Turinabol vs Anavar — comparatif

Table des matières

Le Turinabol (Chlorodéhydrométhyltestostérone, Tbol, Oral Turinabol) et l’Anavar (Oxandrolone, Var) sont deux stéroïdes anabolisants oraux réputés pour produire des gains de masse maigre qualitatifs avec un profil androgénique modeste, ce qui les positionne comme des choix populaires pour la sèche, la recomposition corporelle, et les cycles de définition. Tous deux sont des dérivés synthétiques modifiés en C17 (17α-alkylés) pour permettre l’administration orale, sans aromatisation (aucune conversion en estradiol), et avec une toxicité hépatique modérée comparée à des composés plus agressifs (Anadrol, Halotestin).

Cependant, leurs profils pharmacologiques diffèrent significativement : le Turinabol est dérivé de la méthandiénone (Dianabol) avec ajout d’un atome de chlore en position 4 qui supprime l’aromatisation et réduit l’androgénicité (ratio anabolisant/androgénique 53/6 selon Llewellyn) ; l’Anavar est dérivé de la dihydrotestostérone (DHT) avec modification du cycle stéroïdien (ratio 322-400/24, l’un des plus favorables de toute la pharmacopée anabolisante).

Pour la sèche et le muscle sec, les deux molécules excellent mais avec des caractéristiques distinctes : l’Anavar produit des gains plus modestes en kilogrammes (2-4 kg sur cycle 8 semaines à 50 mg/jour) mais avec une qualité musculaire et une définition exceptionnelles, une vascularisation marquée, et une rétention d’eau nulle — c’est le gold standard du « lean gain » orienté définition.

Le Turinabol produit des gains plus marqués (3-5 kg sur cycle 8 semaines à 50 mg/jour) avec un aspect plus « plein » mais toujours sec, une performance physique accrue (force, endurance), et une durée d’action plus longue (~16 heures vs ~9 heures pour l’Anavar).

Pour le profil d’effets secondaires, l’Anavar est généralement considéré comme le mieux toléré des stéroïdes oraux (réputation parfois exagérée — il reste hépatotoxique et suppresseur de l’axe HHT) avec une AMM historique pour la cachexie HIV, les brûlures graves, et l’ostéoporose ; le Turinabol présente un profil très similaire mais avec une hépatotoxicité légèrement plus marquée sur cycles longs et une histoire d’utilisation chargée (programme de dopage est-allemand « Stasi steroid » des années 1960-80). Sur le plan économique, l’Anavar coûte significativement plus cher (~150-300 €/cycle vs ~80-150 € pour le Turinabol).

Cet article expose les profils chimiques et pharmacologiques comparés des deux molécules, les gains de muscle sec attendus et l’aspect physique typique, le profil d’effets secondaires détaillé, les dosages recommandés selon l’expérience et le sexe, et lequel choisir selon les situations. Il s’inscrit dans le cluster Comparatifs du hub Anavar (oxandrolone) et complète notre guide des effets du Turinabol sur la croissance musculaire ainsi que notre guide des effets de l’Anavar sur le muscle, la graisse et les risques.

Profils : deux oraux 17α-alkylés aux origines distinctes

Le Turinabol et l’Anavar partagent une appartenance à la classe des stéroïdes anabolisants oraux 17α-alkylés sans aromatisation, mais leurs structures chimiques, origines pharmaceutiques, et profils pharmacologiques distincts justifient leurs caractéristiques cliniques différentes. Cette section présente chaque molécule.

