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Le dosage du CJC-1295 dépend fondamentalement de la version utilisée : pour le CJC-1295 sans DAC (= Mod GRF 1-29, demi-vie 30 minutes), la posologie de référence est de 100 µg par injection sous-cutanée 5 jours par semaine, idéalement combinée à 100 µg d’Ipamorelin en injection mixte ; pour le CJC-1295 avec DAC (demi-vie 6-8 jours via liaison covalente à l’albumine), la posologie est de 1-2 mg par injection 1-2 fois par semaine seulement, sans contrainte stricte de timing dans la journée.

Le timing optimal pour la version sans DAC est 30-60 minutes avant le coucher, à jeun (au moins 2 heures après le dernier repas), pour s’aligner sur le pulse GH endogène naturel maximal du premier tiers de nuit ; une alternative post-entraînement existe pour les sportifs s’entraînant le matin, exploitant la fenêtre GH élevée post-effort, mais avec contrainte de jeûne 2 heures avant et après l’injection.

La reconstitution standard d’un flacon de 5 mg de CJC-1295 sans DAC avec 1 mL d’eau bactériostatique donne une concentration de 5 mg/mL = 5 000 µg/mL, soit 50 µg par marque sur seringue à insuline U100 — la dose 100 µg correspond donc à 2 marques (0,02 mL) pour le CJC-1295 seul, ou 2 marques sur un blend CJC + Ipa pré-mélangé 5+5 mg/1 mL pour 100 µg de chaque peptide.

Cet article expose les protocoles de dosage détaillés pour les deux versions DAC et no-DAC, les schémas de fréquence par profil utilisateur, le timing optimal avec comparaison coucher vs post-entraînement, et la procédure de reconstitution avec calculs précis selon votre flacon. Il s’inscrit dans le cluster CJC/Ipa du hub peptides et complète notre pilier CJC-1295 & Ipamorelin — le guide GH. Pour automatiser les calculs de reconstitution selon votre flacon, voir le calculateur de peptides.

DAC vs no-DAC : dosages radicalement différents

Le choix entre CJC-1295 avec DAC et sans DAC détermine entièrement la stratégie de dosage, en raison de la différence fondamentale de demi-vie pharmacocinétique (30 minutes pour la version sans DAC vs 6-8 jours pour la version avec DAC). Cette section présente les dosages de référence pour chaque version avec les justifications pharmacologiques.

CJC-1295 sans DAC (Mod GRF 1-29) : dosage de référence

Configuration pharmacocinétique :

  • Demi-vie plasmatique : ~30 minutes
  • Pic d’effet : 30-60 minutes post-injection
  • Effet bref et pulsatile : mime un pulse GH naturel
  • Pas d’accumulation plasmatique

Dose par injection :

Profil utilisateurDose recommandéeNotes
Débutant100 µgÉvaluation tolérance, premier cycle
Standard100-150 µgConfiguration de référence
Avancé150-200 µgAprès évaluation IGF-1 à 8 sem
Intensif200-300 µgAvec encadrement médical idéal
Au-delà de 300 µgPas de bénéfice supplémentaire, retour décroissant

Cible IGF-1 : tiers supérieur de la fourchette normale pour l’âge (typiquement 250-400 ng/mL chez l’adulte sain). Au-delà : préoccupation théorique pro-tumorale.

Justification de la dose 100 µg :

  • Saturation suffisante des récepteurs GHRH-R sur les somatotropes hypophysaires
  • Réponse GH significative sans excès supraphysiologique
  • Profil de sécurité optimal : peu d’effets secondaires
  • Coût raisonnable

Justification de la montée à 200-300 µg :

  • Cycles longs (16 semaines) où la réponse initiale s’estompe
  • Utilisateurs avec réponse partielle à 100 µg (IGF-1 non monté en tiers supérieur)
  • Profils musclés à fort métabolisme protéique

CJC-1295 avec DAC : dosage radicalement différent

Configuration pharmacocinétique :

  • Demi-vie plasmatique : ~6-8 jours (liaison covalente à l’albumine via chaîne MPA)
  • Concentration plasmatique stable sur 6-8 jours
  • Élévation continue de la GH basale (pas de pulses brefs)
  • Accumulation possible sur 2-3 doses

Dose par injection :

Profil utilisateurDose recommandéeNotes
Débutant1 mgPremier cycle, évaluation
Standard1-2 mgConfiguration de référence
Avancé2 mgMaximum recommandé
Au-delà de 2 mgPas de bénéfice supplémentaire, effets secondaires accrus

Justification de la dose 1-2 mg :

  • Concentration plasmatique stable atteinte avec 1-2 mg sur 6-8 jours
  • Doses supérieures n’augmentent pas la réponse mais multiplient les effets secondaires (rétention hydrique, paresthésies)
  • Coût plus élevé sans bénéfice

Conversion entre les deux versions

Tableau d’équivalence approximatif (basé sur l’expérience clinique) :

CJC-1295 sans DAC (par jour)CJC-1295 avec DAC (par semaine)
100 µg × 5 jours = 500 µg/sem1 mg/sem (2× 0,5 mg ou 1× 1 mg)
150 µg × 5 jours = 750 µg/sem1,5 mg/sem
200 µg × 5 jours = 1 000 µg/sem = 1 mg/sem2 mg/sem

Note : cette équivalence est approximative car les profils pharmacocinétiques sont fondamentalement différents (pulses brefs vs élévation continue). L’efficacité fonctionnelle peut différer pour des doses « équivalentes » en quantité totale.

