de 1 mg ≈ 3 UI pour la somatropine recombinante 191 acides aminés. Les protocoles documentés en contexte adulte se déclinent par objectif : anti-âge / récupération tissulaire 1-3 UI/jour, recomposition corporelle / sèche 2-4 UI/jour, prise de masse en synergie avec d’autres composés 4-6 UI/jour. Les injections sont sous-cutanées (SC), généralement administrées le matin à jeun ou le soir au coucher selon le profil métabolique recherché, avec rotation des sites (abdomen, faces latérales des cuisses) pour prévenir la lipoatrophie locale. La durée des cycles adultes varie de 8 à 24 semaines, parfois prolongée à 6 mois pour les protocoles anti-âge à dose physiologique. La reconstitution d’un flacon lyophilisé de 10 UI avec 1 mL d’eau bactériostatique donne une concentration pratique de 1 UI = 10 marques sur une seringue à insuline U100.
Cet article expose les protocoles de dosage selon l’objectif, le moment optimal d’injection avec les données pharmacocinétiques, la durée recommandée de cycle, la procédure de reconstitution et de mesure précise, et les questions pratiques fréquentes. Il s’inscrit dans le cadre de l’usage de la HGH pour la musculation et anti-âge adulte — hub de référence de la catégorie. Pour le détail des effets et la pratique en bodybuilding, voir notre article HGH en musculation ; pour le profil de sécurité, voir HGH effets secondaires.
Dosage en UI par objectif : anti-âge, recomposition, prise de masse
Le dosage de la HGH adulte se stratifie en trois plages selon l’objectif fonctionnel : récupération tissulaire et anti-âge à dose physiologique, recomposition corporelle et sèche à dose intermédiaire, prise de masse en synergie avec d’autres composés à dose supraphysiologique. Chaque plage correspond à un rapport bénéfice/risque distinct et à une logique pharmacologique différente.
Unités de mesure : UI et mg
Avant toute considération de dose, comprendre la conversion UI ↔ mg est essentiel pour éviter les erreurs de dosage. La somatropine recombinante (forme 191 acides aminés, identique à la HGH humaine endogène) utilise deux unités :
- UI (Unité Internationale) = mesure d’activité biologique
- mg (milligramme) = mesure de masse
Équivalence standard pour la somatropine 191aa : 1 mg ≈ 3 UI
Cette conversion est confirmée par les notices des produits pharmaceutiques :
- Genotropin (Pfizer) : cartouche 5,3 mg = 16 UI (1 mg = 3,02 UI)
- Saizen : 5 mg ≈ 15 UI, 8,8 mg ≈ 26,4 UI (1 mg = 3 UI)
- Nutropin : reconstitution standard 5 mg dans 5 mL = 1 mg/mL
Toute mention de dose doit préciser l’unité. Une « dose de 4 » sans unité est ambiguë : 4 UI = ~1,33 mg, soit la moitié de 4 mg = 12 UI.
Plage 1 — Anti-âge et récupération tissulaire (1-3 UI/jour)
L’objectif anti-âge / récupération vise à restaurer un environnement somatotrope physiologique sans induire d’effet pharmacologique supraphysiologique. La logique : avec l’âge, la sécrétion de GH endogène décline (somatopause après 30-40 ans). Une supplémentation modérée vise à compenser cette baisse sans franchir le seuil des effets secondaires.
Dose : 1-3 UI/jour, soit 0,33-1 mg/jour
Profil attendu :
- Amélioration de la qualité du sommeil (réendormissement, profondeur)
- Récupération tissulaire après entraînement
- Amélioration progressive de la composition corporelle (-2-4 % de masse grasse en 4-6 mois)
- Effet trophique cutané (élasticité, hydratation)
- Effet sur l’humeur et l’énergie diurne
- Amélioration de la densité osseuse en usage prolongé
Effets indésirables à cette dose : généralement minimaux. Œdèmes périphériques discrets possibles en début de traitement, paresthésies transitoires, raideur articulaire matinale.
Référence pharmaceutique : l’AMM adulte (déficience en GH de l’adulte) utilise des doses 0,15-0,3 mg/jour (~0,5-1 UI/jour), donc inférieures aux plages communautaires anti-âge.