Turinabol (Chlorodéhydrométhyltestostérone)

Structure chimique :

  • Nom complet : 4-chloro-17α-méthyl-17β-hydroxyandrost-1,4-diène-3-one
  • Dérivé de la méthandiénone (Dianabol) avec ajout d’un atome de chlore en position 4
  • Modifications : 17α-méthyl (oral bioavailability), 4-chloro (anti-aromatisation), 1-ène (résistance 5α-réduction)
  • Masse moléculaire : 334,9 g/mol

Pharmacocinétique :

  • Demi-vie : ~16 heures
  • Pic plasmatique : 1-2 heures après prise orale
  • Voie d’administration : orale exclusive
  • Détectable antidopage : jusqu’à plusieurs mois (métabolites longs documentés, scandale Russie 2016)

Ratio anabolisant/androgénique :

  • Anabolisant : 53
  • Androgénique : 6
  • Référence testostérone : 100/100
  • Conclusion : très faiblement androgénique, modérément anabolisant

Métabolisme :

  • Aromatisation : NULLE (atome de chlore en C4 bloque l’aromatase)
  • 5α-réduction : minimale (double liaison en 1-position résistante)
  • Récepteur androgénique (AR) : affinité modérée
  • Activité progestative : nulle

Histoire pharmaceutique :

  • Origine : développé en 1961 par Jenapharm (Allemagne de l’Est)
  • AMM est-allemande historique : Oral Turinabol (1965-1994)
  • Programme de dopage DDR : utilisé massivement par les athlètes est-allemands 1965-1989, surnommé « Stasi steroid »
  • Statut actuel : aucune AMM dans aucune juridiction
  • Disponibilité : exclusivement marché parallèle UGL

Note historique : l’affaire McLaren 2016 (programme de dopage russe Sotchi 2014) a remis le Turinabol en lumière, des athlètes russes ayant été testés positifs aux métabolites long terme de la molécule, montrant que la détection antidopage moderne peut identifier l’usage jusqu’à 12 mois après dernière prise.

Anavar (Oxandrolone)

Structure chimique :

  • Nom complet : 17β-hydroxy-17α-méthyl-2-oxa-5α-androstan-3-one
  • Dérivé de la dihydrotestostérone (DHT) avec modification du cycle A (atome d’oxygène en position 2 remplaçant un carbone)
  • Modifications : 17α-méthyl (oral), 2-oxa (résistance hépatique relative, augmente l’effet anabolisant)
  • Masse moléculaire : 306,4 g/mol

Pharmacocinétique :

  • Demi-vie : ~9-10 heures (parfois indiquée 8-9h)
  • Pic plasmatique : 1-1,5 heure après prise orale
  • Voie d’administration : orale exclusive
  • Détectable antidopage : 3 semaines à 3 mois

Ratio anabolisant/androgénique :

  • Anabolisant : 322 (jusqu’à 400 selon sources)
  • Androgénique : 24
  • Référence testostérone : 100/100
  • Conclusion : l’un des ratios les plus favorables de toute la pharmacopée anabolisante

Métabolisme :

  • Aromatisation : NULLE (dérivé DHT, pas d’aromatisation possible)
  • 5α-réduction : non applicable (déjà 5α-réduit)
  • Récepteur androgénique (AR) : affinité élevée
  • Activité progestative : nulle

Histoire pharmaceutique :

  • Origine : développé en 1962 par Searle Laboratories (États-Unis)
  • AMM française historique : Vasten®, Anavar® (retirée 1989)
  • AMM US actuelle : Oxandrin® (Savient Pharmaceuticals) toujours active pour :
    • Cachexie HIV (perte de poids involontaire)
    • Brûlures graves (récupération musculaire)
    • Récupération post-chirurgie (gain pondéral)
    • Ostéoporose chez homme âgé
  • Statut actuel : AMM FDA active, parfois prescrit en pédiatrie (syndrome de Turner)
  • Disponibilité France : pas d’AMM française, importation interdite (article 414)

Particularités cliniques :

  • Utilisé en pédiatrie depuis les années 1970 (croissance retardée, syndrome de Turner)
  • Tolérance documentée chez les enfants : profil de sécurité acceptable à doses thérapeutiques modérées
  • Réputation médicale établie comme « stéroïde le plus sûr » — réputation partiellement méritée mais à nuancer