Position éditoriale honnête : pourquoi privilégier sans DAC

Dans la pratique contemporaine (2026), le CJC-1295 sans DAC est préféré pour la grande majorité des utilisateurs, malgré la contrainte d’injection quotidienne. Raisons :

  1. Profil pharmacocinétique physiologique : pulses brefs respectant le rythme naturel
  2. Synergie maximale avec Ipamorelin pré-sommeil
  3. Moins d’effets secondaires : œdèmes, paresthésies, fatigue plus rares
  4. Contrôle fin : possibilité d’arrêter rapidement si effets indésirables
  5. Coût globalement comparable (la version DAC coûte plus cher par flacon, compensant le nombre d’injections)

Le CJC avec DAC reste pertinent pour :

  • Utilisateurs avec contrainte logistique forte (voyages fréquents, observance difficile)
  • Préférence personnelle pour 1-2 injections/semaine
  • Acceptation du profil pharmacocinétique non-physiologique

Pour les débutants : commencer par CJC sans DAC 100 µg + Ipamorelin 100 µg en blend pré-mélangé est le protocole de référence.

Quantification du cycle complet

Pour un cycle 12 semaines avec CJC sans DAC 100 µg, 5 j/sem :

  • Consommation totale : 100 µg × 5 × 12 = 6 000 µg = 6 mg de CJC-1295
  • Flacons 5 mg : 2 flacons suffisent (avec marge sécurité = 2-3 flacons)
  • Avec blend pré-mélangé CJC + Ipa 5+5 mg : 2 flacons couvrent 12 semaines

Pour un cycle 12 semaines avec CJC DAC 1 mg/sem :

  • Consommation totale : 1 mg × 12 = 12 mg
  • Flacons 5 mg : 3 flacons (avec marge)

Fréquence : 5 jours par semaine vs hebdomadaire

La fréquence d’injection du CJC-1295 dépend strictement de la version utilisée, en raison des demi-vies radicalement différentes. Cette section présente les schémas de fréquence par version et par profil utilisateur.

Pour CJC sans DAC : 5 jours par semaine

Configuration standard :

  • Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi : injection pré-sommeil
  • Samedi et dimanche : pause (pas d’injection)
  • Permet la resensibilisation légère des récepteurs pendant les 2 jours de pause
  • Logistique facilitée : pas d’injection en sortie ou voyage week-end

Pourquoi 5 jours et pas 7 :

  • Économie de produit : 5/7 vs 7/7 = 28 % moins de consommation
  • Resensibilisation des récepteurs : les 2 jours de pause permettent une légère récupération de sensibilité GHRH-R
  • Effet cumulé maintenu : l’IGF-1 sérique élevé persiste sur plusieurs jours après les dernières doses
  • Convention pratique : alignement avec la semaine de travail

Variantes de fréquence pour sans DAC

Fréquence 7 jours par semaine :

  • Tous les soirs sans pause
  • Avantage : effet cumulé maximisé, IGF-1 plateau plus élevé
  • Inconvénients : consommation 40 % supérieure, désensibilisation théorique des récepteurs, contraintes logistiques week-end
  • Réservée : utilisateurs avancés en phase d’optimisation

Fréquence 3 jours par semaine :

  • Lundi-mercredi-vendredi (par exemple)
  • Avantage : économie maximale, observance facilitée
  • Inconvénient : effet moins puissant, IGF-1 plateau plus modeste
  • Adaptée : maintenance long terme, profils matures (> 50 ans), budgets limités

Fréquence 2× par jour :

  • Matin + pré-sommeil
  • Avantage : double pulse GH par 24h
  • Inconvénients : double consommation, double logistique, perte de la synergie avec rythme circadien naturel
  • Pratique rare en monothérapie CJC, plus pertinente pour Ipamorelin multi-pulse

Pour CJC avec DAC : 1-2 fois par semaine

Configuration standard :

  • 1 mg le lundi et le jeudi (espacement 3-4 jours)
  • Ou 2 mg le dimanche (injection unique hebdomadaire à dose double)
  • Concentration plasmatique stable maintenue grâce à la demi-vie 6-8 jours

Fréquence 1× par semaine :

  • Dose 2 mg en injection unique hebdomadaire
  • Avantage : observance maximale (1 seule injection à retenir)
  • Inconvénient : pic de concentration plus élevé au début de la semaine

Fréquence 2× par semaine :

  • Dose 1 mg, 2 injections espacées
  • Avantage : profil plasmatique plus stable
  • Inconvénient : 2 injections au lieu d’une