Plage 2 — Recomposition corporelle et sèche (2-4 UI/jour)
L’objectif de recomposition vise une modification mesurable de la composition corporelle sur 12-16 semaines : perte de masse grasse, maintien ou augmentation modérée de la masse maigre. L’effet lipolytique de la HGH (libération d’acides gras libres par stimulation de la lipase hormono-sensible) est particulièrement marqué dans cette plage.
Dose : 2-4 UI/jour, soit 0,66-1,33 mg/jour
Profil attendu :
- Lipolyse marquée, particulièrement abdominale et viscérale
- Préservation de la masse maigre en déficit calorique
- Amélioration des paramètres lipidiques (HDL, triglycérides)
- Effet sur l’IGF-1 sérique mesurable
- Maintien de la performance d’entraînement en sèche
- Amélioration des paramètres de récupération
Effets indésirables à cette dose : œdèmes périphériques plus fréquents (chevilles, doigts au réveil), syndrome du canal carpien possible (1-3 % des utilisateurs), raideur articulaire, parfois douleurs musculaires. Insulinorésistance modérée mesurable au bilan glycémique.
Plage 3 — Prise de masse en synergie (4-6 UI/jour)
L’objectif de prise de masse vise une hypertrophie supplémentaire au-delà de ce qu’apportent les stéroïdes anabolisants seuls. La HGH agit par voies indirectes (IGF-1) et directes (hyperplasie myofibrillaire, collagène). Cette plage est généralement combinée à des anabolisants et requiert un encadrement biologique strict.
Dose : 4-6 UI/jour, soit 1,33-2 mg/jour
Profil attendu :
- Hyperplasie tissulaire (cellules musculaires supplémentaires, vs simple hypertrophie)
- Effet sur le collagène, le tissu conjonctif, les tendons
- Synergies avec testostérone et insuline pour la prise de masse
- Lipolyse maintenue malgré le surplus calorique
- Modifications cutanées (épaississement, parfois acromégalie subtile)
Effets indésirables à cette dose : significatifs et fréquents. Œdèmes installés, syndrome du canal carpien fréquent (10-25 % des utilisateurs), insulinorésistance marquée nécessitant parfois ajustement insulinique, hypertrophie viscérale (foie, rein, intestin), modifications faciales discrètes à marquées (acromégalie subtile), élévation de la glycémie, parfois apnée du sommeil aggravée.
Au-delà de 6 UI/jour, le rapport bénéfice/risque devient défavorable pour la majorité des utilisateurs amateurs — les compétiteurs professionnels qui utilisent 8-15 UI/jour acceptent un profil d’effets indésirables substantiel.
Tableau récapitulatif des plages
| Objectif | Dose UI/jour | Dose mg/jour | Profil utilisateur | Risque relatif |
|---|---|---|---|---|
| Anti-âge / récupération | 1-2 UI | 0,33-0,66 mg | Adulte > 35 ans, anti-âge | Faible |
| Anti-âge avancé | 2-3 UI | 0,66-1 mg | Adulte > 40 ans, expérimenté | Faible-modéré |
| Sèche / recomposition | 2-4 UI | 0,66-1,33 mg | Bodybuilder amateur | Modéré |
| Sèche compétition | 3-5 UI | 1-1,66 mg | Compétiteur | Modéré-élevé |
| Prise de masse synergie | 4-6 UI | 1,33-2 mg | Avancé, polypharmacie | Élevé |
| Compétition niveau pro | 8-15 UI | 2,66-5 mg | Pro, hors recommandation | Très élevé |
Les dosages au-delà de 4 UI/jour justifient une utilisation du calculateur de dosage disponible sur le site — voir calculateur de dosage de HGH — pour ajuster les volumes et concentrations selon la reconstitution choisie.
Moment d’injection : pharmacocinétique et choix pratiques
Le moment d’injection de la HGH adulte influence la pharmacocinétique et le profil métabolique mais a un impact limité sur l’efficacité clinique globale. Les études comparatives matin vs soir montrent une équivalence en termes d’IGF-1 et d’effets cliniques, avec quelques différences pharmacocinétiques fines qui peuvent guider le choix selon le profil de l’utilisateur.