Tableau comparatif des profils

ParamètreTurinabolAnavar
Dérivé deMéthandiénone (Dianabol) + 4-chloroDHT + 2-oxa
Ratio anabolisant/androgénique53/6322-400/24
AromatisationNulle (4-chloro)Nulle (DHT)
Demi-vie~16 heures~9-10 heures
Fréquence prise1×/jour (parfois 2×)2×/jour idéalement
AMM actuelleAucuneUS active (Oxandrin)
Indication AMMCachexie HIV, brûlures, ostéoporose
Coût marché UGL80-150 €/cycle150-300 €/cycle
HistoireDopage DDRPharmaceutique reconnu
Détection antidopageJusqu’à 12 mois (métabolites longs)3 semaines – 3 mois

Mécanisme d’action commun

Activation du récepteur androgénique :

  • Liaison aux récepteurs androgéniques (AR) dans les muscles, os, et autres tissus cibles
  • Activation de la transcription de gènes anabolisants : synthèse protéique musculaire
  • Rétention azotée positive (balance N+)
  • Augmentation de la synthèse de protéines musculaires

Effets cellulaires :

  • Augmentation de la créatine kinase musculaire
  • Stimulation de l’IGF-1 intramusculaire
  • Réduction du catabolisme musculaire (modulation glucocorticoïde partielle)
  • Effets sur l’hématopoïèse (modestes)

Différences mécanistiques :

  • Turinabol : profil plus équilibré anabolisant/androgénique mais activité andro très faible
  • Anavar : profil fortement anabolisant avec activité androgénique minimale, affinité AR plus élevée

Particularités uniques

Particularités du Turinabol :

  • Métabolites longs (LTM) : caractéristique unique en détection antidopage
  • « Stasi steroid » : connotation historique
  • Effet sur le SHBG : réduction marquée (libère plus de testostérone libre)
  • Effet sur le globulin transporteur des androgènes : ↓ → augmentation testo libre

Particularités de l’Anavar :

  • Augmentation marquée de la force disproportionnée par rapport au gain de masse
  • Effet lipolytique direct documenté (réduction graisse abdominale et viscérale)
  • Effet pédiatrique validé (syndrome de Turner, croissance retardée)
  • Tolérance chez les femmes : le plus utilisé chez les athlètes féminines
  • Effet sur le SHBG : réduction encore plus marquée que le Turinabol

Gains de muscle sec : aspect physique comparé

Les gains musculaires sous Turinabol et Anavar sont caractérisés par leur qualité plutôt que leur quantité — ce sont des stéroïdes oraux « lean gain » avec aucune rétention d’eau et une vascularisation accrue. Cette section présente les gains attendus et les différences esthétiques entre les deux molécules.

Gains sous Turinabol

Cycle typique 8 semaines, 50 mg/jour :

Composition des gains :

  • Gain total : 4-6 kg
  • Masse musculaire : 3-4 kg
  • Rétention d’eau : 0 kg
  • Masse grasse : neutre (légère perte si déficit calorique)

Aspect physique :

  • « Look sec et plein » caractéristique
  • Volume musculaire plus marqué qu’avec Anavar
  • Vascularisation très bonne
  • Définition correcte mais moins prononcée qu’Anavar
  • Pleinness musculaire (effet 2,5×)
  • Gains lents mais constants sur 6-8 semaines

Avantages esthétiques :

  • Gains de masse maigre supérieurs à Anavar
  • Force augmentée significativement
  • Endurance améliorée (effet SHBG → testo libre)
  • Pas de rétention d’eau = visible rapidement

Inconvénients esthétiques :

  • Définition moins prononcée que sous Anavar
  • Striations moins visibles
  • Vascularisation moins extrême

Gains sous Anavar

Cycle typique 8 semaines, 50 mg/jour :

Composition des gains :

  • Gain total : 2-4 kg
  • Masse musculaire : 2-3 kg
  • Rétention d’eau : 0 kg
  • Masse grasse : réduction de 1-2 kg (effet lipolytique direct)

Aspect physique :