Schéma hebdomadaire type

Pour CJC sans DAC + Ipamorelin (protocole de référence) :

JourInjectionHeure
LundiCJC 100 µg + Ipa 100 µg30-60 min avant coucher
MardiCJC 100 µg + Ipa 100 µg30-60 min avant coucher
MercrediCJC 100 µg + Ipa 100 µg30-60 min avant coucher
JeudiCJC 100 µg + Ipa 100 µg30-60 min avant coucher
VendrediCJC 100 µg + Ipa 100 µg30-60 min avant coucher
SamediPause
DimanchePause

Pour CJC avec DAC + Ipamorelin (protocole simplifié) :

JourInjectionHeure
LundiCJC DAC 1 mgIndifférent
Mardi-DimancheIpamorelin 200 µg seul30-60 min avant coucher, 5 j/sem
JeudiCJC DAC 1 mg + Ipa 200 µgPré-coucher

Note : avec CJC DAC, l’Ipamorelin doit être augmenté à 200-300 µg/jour pour compenser la perte de synergie pulsatile.

Durée du cycle

Cycle standard : 8-16 semaines selon objectifs.

  • 8 semaines : cycle court, anti-âge léger ou évaluation initiale
  • 12 semaines : cycle de référence, optimisation composition corporelle
  • 16 semaines : cycle long pour résultats maximaux

Pause entre cycles : 8 semaines minimum.

Maximum : 2-3 cycles complets par an.

Démarrage et arrêt du cycle

Démarrage :

  • Pas de phase de charge nécessaire (contrairement à TB-500)
  • Démarrer directement à la dose cible (100 µg)
  • Possibilité de titration : 100 µg semaines 1-4, puis montée éventuelle à 150-200 µg semaines 5-12

Arrêt du cycle :

  • Pas de syndrome de sevrage au CJC + Ipa (pas de suppression de l’axe somatotrope)
  • Arrêt direct sans phase de descente progressive
  • L’IGF-1 sérique retourne progressivement à baseline sur 2-4 semaines

Timing : pré-sommeil vs post-entraînement

Le timing d’injection du CJC-1295 est crucial pour optimiser la synergie avec les rythmes physiologiques naturels de la GH. Deux protocoles principaux existent : le pré-sommeil (référence) et le post-entraînement (alternative pour sportifs s’entraînant le matin). Cette section présente les deux approches avec leurs justifications pharmacologiques.

Protocole pré-sommeil : la référence

Configuration :

  • 30-60 minutes avant le coucher
  • À jeun : au moins 2 heures après le dernier repas
  • Pas d’alcool dans les 2-4 heures précédant l’injection
  • Pas de glucides à index glycémique élevé en soirée

Justifications pharmacologiques :

1. Alignement sur le pulse GH endogène maximal :

  • La sécrétion GH endogène physiologique est maximale dans le premier tiers de nuit (pendant le sommeil profond / slow-wave sleep)
  • Le pic GH stimulé par CJC + Ipa renforce ce pulse naturel plutôt que de le concurrencer
  • Synergie temporelle : le pic stimulé arrive juste avant l’endormissement, atteint son maximum pendant le sommeil profond, et se résorbe naturellement en phase REM

2. Effet bidirectionnel sur le sommeil :

  • L’élévation GH renforce la profondeur du sommeil SWS (slow-wave sleep)
  • Sommeil SWS plus profond → sécrétion GH endogène additionnelle amplifiée
  • Boucle positive : meilleur sommeil → plus de GH naturelle → meilleure récupération

3. Maximisation de la réponse IGF-1 :

  • Le foie convertit la GH en IGF-1 principalement pendant la nuit
  • Pic GH nocturne stimulé → conversion IGF-1 maximisée
  • IGF-1 sérique plus élevé mesuré au matin

Conditions requises :

  • Estomac vide : l’insuline post-prandiale inhibe la libération GH
  • Glycémie basse : maximise la réponse au stimulus peptide
  • Calme physiologique : pas d’activité intense dans les 1-2 heures avant injection

Protocole post-entraînement : alternative pour matinaux

Configuration :

  • Injection 15-30 minutes après la fin de la séance d’entraînement
  • À jeun : pas de boisson de récupération sucrée AVANT l’injection
  • Repas post-entraînement décalé : attendre 30-60 minutes après l’injection avant de manger
  • Idéal pour entraînements matinaux à jeun (cardio léger, musculation modérée)

Justifications pharmacologiques :

1. Fenêtre de GH endogène élevée post-effort :

  • L’exercice intense induit une libération GH endogène (réponse au stress métabolique)
  • Cette élévation persiste 30-90 minutes post-effort
  • L’injection CJC + Ipa amplifie cette élévation naturelle
  • Synergie temporelle différente du pré-sommeil

2. Effet anabolisant ciblé sur la fenêtre post-entraînement :

  • Période où la sensibilité anabolisante des muscles est élevée
  • IGF-1 élevé contribue à la synthèse protéique post-effort
  • Effet potentiellement plus marqué sur la composition corporelle