Données pharmacocinétiques : matin vs soir
L’étude de référence Jorgensen et al. 1990 (PubMed 2294131) chez 8 adultes déficitaires en GH a comparé en design crossover injection à 20h vs 08h :
- AUC sur 12h après injection : 83,3 µg/L·12h (soir) > matin (significatif)
- Le pic sérique est plus élevé en soirée
- Les niveaux d’insuline diurne sont augmentés après injection matinale
- Les niveaux nocturnes de lipides intermédiaires sont plus favorables après injection vespérale
Une étude crossover plus récente (2024-2025, pédiatrique) confirme l’équivalence des effets cliniques (croissance, IGF-1) entre matin et soir : « we recommend that growth hormone injections take place at any regular time according to the family’s convenience » (Medscape 2025).
Conclusion pratique : pour l’efficacité clinique, le moment n’est pas un facteur déterminant. Pour le profil métabolique fin, le soir mime mieux la physiologie endogène.
Trois protocoles temporels documentés
Protocole 1 — Matin à jeun (single dose)
- Quand : au lever, à jeun, avant le petit déjeuner
- Logique : la HGH supprime la sécrétion d’insuline et stimule la lipolyse. Injectée à jeun, elle maximise l’oxydation des graisses pendant la fenêtre matinale (avant le premier repas)
- Indication : objectif sèche, recomposition, lipolyse maximisée
- Inconvénient : peut induire fatigue, hypoglycémie modérée chez certains utilisateurs
Protocole 2 — Pré-sommeil (single dose)
- Quand : 30-60 min avant le coucher
- Logique : mime le pic physiologique de GH endogène pendant le sommeil profond (sécrétion pulsatile naturelle). La HGH supplémente le pic spontané au lieu de le supprimer par feedback négatif
- Indication : objectif anti-âge, récupération, qualité du sommeil
- Inconvénient : peut induire rétention hydrique matinale (œdèmes au réveil)
Protocole 3 — Fractionnement matin + soir
- Quand : 2 demi-doses, matin et soir
- Logique : reproduit un profil pulsatile en deux temps, lisse la concentration plasmatique
- Indication : doses élevées (> 4 UI/jour) où l’injection unique crée des pics trop importants
- Inconvénient : 2 injections quotidiennes, contrainte logistique
Recommandation pratique par profil
| Profil | Protocole recommandé | Dose typique |
|---|---|---|
| Anti-âge / récupération | Pré-sommeil (mime la physiologie) | 1-2 UI/jour |
| Sèche / lipolyse maximisée | Matin à jeun | 2-4 UI/jour |
| Recomposition équilibrée | Matin OU soir, indifférent | 2-4 UI/jour |
| Dose élevée (> 4 UI) | Fractionnement matin + soir | 4-6 UI/jour |
| Combinaison avec entraînement | Post-entraînement (option) | 2-4 UI/jour |
Combinaison avec insuline et nutrition
L’usage combiné HGH + insuline est documenté en bodybuilding professionnel mais comporte des risques d’hypoglycémie sévère sans surveillance adaptée. Si combinaison envisagée :
- HGH le matin + insuline rapide (Humalog, Novorapid) après l’entraînement avec repas glucidique
- Espacer de 2-3h au minimum
- Glycémie capillaire de contrôle systématique
- Pas de protocole débutant — réservé aux utilisateurs avancés avec encadrement médical
Effet de la prise alimentaire
L’injection à jeun maximise l’effet lipolytique (sans inhibition par l’insuline alimentaire). L’injection post-prandiale réduit la lipolyse mais maintient les effets de récupération et trophiques. Cette distinction est plus marquée à dose élevée (> 4 UI) qu’à dose anti-âge.
Durée du cycle : protocoles standards et anti-âge
La durée d’un cycle de HGH adulte dépend de l’objectif et de la dose : les cycles courts à dose modérée (8-12 semaines) suffisent pour des objectifs de recomposition mesurables, les cycles longs à dose physiologique (4-6 mois ou continu) sont la norme pour l’anti-âge, et les cycles bodybuilding à dose élevée (16-24 semaines) requièrent un suivi biologique strict.