  • « Look sec et dur » caractéristique
  • Définition musculaire exceptionnelle
  • Vascularisation spectaculaire
  • Striations visibles
  • Aspect 3D musculaire
  • Densité musculaire maximale

Avantages esthétiques :

  • Définition la meilleure du marché anabolisant oral
  • Vascularisation extrême
  • Aspect compétition parfait
  • Force disproportionnée par rapport au gain (« strength-to-size ratio »)
  • Perte de graisse abdominale simultanée

Inconvénients esthétiques :

  • Gains modestes en kilogrammes (1-2 kg de moins que Turinabol)
  • Aspect parfois « trop sec » si déficit calorique excessif
  • Volume musculaire moins impressionnant que Turinabol

Tableau comparatif des gains

ParamètreTurinabol 50 mg/j × 8 semAnavar 50 mg/j × 8 sem
Gain total4-6 kg2-4 kg
Masse musculaire3-4 kg2-3 kg
Rétention d’eau0 kg0 kg
Perte graisseModeste1-2 kg
DéfinitionBonneExceptionnelle
VascularisationBonneExcellente
Force absolue+15-20 %+20-30 % (disproportionnée)
Aspect globalSec + pleinSec + dur + défini

Force et performance

Turinabol :

  • Gains de force modérés : +15-20 % sur cycle complet
  • Endurance améliorée : amélioration capacité aérobie
  • Récupération musculaire : très bonne
  • Effet historique sur l’athlétisme est-allemand : amélioration disciplines de force + endurance

Anavar :

  • Gains de force exceptionnels : +20-30 % disproportionnés au gain de masse
  • Particulièrement remarquable sur les exercices de force pure (squat, deadlift, bench)
  • Endurance modérée
  • Effet pédiatrique : Anavar n’est PAS un compound de force pour les jeunes mais d’aide à la croissance

Différence pratique :

  • Powerlifter en sèche : Anavar préféré (force max)
  • Bodybuilder cherchant volume + sécheresse : Turinabol préféré

Définition et vascularisation

Turinabol :

  • Définition correcte mais limitée par le volume plus marqué
  • Vascularisation bonne, surtout dans phase déficit calorique
  • Pas d’effet lipolytique direct marqué
  • Réduction du SHBG → augmente effet de la testostérone libre = aide à la définition

Anavar :

  • Définition exceptionnelle : référence du marché
  • Vascularisation extrême : veines proéminentes même sur cycles modérés
  • Effet lipolytique direct documenté (réduction graisse viscérale et abdominale)
  • Réduction du SHBG très marquée → testo libre élevée → aide à la définition

Pour la compétition :

  • Anavar : utilisé universellement par les compétiteurs bodybuilding pour le finition pre-stage
  • Turinabol : moins utilisé en pre-stage mais possible pour ajouter du volume

Effet sur la composition corporelle

Turinabol :

  • Recomposition modeste : possible perte de graisse + gain de muscle
  • Mieux adapté au cycle de bulk propre (gain de masse sec)
  • Pour la sèche pure : choix sous-optimal

Anavar :

  • Recomposition excellente : gain de muscle + perte de graisse marquée
  • Idéal pour la sèche et la recomposition simultanée
  • Effet lipolytique direct plus marqué que tous les autres oraux

Réponse selon le profil utilisateur

Pour les hommes :

  • Turinabol : 30-60 mg/jour, gains de muscle sec + force
  • Anavar : 50-80 mg/jour pour effet maximum, définition + force
  • Choix selon objectif : volume sec → Tbol ; définition pure → Var

Pour les femmes :

  • Anavar : PREMIER CHOIX (5-20 mg/jour), profil androgénique très faible, virilisation minime à doses modérées
  • Turinabol : possible mais moins idéal (ratio andro plus élevé que Var malgré apparences)
  • Choix universel féminin : Anavar pratiquement toujours

Combinaisons typiques

Turinabol combinaisons :