3. Compatibilité avec rythme de vie :

  • Pour les sportifs s’entraînant tôt le matin, l’injection post-séance peut être plus simple logistiquement que le pré-sommeil
  • Évite d’attendre des heures après le repas du soir
  • Intégration naturelle dans la routine d’entraînement

Conditions requises :

  • À jeun pré-injection : pas de glucides ni protéines avant injection (l’insuline et la leucine inhibent la libération GH)
  • Attendre 30-60 minutes après injection avant le repas de récupération
  • Pas d’alcool post-entraînement (déjà déconseillé pour la récupération en général)

Comparaison pré-sommeil vs post-entraînement

AspectPré-sommeilPost-entraînement
Synergie pulse GH naturel✅✅✅ (pic maximum)✅✅ (pic intermédiaire)
Effet sur sommeil✅✅✅ (renforce SWS)Neutre
Effet anabolisant musculaire✅✅✅✅✅ (fenêtre post-effort)
Effet sur IGF-1 conversion✅✅✅ (conversion nocturne)✅✅
Logistique observanceVariable✅ (intégré entraînement)
Compatibilité repas⚠️ (2h jeûne pré)⚠️ (1h jeûne post)
Recommandation principaleRéférenceAlternative spécifique

Position éditoriale : le pré-sommeil reste la référence pour la majorité des utilisateurs. Le post-entraînement est une alternative légitime pour :

  • Sportifs s’entraînant tôt le matin à jeun
  • Profils où le pré-sommeil pose des difficultés d’observance ou de jeûne
  • Cycles ciblant principalement la composition corporelle

Combinaison possible : 2× par jour

Protocole intensif (utilisateurs avancés) :

  • Matin post-entraînement : CJC + Ipa 100 µg + 100 µg
  • Pré-sommeil : Ipamorelin seul 100 µg (sans CJC pour éviter sur-stimulation GHRH-R)

Avantages : double pulse GH dans la journée, effet anabolisant cumulé.

Inconvénients : double logistique, double consommation, désensibilisation théorique des récepteurs.

Réservé : utilisateurs ayant atteint un plateau sous protocole standard et cherchant à optimiser.

Erreurs de timing fréquentes

1. Injection après un repas riche :

  • L’insuline et les acides aminés inhibent la libération GH
  • Effet du peptide réduit de 30-50 %
  • Solution : attendre 2 heures après un repas modéré, 3 heures après un repas copieux

2. Alcool en soirée :

  • L’alcool supprime la GH naturelle et altère le sommeil profond
  • Boucle négative : effet du peptide ET sommeil naturel altérés
  • Solution : éviter ou modérer strictement (1-2 verres de vin maximum, idéalement aucun)

3. Activité physique intense pré-sommeil :

  • L’activité intense élève le cortisol qui inhibe la GH
  • Solution : terminer l’entraînement au moins 2-3 heures avant l’injection pré-sommeil

4. Écrans et lumière bleue tardive :

  • Inhibent la mélatonine et altèrent l’endormissement
  • Le pic GH naturel pendant le sommeil profond est réduit
  • Solution : éviter écrans 1 heure avant le coucher, ou utiliser filtres lumière bleue

Pour les insomnies sous cycle

Quelques utilisateurs rapportent des insomnies ou rêves très vifs sous CJC + Ipa, particulièrement en début de cycle. Causes :

  • Effet du pic GH sur l’architecture du sommeil
  • Sensibilité individuelle à l’élévation Ipamorelin (qui est ghréline mimétique)
  • Effet sur la noradrénaline cérébrale

Solutions :

  • Avancer l’injection : 60-90 minutes avant coucher au lieu de 30
  • Réduire la dose d’Ipamorelin (100 → 75 µg)
  • Ajouter une routine d’endormissement : magnésium, infusion calmante, méditation
  • Pas de stimulants (café, thé fort) après 14h

L’adaptation prend généralement 1-2 semaines.

Reconstitution : protocole et calculs

La reconstitution du CJC-1295 suit les principes généraux des peptides lyophilisés, avec des spécificités liées aux petits volumes injectés (les doses en microgrammes nécessitent une lecture précise sur seringue à insuline U100). Cette section présente la procédure et les calculs adaptés.