Pourquoi des cycles plus longs que les anabolisants
La HGH agit selon une logique différente des stéroïdes anabolisants. Là où un cycle de stéroïdes produit des effets rapides (4-12 semaines), la HGH agit sur :
- La production hépatique d’IGF-1 (effet maximal après 4-6 semaines)
- Le remodelage tissulaire (collagène, tendons, cartilage — effet sur des mois)
- La composition corporelle (modifications mesurables après 8-12 semaines, optimales à 16-24 semaines)
- La fonction métabolique (sensibilité à l’insuline, lipolyse — effet variable)
Cette cinétique d’effet plus lente justifie des cycles plus longs et des évaluations échelonnées.
Durées recommandées par objectif
| Objectif | Durée typique | Durée minimale pour effet mesurable | Durée maximale pratique |
|---|---|---|---|
| Anti-âge léger | 4-6 mois | 3 mois | 6-12 mois (parfois continu) |
| Anti-âge intensif | 6 mois | 4 mois | 12 mois |
| Sèche / recomposition | 12-16 semaines | 8 semaines | 24 semaines |
| Prise de masse synergie | 16-24 semaines | 12 semaines | 24-32 semaines |
| Compétition (préparation) | 20-24 semaines | 16 semaines | Calibré sur la date |
Pause entre cycles
Contrairement aux stéroïdes anabolisants qui imposent une PCT et une période de repos, la HGH ne supprime pas durablement la production endogène chez l’adulte — l’axe somatotrope reprend généralement son fonctionnement normal en quelques semaines après arrêt. La logique de « pause entre cycles » est néanmoins recommandée :
- Pause de 4-8 semaines entre deux cycles standards
- Resensibilisation des récepteurs GH/IGF-1 après usage prolongé à forte dose
- Permet de réaliser un bilan biologique avant nouveau cycle
- Réduit le risque d’apparition d’effets secondaires cumulatifs (œdèmes installés, insulinorésistance chronique)
Pour les protocoles anti-âge à dose physiologique (1-2 UI/jour), l’usage en continu sur 6-12 mois est défendable et certains protocoles cliniques (TRT GH de l’adulte AMM) prescrivent un usage continu sur années.
Surveillance biologique pendant cycle
Pour un cycle de HGH adulte, le panel biologique minimum :
- IGF-1 sérique : marqueur d’efficacité, baseline + à 4-6 semaines + tous les 2 mois
- Glycémie à jeun : surveillance de l’insulinorésistance
- HbA1c : surveillance glycémique sur 3 mois
- Bilan lipidique : effet généralement favorable mais à surveiller
- TSH, T4 libre : la HGH peut accélérer la conversion T4→T3 et révéler une hypothyroïdie subclinique
- Cortisol : interaction sur l’axe surrénalien
- Bilan hépatique : surveillance générale
- Tension artérielle : la HGH peut induire rétention hydrosodée
Pour le panel biologique complet, voir notre article bilan sanguin avant et après un cycle. Les valeurs cibles d’IGF-1 sous cycle adulte se situent dans le tiers supérieur de la normale pour l’âge (généralement 250-400 ng/mL chez l’adulte, mais variable selon laboratoire).
Sortie de cycle
À l’arrêt d’un cycle de HGH, pas de PCT spécifique nécessaire. L’arrêt peut être :
- Brutal pour les cycles courts (8-12 semaines) à dose modérée
- Progressif (dégressivité sur 2-3 semaines) pour les cycles longs à dose élevée — réduit le « rebond » de rétention hydrique
Les effets bénéfiques (composition corporelle, qualité de récupération) s’estompent progressivement sur 4-8 semaines post-cycle, mais une partie des gains tissulaires (collagène, masse maigre) se maintient pendant des mois.
Reconstitution et mesure précise : procédure pas à pas
La HGH se présente en flacons lyophilisés (poudre) qui doivent être reconstitués avec un diluant approprié avant injection. La procédure de reconstitution détermine la concentration finale, qui à son tour détermine la précision de mesure des doses en UI sur une seringue à insuline. Une reconstitution incorrecte est une cause fréquente d’erreurs de dosage et de dégradation du produit.