  • + Testostérone Énanthate : combinaison classique pour cycle « lean bulk » (Test 300-500 mg/sem + Tbol 40-60 mg/jour)
  • + Testostérone + Masteron : cycle pre-comp avec volume
  • + Trenbolone : combinaison hardcore cutting

Anavar combinaisons :

  • + Testostérone Propionate : cycle pre-comp standard
  • + Trenbolone + Masteron : combinaison de définition extrême
  • + Winstrol : cycle de cutting hardcore
  • Seule : possible chez les femmes, voire chez les hommes en TRT avec Anavar add-on

Effets secondaires : profils comparés

Les effets secondaires du Turinabol et de l’Anavar sont similaires dans leur catégorie (stéroïdes oraux 17α-alkylés sans aromatisation) mais diffèrent dans leur amplitude. Cette section présente le profil détaillé pour chaque molécule.

Hépatotoxicité

Mécanisme commun :

  • Les deux sont 17α-alkylés = modification permettant l’usage oral mais causant un stress hépatique
  • Bypass partiel du premier passage hépatique
  • Élévation des transaminases (ALAT, ASAT) sous cycle

Turinabol :

  • Hépatotoxicité modérée
  • Élévation ALAT/ASAT typique : 2-3× la normale sur cycle 8 semaines à 50 mg/jour
  • Récupération : 4-8 semaines post-cycle
  • Cholestase : rare à doses standards
  • Cycles longs (> 8 semaines) : risque hépatique cumulé

Anavar :

  • Hépatotoxicité modérée, parfois présentée comme « plus douce » que les autres oraux
  • Réalité scientifique : élévation ALAT/ASAT similaire au Turinabol à dose équivalente
  • Modification 2-oxa réduit le passage hépatique mais ne supprime pas l’hépatotoxicité
  • Récupération : 4-8 semaines post-cycle
  • Études récentes : pas de différence majeure de toxicité hépatique vs Turinabol à doses équivalentes

Comparaison hépatique :

  • À doses équivalentes : profils très similaires
  • Réputation « Anavar moins toxique » : partiellement méritée mais à nuancer
  • Surveillance : bilan hépatique baseline + 4 sem + 8 sem + 4-8 sem post-cycle

Effets cardiovasculaires

Impact lipidique (HDL/LDL) :

  • Turinabol : réduction HDL ~25-40 %, élévation LDL modérée
  • Anavar : réduction HDL ~25-40 %, élévation LDL modérée
  • Comparable entre les deux, modeste à modéré sur cycles standards
  • Effet caractéristique des oraux 17α-alkylés sur le profil lipidique

Tension artérielle :

  • Turinabol : élévation modeste (pas de rétention d’eau aromatique)
  • Anavar : élévation minimale (effet le plus doux des oraux)

Hématocrite :

  • Turinabol : élévation modeste
  • Anavar : élévation minimale

Implication :

  • Surveillance bilan lipidique baseline, à 4 sem, à 8 sem
  • Si HDL < 30 mg/dL : envisager arrêt ou réduction de dose
  • Régime oméga-3 + cardio régulier en cycle

Suppression de l’axe HHT

Mécanisme : les deux suppriment l’axe HHT (hypothalamo-hypophyso-testiculaire) via rétrocontrôle négatif sur la production endogène de testostérone.

Turinabol :

  • Suppression marquée à doses thérapeutiques (40-60 mg/jour)
  • Récupération HHT : 4-8 semaines post-PCT typique
  • Plus suppressif que l’Anavar à dose équivalente

Anavar :

  • Suppression marquée mais légèrement moins que la plupart des autres oraux
  • À faibles doses (10-15 mg/jour) : suppression partielle, possible utilisation TRT add-on
  • Récupération HHT : 4-6 semaines post-PCT typique
  • Profil suppressif : un des plus doux des oraux mais reste significatif

Gestion :

  • PCT obligatoire pour les deux après cycle bodybuilding
  • HCG parfois utilisé pour maintenir fonction testiculaire
  • Clomid/Nolvadex : standard PCT