Matériel nécessaire

  • Flacon de CJC-1295 lyophilisé (5 mg standard, parfois 2 mg ou 10 mg)
  • Flacon blend CJC + Ipamorelin (5 mg + 5 mg = 10 mg total) — souvent plus pratique
  • Eau bactériostatique (BAC water)
  • Seringues à insuline U100 avec aiguille fixée 8 mm × 30G
  • Compresses alcoolisées
  • Container DASRI (gratuit en pharmacie)
  • Étiquettes adhésives et stylo pour datage

Choix entre flacons séparés et blend pré-mélangé

Flacon blend CJC-1295 + Ipamorelin (5+5 mg = 10 mg total) :

  • Avantage : une seule reconstitution, une seule injection, simplicité maximale
  • Inconvénient : ratio fixe 1:1, pas de flexibilité d’ajustement
  • Recommandé : grande majorité des utilisateurs

Flacons séparés :

  • Avantage : ajustement fin des doses respectives (par exemple CJC 100 µg + Ipa 150 µg)
  • Inconvénient : deux reconstitutions, deux injections ou mélange en seringue
  • Recommandé : utilisateurs avancés avec besoin spécifique

Reconstitution flacon CJC-1295 seul (5 mg)

Configuration recommandée :

  • 5 mg + 1 mL d’eau bactériostatique = concentration 5 mg/mL = 5 000 µg/mL
  • Par marque U100 : 5 000 ÷ 100 = 50 µg par marque

Tableau de doses :

Dose désiréeMarques U100Volume
50 µg1 marque0,01 mL
100 µg2 marques0,02 mL
150 µg3 marques0,03 mL
200 µg4 marques0,04 mL
250 µg5 marques0,05 mL
300 µg6 marques0,06 mL

Volume injecté minimal : 0,02-0,06 mL, injection très peu douloureuse.

Reconstitution flacon blend CJC + Ipamorelin (5+5 mg)

Configuration recommandée :

  • 10 mg total + 1 mL d’eau bactériostatique = concentration 10 mg/mL (5 mg CJC + 5 mg Ipa par mL)
  • Par marque U100 : 100 µg total = 50 µg CJC + 50 µg Ipa par marque

Tableau de doses combinées :

Marques U100CJCIpaVolume
1 marque50 µg50 µg0,01 mL
2 marques100 µg100 µg0,02 mL
3 marques150 µg150 µg0,03 mL
4 marques200 µg200 µg0,04 mL

Configuration de référence : 2 marques = 100 µg CJC + 100 µg Ipa = protocole standard.

Alternative : reconstitution flacon 5 mg avec 2 mL

Configuration plus diluée :

  • 5 mg + 2 mL BAC water = concentration 2,5 mg/mL = 2 500 µg/mL
  • Par marque U100 : 25 µg par marque

Tableau de doses :

Dose désiréeMarques U100Volume
50 µg2 marques0,02 mL
100 µg4 marques0,04 mL
150 µg6 marques0,06 mL
200 µg8 marques0,08 mL

Avantage : meilleure précision sur les petites doses. Inconvénient : volume injecté plus important (mais reste très petit).

Procédure de reconstitution étape par étape

Étape 1 — Préparation :

  • Sortir le flacon du frigo 5-10 min avant
  • Désinfecter les bouchons avec compresse alcoolisée (30 secondes)

Étape 2 — Prélèvement du diluant :

  • Prélever 1 mL d’eau bactériostatique (pour reconstitution standard 5 mg/mL ou 10 mg/mL pour blend)
  • Sur seringue U100 : 1 mL = 100 marques (totalité de la seringue)

Étape 3 — Injection du diluant :

  • Insérer l’aiguille dans le flacon de CJC-1295 (ou blend)
  • Incliner le flacon, injecter lentement le BAC water sur la paroi interne
  • Ne pas projeter sur la poudre directement

Étape 4 — Dissolution :

  • Tourner doucement le flacon en mouvement circulaire (« swirl »)
  • JAMAIS SECOUER — dénaturation des liaisons peptidiques
  • Continuer jusqu’à dissolution complète (généralement 30 secondes à 2 minutes)
  • Solution finale : claire et incolore

Étape 5 — Vérification visuelle :

  • ✅ Solution claire, limpide, sans particules
  • ✅ Pas de mousse persistante > 5 minutes
  • ❌ Solution trouble, particules, coloration anormale → ne pas utiliser

Étape 6 — Étiquetage :

  • Date de reconstitution
  • Volume de diluant (par exemple « 1 mL BAC water »)
  • Concentration finale (par exemple « 5 mg/mL CJC seul » ou « 10 mg/mL blend »)
  • µg par marque U100
  • Date d’expiration (J+28 avec BAC water)

Étape 7 — Conservation :

  • Réfrigérateur 2-8°C, à l’abri de la lumière
  • 28 jours maximum avec BAC water
  • Position verticale privilégiée
  • Pas de congélation, pas de cycles répétés température / frigo

Procédure de prélèvement de la dose

Pour chaque injection :

  1. Sortir le flacon du frigo 5-10 min avant (peptide à température ambiante = injection moins douloureuse)
  2. Désinfecter le bouchon avec compresse alcoolisée
  3. Prélever le volume correspondant à la dose désirée (en marques sur seringue U100)
  4. Vérifier l’absence de bulles d’air (tapoter, refouler légèrement)
  5. Désinfecter le site cutané d’injection
  6. Procéder à l’injection SC selon la technique standard (voir notre pilier BPC-157 — injection et reconstitution qui couvre les principes identiques)

Calcul pour cycle complet

Pour un cycle 12 semaines avec CJC sans DAC 100 µg + Ipa 100 µg, 5 j/sem :