Matériel nécessaire
- Flacon de HGH lyophilisée (typiquement 10 UI ou 12 UI, parfois 8 UI selon la marque)
- Eau bactériostatique pour injection (BAC) ou eau stérile pour injection (NaCl 0,9 % isotonique)
- Seringue à insuline U100 (échelle 0-100 marques, 1 mL total) avec aiguille fine 8-13 mm (29-31 G)
- Compresses alcoolisées ou désinfectant (chlorhexidine, alcool 70 %)
- Container DASRI (déchets d’activités de soins à risque infectieux) pour élimination
Choix du diluant
Deux options pour le diluant :
Eau bactériostatique pour injection (BAC water) :
- Contient un conservateur (alcool benzylique 0,9 %) qui prévient la prolifération bactérienne
- Conservation post-reconstitution : 28 jours au réfrigérateur (2-8°C)
- Recommandée pour les flacons utilisés sur plusieurs semaines
- Référence pharmaceutique : utilisée par Nutropin, Norditropin pen, Tev-Tropin
Eau stérile pour injection (sterile water) :
- Sans conservateur
- Conservation post-reconstitution : 24-48h seulement au réfrigérateur
- Adaptée aux flacons utilisés rapidement (dose élevée)
- Plus disponible en pharmacie pour usage médical classique
En pratique : l’eau bactériostatique est largement préférée pour la souplesse d’utilisation.
Calcul de la concentration
Le principe : le volume de diluant ajouté détermine la concentration finale. Plus le diluant est faible, plus la solution est concentrée, plus les marques sur la seringue représentent une grande dose.
Pour un flacon de 10 UI, trois options pratiques :
| Diluant ajouté | Concentration | Équivalence sur seringue U100 |
|---|---|---|
| 1 mL BAC | 10 UI/mL | 1 UI = 10 marques |
| 2 mL BAC | 5 UI/mL | 1 UI = 20 marques |
| 3 mL BAC | 3,33 UI/mL | 1 UI = 30 marques |
Recommandation pratique selon la dose :
- Dose < 2 UI par injection : reconstitution avec 2-3 mL pour précision améliorée (20-30 marques par UI = mesure facile)
- Dose 2-4 UI par injection : reconstitution avec 1-2 mL (10-20 marques par UI)
- Dose > 4 UI par injection : reconstitution avec 1 mL (10 marques par UI = moins de volume injecté)
Le site dispose d’un calculateur de dosage de HGH qui automatise ces calculs.
Procédure de reconstitution étape par étape
- Sortir le flacon du réfrigérateur et laisser revenir à température ambiante (5-10 min). Le diluant peut être à température ambiante directement
- Désinfecter le bouchon en caoutchouc du flacon de HGH avec une compresse alcoolisée. Laisser sécher 30 sec
- Prélever le volume de diluant désiré dans la seringue à insuline (1 mL = 100 marques sur U100)
- Insérer l’aiguille dans le flacon de HGH, incliner la seringue pour que le diluant coule sur la paroi interne du flacon (PAS directement sur la poudre lyophilisée, qui pourrait être déstabilisée)
- Injecter lentement le diluant sur la paroi interne du flacon. Ne pas forcer
- Tourner doucement le flacon en mouvement rotatif (swirl) jusqu’à dissolution complète de la poudre. NE PAS SECOUER — la HGH est une protéine qui se dénature à l’agitation vive
- Vérifier la solution : elle doit être claire et limpide. Si trouble, particules visibles, ou mousse importante : ne pas utiliser, le produit est dénaturé
- Étiqueter le flacon : date de reconstitution, volume de diluant ajouté, concentration finale (UI/mL)
- Conserver au réfrigérateur (2-8°C), à l’abri de la lumière, jusqu’à utilisation
Procédure d’injection
- Désinfecter le bouchon du flacon reconstitué (compresse alcoolisée)
- Prélever la dose dans la seringue : pour 2 UI avec concentration 10 UI/mL, prélever 20 marques (0,2 mL)
- Vérifier la dose et l’absence de bulles d’air (tapoter la seringue, refouler le piston pour expulser les bulles)
- Choisir le site d’injection :
- Abdomen (zone périombilicale, en respectant 5 cm autour du nombril) — site préféré, absorption rapide et régulière
- Faces latérales des cuisses — alternative
- Bras supérieur (deltoïde supérieur) — possible mais moins recommandé
- Pincer doucement la peau pour créer un pli sous-cutané
- Insérer l’aiguille à 90° (perpendiculairement) ou 45° selon la finesse de la peau
- Injecter lentement la dose
- Retirer l’aiguille et appliquer une pression douce avec une compresse propre (pas besoin de masser)
- Éliminer la seringue dans le container DASRI
Pour les bases techniques de l’injection sous-cutanée et intramusculaire, voir notre pilier comment s’injecter des stéroïdes — les principes d’asepsie sont communs.