Effets androgéniques

Acné :

  • Turinabol : risque faible (ratio andro 6/100)
  • Anavar : risque faible (ratio andro 24/100)
  • Les deux : sensiblement plus dans le territoire « stéroïdes faiblement androgéniques »

Alopécie androgénétique :

  • Turinabol : risque faible
  • Anavar : risque faible à modéré (dérivé DHT donc affinité légèrement plus élevée pour follicules pileux génétiquement prédisposés)
  • Pour utilisateurs prédisposés : aucun des deux n’est complètement sûr, mais ce sont les meilleurs choix oraux

Hypertrophie prostatique :

  • Turinabol : risque très faible
  • Anavar : risque faible

Virilisation chez les femmes :

  • Turinabol : risque modéré à doses > 10 mg/jour
  • Anavar : risque minimal à doses 5-10 mg/jour — référence du marché féminin
  • À 10-15 mg/jour Anavar chez femme : virilisation possible mais lente, généralement réversible si arrêt précoce
  • Au-delà de 15-20 mg/jour Anavar : virilisation significative possible

Effets sur la libido

Turinabol :

  • Effet sur la libido : généralement positive en cycle, parfois neutre
  • Suppression endogène marquée → potentiel impact post-cycle
  • Mécanisme : suppression HHT + impact prolactine modeste

Anavar :

  • Effet sur la libido : généralement positive en cycle
  • Suppression endogène modérée → impact post-cycle moindre
  • Mécanisme : suppression HHT + augmentation testostérone libre (↓ SHBG)

Comparaison : globalement comparable, légère préférence Anavar pour préservation libido pendant cycle.

Effets gastro-intestinaux

Turinabol :

  • Nausées légères : possible en début de cycle
  • Reflux : occasionnel
  • Crampes : rares

Anavar :

  • Nausées légères : possible en début de cycle
  • Reflux : occasionnel
  • Crampes (pumps) : caractéristiques, parfois douloureuses
  • Mécanisme « pumps » : lié à la déplétion en taurine et glycogène intramusculaire

Gestion des « pumps » Anavar :

  • Hydratation aggressive : 3+ L/jour
  • Supplémentation taurine : 3-5 g/jour
  • Glucides : maintien apport glucidique
  • Étirements : avant et après séance

Effets sur le système nerveux central

Turinabol :

  • Effet psychologique modeste : bien-être, motivation accrus
  • Agressivité : minimale
  • Anxiété : peu marquée

Anavar :

  • Effet psychologique : généralement positif (bien-être, motivation)
  • Agressivité : minimale
  • Effet « focus » parfois rapporté

Comparaison : tous deux ont un profil psychologique léger comparé aux compounds plus androgéniques (testostérone, trenbolone).

Détection antidopage

Turinabol :

  • Particularité majeure : métabolites longs (LTM) détectables jusqu’à 12 mois après dernière prise
  • Méthode de détection moderne (depuis 2012) capable d’identifier la « long-term metabolite » caractéristique
  • Affaire McLaren 2016 : nombreux athlètes russes pris positifs sur cette détection moderne
  • Implication critique pour sportifs en compétition : cycle Turinabol = risque de positif pendant longtemps

Anavar :

  • Détection : 3 semaines à 3 mois
  • Méthodes : LC-MS/MS standard
  • Métabolites longs moins documentés que Turinabol
  • Risque antidopage plus court terme

Implication :

  • Pour sportifs en compétition : Anavar moins risqué que Turinabol pour détection
  • Mais les deux sont en classe S1.1 AMA (agents anabolisants androgènes), interdits en compétition et hors compétition

Tableau récapitulatif des effets secondaires

Effet secondaireTurinabolAnavar
HépatotoxicitéModéréeModérée (similaire)
HDL/LDL impactModéré (-25-40 % HDL)Modéré (-25-40 % HDL)
Tension artérielleModesteMinimale
Suppression HHTMarquéeModérée
AcnéFaibleFaible
AlopécieFaibleModérée (DHT)
Virilisation femmesModéréeMinimale (premier choix)
Pumps musculairesRaresCaractéristiques
Détection antidopageJusqu’à 12 mois3 sem – 3 mois

Dosage : protocoles selon l’expérience et le sexe

Les dosages du Turinabol et de l’Anavar dépendent principalement de l’expérience du utilisateur, du sexe, et de l’objectif (cycle solo vs combinaison avec testostérone). Cette section présente les protocoles standards.