  • Consommation hebdomadaire : 100 µg × 5 = 500 µg de chaque = 1 mg total/sem
  • Consommation cycle 12 sem : 12 mg total
  • Flacons blend 10 mg + 1 mL : 12 ÷ 10 ≈ 2 flacons (avec marge sécurité = 2-3 flacons)
  • Durée de vie d’un flacon reconstitué : 28 jours → compatible avec consommation 1 mg/sem

Pour un cycle 16 semaines à même dose :

  • 16 mg total
  • 3 flacons blend 10 mg

Utilisation du calculateur

Pour automatiser ces calculs selon votre flacon spécifique (5 mg seul, 10 mg blend, ou autre format), votre volume de reconstitution, et votre dose désirée, voir notre calculateur de peptides. Il permet de :

  • Calculer la concentration finale selon le flacon et le volume de diluant
  • Calculer le nombre de marques U100 pour n’importe quelle dose
  • Estimer la durée de vie du flacon selon la fréquence
  • Prévoir les quantités totales pour un cycle complet

Erreurs de reconstitution fréquentes

1. Confusion mg / µg :

  • CJC-1295 par injection : 100 µg (pas 100 mg)
  • 100 µg = 0,1 mg = 1/10 de mg
  • Confondre les unités = surdose × 1 000

2. Lecture incorrecte de la seringue U100 :

  • Sur U100, 1 mL = 100 marques
  • Si concentration 5 mg/mL : 1 marque = 50 µg de CJC
  • Lire la concentration µg/mL, pas la graduation absolue

3. Volume de diluant erroné :

  • Reconstituer 5 mg avec 0,5 mL au lieu de 1 mL = concentration doublée
  • Tous les calculs de dose ultérieurs invalidés
  • Toujours étiqueter le flacon avec le volume exact ajouté

4. Agitation vive :

  • Secouer le flacon dénature les peptides
  • Solution visuellement normale mais inactive
  • Tourner doucement (« swirl »), jamais secouer

5. Réutilisation après expiration :

  • 28 jours maximum avec BAC water
  • Au-delà, solution peut paraître normale mais activité diminue
  • Vérifier la date avant chaque injection

Questions Fréquentes (FAQ)

Quelle dose standard de CJC-1295 ?

100 µg par injection SC pour la version sans DAC (Mod GRF 1-29), idéalement combinée à 100 µg d’Ipamorelin en blend. Pour la version avec DAC, 1-2 mg par injection. Configuration de référence pour la grande majorité des utilisateurs. Montée éventuelle à 150-200 µg (sans DAC) ou 2 mg (avec DAC) après 4-8 semaines si tolérance bonne et réponse IGF-1 partielle. Au-delà de 300 µg sans DAC ou 2 mg avec DAC : retour décroissant, pas de bénéfice supplémentaire démontré.

Combien d’injections par semaine ?

Pour CJC sans DAC : 5 injections par semaine (lundi-vendredi, pause week-end) — protocole standard. Alternatives : 3 jours/sem (maintenance, économie) ou 7 jours/sem (intensif, plus de consommation sans bénéfice prouvé). Pour CJC avec DAC : 1-2 injections par semaine seulement, grâce à la demi-vie 6-8 jours. Configuration courante : 1 mg lundi + 1 mg jeudi, ou 2 mg en injection unique hebdomadaire.

À quelle heure faut-il injecter ?

30-60 minutes avant le coucher, à jeun (au moins 2 heures après le dernier repas). Justification : alignement sur le pulse GH endogène maximal du premier tiers de nuit (pendant le sommeil profond). Alternative post-entraînement : 15-30 minutes après la fin de la séance, pour les sportifs s’entraînant tôt le matin — exploite la fenêtre GH élevée post-effort. Pour la version avec DAC : pas de contrainte stricte de timing (la concentration est stable sur 6-8 jours).

Pré-sommeil ou post-entraînement : que choisir ?

Pré-sommeil reste la référence pour la grande majorité des utilisateurs : alignement sur le pulse GH naturel maximal, renforcement du sommeil profond, conversion IGF-1 hépatique nocturne optimisée. Post-entraînement est une alternative légitime pour : sportifs s’entraînant tôt le matin à jeun, profils où le pré-sommeil pose des difficultés d’observance, cycles ciblant principalement la composition corporelle. Combinaison 2× par jour (matin + soir) possible pour utilisateurs avancés cherchant à optimiser, mais double consommation.

Pourquoi à jeun avant l’injection ?

Parce que l’insuline et les acides aminés post-prandiaux inhibent la libération de GH. Un repas (surtout riche en glucides ou en protéines) élève l’insuline et active la voie mTOR, qui freinent la sécrétion GH par les somatotropes hypophysaires. Injecter post-repas réduit l’effet du peptide de 30-50 %. Solution : attendre 2 heures après un repas modéré, 3 heures après un repas copieux. Le jeûne n’est pas obligatoire mais maximise la réponse.