Rotation des sites
La lipoatrophie (perte du tissu graisseux sous-cutané) ou la lipohypertrophie (épaississement) au site d’injection est un risque documenté de l’usage prolongé sans rotation.
Recommandation :
- Changer de site chaque jour
- Tracer mentalement une rotation : abdomen quadrant supérieur gauche → supérieur droit → inférieur gauche → inférieur droit → cuisse gauche → cuisse droite → recommencer
- Éviter de réutiliser le même point précis plus d’une fois tous les 7-10 jours
- Surveiller l’aspect cutané : induration, dépression, érythème persistant = changer de zone
Conservation et stabilité
Flacon lyophilisé non reconstitué :
- Conservation au réfrigérateur (2-8°C) recommandée pour tous les produits
- Certaines marques (Saizen, Genotropin) tolèrent une conservation à température ambiante < 25°C avant reconstitution mais préférer le frigo
- Ne JAMAIS congeler — la cristallisation dénature la protéine
- À l’abri de la lumière (carton d’origine ou tiroir opaque)
- Durée : selon péremption du flacon, typiquement 24-36 mois
Flacon reconstitué :
- Réfrigérateur 2-8°C obligatoire
- Avec eau bactériostatique : 28 jours maximum
- Avec eau stérile : 24-48h maximum
- À l’abri de la lumière
- Ne pas congeler — la dénaturation est irréversible
- Pas de cycles répétés température ambiante/frigo — sortir uniquement pour l’injection, remettre immédiatement
Une solution reconstituée correctement conservée reste cliniquement active pendant la durée de conservation. Une dégradation thermique ou mécanique (agitation) inactive la protéine sans changement visible — le produit semble normal mais ne produit aucun effet.
Questions Fréquentes (FAQ)
Quelle dose de HGH pour un usage anti-âge adulte ?
1-3 UI/jour est la plage anti-âge documentée. Pour démarrage prudent : 1 UI/jour pendant 4-6 semaines, puis évaluation des bénéfices et effets indésirables, augmentation à 2 UI si bien toléré et bénéfices recherchés. Au-delà de 3 UI/jour, le profil n’est plus strictement « anti-âge » mais commence à correspondre à la plage recomposition corporelle. Démarrage prudent et titration progressive sont préférables à la montée rapide.
Quelle dose pour la sèche en bodybuilding ?
2-4 UI/jour pour un objectif de sèche / recomposition corporelle. Souvent fractionné en 2 injections par jour (1-2 UI matin + 1-2 UI soir ou pré-entraînement) pour lisser la pharmacocinétique. Durée cycle : 12-16 semaines pour effet mesurable. Combinaisons fréquentes : testostérone à dose modérée + T3 à dose physiologique + clenbutérol cyclique. La HGH amplifie la lipolyse mais ne remplace pas le déficit calorique nécessaire.
Combien d’UI dans 1 mg de HGH ?
1 mg ≈ 3 UI pour la somatropine recombinante 191aa. Précisément : Genotropin 5,3 mg = 16 UI (1 mg = 3,02 UI), Saizen 5 mg ≈ 15 UI, Nutropin 1 mg = 3 UI standard. Cette conversion est constante pour la somatropine pharmaceutique. Pour la HGH 191aa underground ou peptide research, vérifier la documentation produit — la conversion peut varier légèrement selon le titre déclaré.
Matin ou soir : quelle est la meilleure heure pour s’injecter ?
L’efficacité clinique est équivalente matin vs soir selon les études comparatives récentes. Choix selon objectif : matin à jeun maximise la lipolyse (sèche), pré-sommeil mime la physiologie endogène (anti-âge, récupération). Pour les doses > 4 UI, fractionnement matin + soir préférable. Le moment précis (8h vs 10h ; 21h vs 23h) n’a pas d’impact significatif — la régularité quotidienne compte plus que l’heure exacte.
Faut-il s’injecter à jeun ?