Dosages Turinabol

Hommes — premier cycle (oral solo) :

  • Dose : 30-40 mg/jour
  • Fréquence : 1 prise/jour (matin) ou 2 prises (matin + soir)
  • Durée : 6-8 semaines maximum
  • PCT : obligatoire à la fin

Hommes — intermédiaire (avec test-base) :

  • Dose Turinabol : 40-60 mg/jour
  • Test-base : Énanthate 300-500 mg/sem
  • Durée : 8 semaines Turinabol + 12 semaines test
  • Approche : Turinabol en « kick-start » ou pour qualité musculaire

Hommes — avancé :

  • Dose Turinabol : 60-80 mg/jour (rarement plus)
  • Combinaisons : Test + Tbol + autres compounds
  • Durée : 8-10 semaines max (risque hépatique)

Femmes — Turinabol :

  • Possible mais sous-optimal vs Anavar
  • Dose : 5-10 mg/jour maximum
  • Durée : 4-6 semaines maximum
  • Risque virilisation : modéré à doses > 10 mg

Dosages Anavar

Hommes — premier cycle (oral solo) :

  • Dose : 30-50 mg/jour
  • Fréquence : 2 prises/jour (matin + soir, demi-vie courte)
  • Durée : 6-8 semaines
  • PCT : obligatoire

Hommes — intermédiaire (avec test-base) :

  • Dose Anavar : 50-80 mg/jour
  • Test-base : Énanthate ou Propionate 300-500 mg/sem
  • Durée : 8 semaines Anavar + cycle test 10-12 semaines

Hommes — avancé / pre-comp :

  • Dose Anavar : 80-100 mg/jour
  • Combinaisons : Test + Var + Tren + Mast
  • Durée : 8-10 semaines en finishing

Femmes — Anavar (PREMIER CHOIX) :

  • Dose débutante : 5-10 mg/jour
  • Dose intermédiaire : 10-15 mg/jour
  • Dose avancée : 15-20 mg/jour maximum
  • Durée : 6-8 semaines maximum
  • Surveillance : voix, pilosité, cycle menstruel
  • Arrêt immédiat si signes de virilisation

Considérations de timing des prises

Turinabol :

  • Demi-vie 16 heures = une prise quotidienne suffisante
  • Optimal : matin avec petit-déjeuner pour stabilité
  • Alternative : 2 prises (matin + soir) pour stabilité plus marquée

Anavar :

  • Demi-vie 9-10 heures = idéalement 2 prises par jour
  • Matin + soir : stabilité optimale
  • Avec ou sans repas : Anavar mieux absorbée à jeun selon certaines études
  • 3 prises/jour possible pour utilisateurs avancés (matin + midi + soir)

Reconstitution / formes pharmaceutiques

Turinabol :

  • Comprimés : 10 mg, 20 mg standard
  • Conservation : à température ambiante, à l’abri de la lumière
  • Stabilité : bonne (2-3 ans typiquement)

Anavar :

  • Comprimés : 2,5 mg, 5 mg, 10 mg, 20 mg, 25 mg, 50 mg selon source
  • Conservation : à température ambiante
  • Stabilité : bonne

Cycles types

Cycle « Lean Bulk » 12 semaines (Hommes intermédiaire) :

SemaineTest ÉnanthateTurinabolPCT
1-8300 mg/sem50 mg/jour
9-12300 mg/sem
13-14Phase d’élimination
15-18Clomid + Nolvadex