Comment reconstituer un flacon de 5 mg ?

Configuration standard : 5 mg + 1 mL d’eau bactériostatique = concentration 5 mg/mL = 5 000 µg/mL. Sur seringue à insuline U100 : 1 marque = 50 µg. Dose 100 µg = 2 marques = 0,02 mL. Procédure : (1) désinfecter les bouchons, (2) prélever 1 mL d’eau bactériostatique, (3) injecter sur la paroi du flacon (pas sur la poudre), (4) tourner doucement sans secouer, (5) vérifier solution claire et limpide, (6) étiqueter et conserver au frigo 2-8°C (28 jours maximum).

Comment reconstituer un blend CJC + Ipamorelin ?

Configuration recommandée : 5+5 mg = 10 mg total + 1 mL d’eau bactériostatique = concentration 10 mg/mL (5 mg CJC + 5 mg Ipa par mL). Sur seringue U100 : 1 marque = 50 µg CJC + 50 µg Ipa. Dose standard 100 µg + 100 µg = 2 marques = 0,02 mL. Le blend pré-mélangé est le plus simple : une seule reconstitution, une seule injection, ratio 1:1 fixe optimal pour la majorité.

Combien de temps une solution reconstituée se conserve-t-elle ?

28 jours maximum au réfrigérateur 2-8°C avec eau bactériostatique (qui contient de l’alcool benzylique comme conservateur). 24-48 heures seulement avec eau stérile pure (sans conservateur). Conservation à l’abri de la lumière, position verticale, pas dans la porte du frigo (variations thermiques avec les ouvertures). Pas de congélation — la cristallisation dénature irréversiblement le peptide.

Combien de temps avant de voir des résultats ?

Sommeil profond : 1-2 semaines (effet le plus précoce). Énergie diurne, légère sensation de bien-être : 2-4 semaines. IGF-1 sérique élevé : 2-4 semaines (mesurable par bilan biologique). Récupération sportive : 4-6 semaines. Composition corporelle : 8-12 semaines. Effet cumulé maximal : fin du cycle 12-16 semaines. Bilan IGF-1 à 8 semaines recommandé pour évaluation objective de la réponse et ajustement éventuel de la dose.

Faut-il monter la dose progressivement ?

Non, pas obligatoire pour le CJC-1295 (pas comme TB-500 qui nécessite phase de charge). Démarrer directement à la dose cible 100 µg par injection est l’approche standard. Titration optionnelle : semaines 1-2 à 100 µg pour évaluer la tolérance, puis maintien ou montée selon réponse à 8 semaines (basée sur IGF-1 sérique). Pas de phase de descente à l’arrêt — arrêt direct du cycle sans risque de syndrome de sevrage.

Que faire si je rate une injection ?

Pour CJC sans DAC : si oubli en soirée et < 4 heures avant coucher, prendre la dose ; si > 4 heures avant coucher, sauter et reprendre le calendrier normal le lendemain. Pas de double-dose compensatoire. Pour CJC avec DAC : si oubli < 2 jours après l’horaire prévu, prendre la dose dès que possible ; si > 2 jours, sauter et reprendre au prochain horaire prévu (la demi-vie longue tolère les décalages). Une injection manquée occasionnellement n’est pas critique ; des interruptions de 1-2 semaines réduisent significativement les bénéfices.

Peut-on mélanger CJC et Ipamorelin dans la même seringue ?

Oui, possible et fréquent. Deux options : (1) utiliser un blend pré-mélangé (un seul flacon contenant les deux peptides), (2) reconstituer séparément puis prélever les deux solutions dans la même seringue avant injection. Les deux peptides sont chimiquement compatibles et n’interagissent pas négativement dans la même solution. Avantage du blend pré-mélangé : simplicité maximale. Avantage des flacons séparés : ajustement fin des ratios respectifs (utile pour profils avancés).

Quelle aiguille utiliser ?

Seringue à insuline U100 avec aiguille fixée 8 mm × 30G, comme pour les autres peptides SC. Le volume injecté est très petit (0,02-0,06 mL pour les doses standard) — l’injection est typiquement peu douloureuse, l’aiguille fine et le faible volume rendant la procédure très tolérable. Site SC : abdomen périombilical en rotation, ou cuisse en alternative. Asepsie standard : compresse alcoolisée sur bouchon du flacon et sur site cutané.

CJC-1295 peut-il être pris par voie orale ?

Non, pas efficacement. Comme la grande majorité des peptides, le CJC-1295 est dégradé par les enzymes digestives (pepsine gastrique, protéases intestinales) et n’est pas absorbé efficacement par voie orale. La biodisponibilité orale est < 1 %. Voie injectable SC obligatoire pour effets thérapeutiques. La voie orale est réservée à certains peptides spécifiquement stables au pH gastrique (BPC-157 partiellement) ou à des molécules non-peptidiques comme le MK-677 (ibutamoren).

Faut-il un bilan biologique avant ?