Pour l’effet lipolytique maximum (sèche) : oui, à jeun le matin, attendre 30-60 minutes avant le premier repas. La HGH supprime brièvement la sécrétion d’insuline et maximise la libération d’acides gras. Pour l’effet de récupération et anti-âge : pas obligatoire, l’injection post-repas reste efficace mais avec lipolyse réduite. Pour la prise de masse : indifférent ou même préférable post-repas pour soutenir l’anabolisme.
Combien de temps pour voir les effets ?
Variable selon l’objectif. Effets sur le sommeil et la récupération : 2-4 semaines. Effets cutanés (élasticité, hydratation) : 4-8 semaines. Effets sur la composition corporelle : 8-12 semaines pour les premiers changements mesurables, 16-24 semaines pour les modifications notables. IGF-1 sérique monte en 1-2 semaines mais le plateau est à 4-6 semaines. Effets articulaires (douleurs, raideur) : peuvent apparaître dès la 2ème semaine. Effets capillaires/peau : 8-16 semaines.
Comment reconstituer un flacon de 10 UI ?
Standard : 1 mL d’eau bactériostatique → 10 UI/mL (1 UI = 10 marques sur seringue insuline U100). Pour mesure facile des petites doses : 2 mL d’eau bactériostatique → 5 UI/mL (1 UI = 20 marques). Procédure : désinfecter le bouchon, prélever l’eau bactériostatique avec seringue à insuline, l’injecter sur la paroi du flacon (pas directement sur la poudre), tourner doucement (NE PAS SECOUER) jusqu’à dissolution, vérifier que la solution est claire et limpide.
Combien de temps une fois reconstitué ?
Avec eau bactériostatique (conservateur alcool benzylique) : 28 jours au réfrigérateur (2-8°C, à l’abri de la lumière). Avec eau stérile (sans conservateur) : 24-48h maximum au réfrigérateur. Ne jamais congeler (dénaturation irréversible). Ne pas laisser à température ambiante > 1h. Une solution conservée correctement reste pleinement active — une solution exposée à des températures inappropriées peut être inactive sans changement visible.
HGH ou peptides (Ipamorelin, CJC-1295) — que choisir ?
HGH (somatropine) : effet direct, dose-réponse prévisible, recul clinique long, coût plus élevé. Peptides sécréteurs (Ipamorelin + CJC-1295) : stimulent la sécrétion endogène pulsatile, profil de sécurité plus favorable, effets plus modestes, coût moindre. Pour l’anti-âge léger, les peptides sont une alternative valable et plus accessible. Pour la recomposition marquée ou la prise de masse, la HGH est plus efficace. Voir notre article HGH en musculation pour les comparaisons d’usage.
Doit-on faire une PCT après HGH ?
Non. La HGH n’agit pas via l’axe HHG et ne supprime pas durablement l’axe somatotrope endogène chez l’adulte. À l’arrêt, l’axe reprend généralement son fonctionnement spontanément en 2-4 semaines. Pas de Clomid, pas de Nolvadex nécessaires — protocoles réservés aux cycles de stéroïdes anabolisants. Cependant, si la HGH est utilisée en combinaison avec stéroïdes, la PCT post-stéroïdes reste indispensable — voir PCT après cycle de stéroïdes.
Quels sont les effets secondaires fréquents ?
À dose anti-âge (1-3 UI) : minimes. À dose 4-6 UI : œdèmes (chevilles, doigts), syndrome du canal carpien (1-25 % selon dose), paresthésies, arthralgies, raideur articulaire matinale, insulinorésistance modérée, parfois apnée du sommeil aggravée. À dose > 6 UI : effets amplifiés, hypertrophie viscérale possible, modifications acromégaliques discrètes en usage prolongé. Pour le détail complet du profil d’effets, voir notre article HGH effets secondaires.
Faut-il un suivi médical sous HGH ?
Fortement recommandé. Le panel biologique minimum : IGF-1, glycémie à jeun, HbA1c, bilan lipidique, TSH/T4 libre, baseline et tous les 2 mois pendant cycle. Tension artérielle auto-mesurée 2× par semaine. Évaluation clinique des œdèmes, douleurs articulaires, signes de canal carpien. Pour les utilisateurs > 40 ans ou avec antécédents : surveillance cardiologique et glycémique renforcée. Le secret médical s’applique strictement (R.4127-4 du Code de la santé publique).