Oui, recommandé. Bilan baseline avant cycle : IGF-1 sérique (marqueur de référence), glycémie à jeun + HbA1c (évaluation insulino-résistance), NFS, bilan hépatique (ALAT/ASAT), bilan rénal (créatinine), TSH. À 8 semaines : IGF-1 + glycémie à jeun pour évaluer la réponse et ajuster la dose. Post-cycle 1 mois : IGF-1 + glycémie à jeun. Cible IGF-1 : tiers supérieur de la fourchette normale pour l’âge (250-400 ng/mL chez l’adulte sain). Au-delà : préoccupation théorique pro-tumorale.

Combien coûte un cycle de CJC-1295 ?

Coût indicatif 2026, qualité standard avec CoA : CJC-1295 sans DAC 5 mg = 25-50 € ; blend CJC + Ipa 5+5 mg = 30-60 €. Cycle 12 semaines avec CJC sans DAC + Ipa : 100-200 € (2-3 flacons blend). Cycle 12 semaines avec CJC DAC : 150-300 € (flacons plus chers + Ipa séparé à dose accrue). Matériel additionnel : eau bactériostatique (10-15 €), seringues U100 pack 50 (15-25 €), compresses (5 €). Container DASRI gratuit en pharmacie. Total cycle 12 sem : ~150-250 € matériel inclus.

Y a-t-il des effets secondaires liés au timing ?

Oui, certains effets sont liés au timing d’injection. Pré-sommeil : insomnie ou rêves vifs (1-2 semaines d’adaptation), endormissement plus profond (effet recherché). Post-entraînement : sensation de faim accrue (effet ghréline de l’Ipamorelin coïncidant avec la phase post-effort), fatigue transitoire 30-60 min post-injection. Solutions : avancer l’injection (60-90 min vs 30 min), réduire transitoirement la dose d’Ipamorelin (100 → 75 µg), maintenir une routine d’endormissement (magnésium, infusion calmante, pas d’écrans 1h avant coucher).

Sources et références

  • Teichman SL, Neale A, Lawrence B, Gagnon C, Castaigne JP, Frohman LA — Prolonged stimulation of growth hormone (GH) and insulin-like growth factor I secretion by CJC-1295, a long-acting analog of GH-releasing hormone, in healthy adults (J Clin Endocrinol Metab, 2006 ; étude pivot humaine CJC-1295 dose-réponse) — référence clinique
  • Raun K, Hansen BS, Johansen NL et al. — Ipamorelin, the first selective growth hormone secretagogue (Eur J Endocrinol, 1998 ; pharmacologie Ipamorelin sélectivité) — référence pharmacologique
  • Sigalos JT, Pastuszak AW — The Safety and Efficacy of Growth Hormone Secretagogues (Sex Med Rev, 2018 ; revue dosage et sécurité) — référence dosage
  • Brinkman JE, Tariq MA, Leavitt L, Sharma S — Physiology, Growth Hormone (StatPearls, 2023 ; physiologie GH et pulses) — référence base
  • Doessing S et al. — Growth hormone stimulates the collagen synthesis in human tendon and skeletal muscle without affecting myofibrillar protein synthesis (J Physiol, 2010 ; effet timing post-effort) — référence récupération
  • AMA — Code mondial antidopage 2026, classe S2.3 — référence officielle antidopage

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. En France, le CJC-1295 n’a aucune autorisation de mise sur le marché (AMM) et est classé comme substance non approuvée pour les indications anti-âge et de performance sportive. Sa détention sans prescription est interdite (Liste I des substances vénéneuses, Code de la santé publique article L.5132-7) ; son importation tombe sous l’article 414 du Code des douanes (jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et amende égale à 1 à 2 fois la valeur de la marchandise).

Le profil de sécurité documenté est considéré comme favorable comparé à la HGH exogène, mais la base de preuves cliniques humaines reste limitée aux études dose-réponse de Teichman et al. (2006) chez l’adulte sain. Contre-indications absolues : cancer actif ou récent (< 5 ans), diabète non contrôlé, grossesse et allaitement, enfants et adolescents (< 18 ans), hypertension intracrânienne idiopathique. Surveillance IGF-1 sérique baseline et à 8 semaines recommandée, avec cible dans le tiers supérieur de la fourchette normale pour l’âge (250-400 ng/mL chez l’adulte).

L’usage à des fins de dopage sportif est interdit par l’article L.232-9 du Code du sport et sanctionné par les articles L.232-10 et L.232-26 du Code du sport ; le CJC-1295 est inclus dans la classe S2.3 de l’AMA (Sécrétagogues de l’hormone de croissance, leurs fragments et facteurs de libération) et interdit en compétition comme hors compétition, avec sanction disciplinaire de 2 à 4 ans pour première infraction et pas d’AUT possible faute d’AMM. Le secret médical s’applique strictement (article R.4127-4 du Code de la santé publique). Voir notre avis de non-responsabilité médicale complet. Les auteurs déclinent toute responsabilité pour les conséquences résultant d’une utilisation inappropriée des informations présentées.

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