La HGH peut-elle provoquer du diabète ?
Risque modéré et dose-dépendant. La HGH induit une insulinorésistance physiologique (effet contre-régulateur de la glycémie) qui s’inverse à l’arrêt. Chez les sujets prédisposés (antécédents familiaux, surpoids, sédentarité) ou à dose élevée prolongée (> 4 UI/jour > 6 mois), risque de diabète de type 2 induit ou révélé. Surveillance : HbA1c tous les 2-3 mois. À dose anti-âge (1-2 UI/jour), le risque est minime. À dose 4-6 UI/jour, dépistage glycémique impératif. Le risque est réversible à l’arrêt dans la majorité des cas.
Quel calibre d’aiguille pour les injections SC ?
Seringue à insuline U100 avec aiguille fixée 8 mm × 30G (idéal pour SC fine), ou 6 mm × 31G (encore plus fine, mieux tolérée). Pour les sujets avec couche graisseuse modérée, 8 mm × 30G est le standard. Pour les très minces ou anxieux : 6 mm × 31G. Les seringues à insuline préfixées (sans aiguille amovible) sont les plus pratiques pour la HGH. Éviter les seringues 1 mL avec aiguille IM standard — surdimensionnées et imprécises pour les petites doses.
Sources et références
- Jorgensen JO, Møller N, Lauritzen T et al. — Evening versus morning injections of growth hormone in GH-deficient patients: effects on 24-hour patterns of circulating hormones and metabolites (J Clin Endocrinol Metab, 1990 ; pharmacocinétique matin vs soir) — PubMed 2294131
- Morning vs evening growth hormone injections and their impact on sleep-wake patterns and daytime alertness (PubMed 40034226, 2025 ; étude crossover équivalence clinique) — PubMed
- Rudman D, Feller AG, Nagraj HS et al. — Effects of human growth hormone in men over 60 years old (N Engl J Med, 1990 ; étude pivot adulte âgé, 0,03 mg/kg 3×/sem)
- Genotropin (somatropine) — notice produit Pfizer (référence pharmaceutique : 5,3 mg = 16 UI, reconstitution) — Pfizer Labeling
- Nutropin (somatropine) FDA label (référence reconstitution lyophilisée + bacteriostatic water)
- Tev-Tropin (somatropine) FDA label (référence reconstitution + précautions agitation) — FDA
- Comparison of pharmacokinetics, safety and tolerability of liquid recombinant human growth hormone formulations (PMC NCBI, données PK comparées formulations) — PMC2987775
- Somatropin Dosage Guide — Drugs.com (référence dosages AMM adulte et pédiatrique) — Drugs.com
- AMM française somatropine adulte (déficience en GH de l’adulte) : dose 0,15-0,3 mg/jour SC
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. En France, la somatropine (hormone de croissance recombinante) est un médicament à autorisation de mise sur le marché (AMM) et à prescription médicale obligatoire (Liste I). Son AMM concerne le traitement de la déficience en hormone de croissance chez l’enfant et chez l’adulte (déficit confirmé biologiquement), ainsi que d’autres indications spécifiques (syndrome de Turner, syndrome de Prader-Willi, insuffisance rénale chronique de l’enfant, SIDA-cachexie). Son usage hors AMM à des fins de musculation ou anti-âge n’est pas couvert par l’AMM et relève de la responsabilité individuelle de l’utilisateur. La détention sans prescription médicale est interdite et l’usage à des fins dopantes est sanctionné par l’article L.232-9 et suivants du Code du sport, ainsi que par l’article 414 du Code des douanes pour l’importation. La somatropine peut induire des effets secondaires significatifs : œdèmes, syndrome du canal carpien, insulinorésistance et diabète, arthralgies, et plus rarement modifications acromégaliques en usage prolongé à forte dose. La consultation médicale préalable et le suivi biologique régulier (IGF-1, glycémie, HbA1c, bilan lipidique, TSH) sont indispensables. Voir notre avis de non-responsabilité médicale complet. Les auteurs déclinent toute responsabilité pour les conséquences résultant d’une utilisation inappropriée des informations présentées.