Cycle « Cutting Var » 10 semaines (Hommes intermédiaire) :

SemaineTest PropionateAnavarPCT
1-8100 mg/2 jours50 mg/jour
9-10100 mg/2 jours
11-12Phase d’élimination
13-16Clomid + Nolvadex

Cycle « Anavar Solo Féminin » 6 semaines :

SemaineAnavarNotes
1-25 mg/jourÉvaluer tolérance
3-410 mg/jourSi bonne tolérance
5-610 mg/jourPlateau
7+ArrêtPas de PCT pharmaceutique habituelle chez femme

Supplémentation accompagnant

Pour les deux molécules :

  • Protection hépatique : Liv 52, NAC (N-acétylcystéine) 1 200-2 400 mg/jour, TUDCA 250-500 mg/jour
  • Cardio protection : oméga-3 3-4 g/jour, CoQ10 100-200 mg/jour
  • Bilan biologique : avant, à mi-cycle, en fin de cycle, 8 sem post-PCT

Spécifique Anavar :

  • Taurine : 3-5 g/jour (gestion des pumps)
  • Magnésium : 400-600 mg/jour (crampes)

Spécifique Turinabol :

  • Coenzyme Q10 : surveillance plus particulière (cycles longs)

Lequel choisir : guide de décision

Le choix entre Turinabol et Anavar dépend de l’objectif esthétique, du sexe, du budget, et du niveau de tolérance au risque antidopage. Cette section propose un guide de décision selon les profils.

Pour la sèche / cutting

Anavar :

  • PREMIER CHOIX
  • Définition : exceptionnelle
  • Effet lipolytique direct
  • Vascularisation maximale
  • Force préservée en déficit calorique
  • Combinaisons : Test + Var + Tren + Mast pre-comp

Turinabol :

  • ⚠️ Acceptable mais sous-optimal
  • Définition moins marquée
  • Pas d’effet lipolytique direct
  • Volume musculaire plus marqué (peut être perçu comme moins « sec »)

Recommandation cutting : Anavar > Turinabol

Pour le lean bulk / gain de masse sec

Turinabol :

  • PREMIER CHOIX
  • Gains de masse maigre supérieurs (1-2 kg de plus que Anavar à dose équivalente)
  • Aspect « plein » musculaire
  • Coût modéré
  • Force et endurance améliorées

Anavar :

  • ⚠️ Acceptable mais limité en volume
  • Gains modestes en kg
  • Effet plus sur la qualité que la quantité
  • Coût plus élevé

Recommandation lean bulk : Turinabol > Anavar

Pour les femmes

Anavar :

  • PREMIER CHOIX UNIVERSEL
  • Profil androgénique très faible
  • Virilisation minime à doses 5-15 mg/jour
  • Tolérance documentée sur population féminine
  • Référence du marché féminin

Turinabol :

  • ⚠️ Possible mais déconseillé
  • Risque virilisation à doses > 10 mg/jour
  • Pas d’avantage particulier vs Anavar
  • Choix sous-optimal

Recommandation féminine : Anavar exclusivement

Pour les premiers cycles

Hommes — premier cycle oral solo :

  • Anavar : choix prudent, profil le plus doux
  • Turinabol : alternative acceptable, légèrement plus suppressif
  • Recommandation : Anavar pour la sécurité, Turinabol si budget contraint

Hommes — premier cycle avec test-base :

  • Les deux compatibles avec testostérone
  • Choix selon objectif (cutting Var, lean bulk Tbol)

Femmes — premier cycle :

  • Anavar exclusivement à dose 5 mg/jour
  • Évaluer tolérance avant augmentation
  • JAMAIS Turinabol en premier cycle féminin

Pour les athlètes en compétition

Anavar :

  • ⚠️ Détection antidopage : 3 semaines à 3 mois
  • Plus court que Turinabol
  • Mais : reste détectable et interdit (classe S1.1)

Turinabol :

  • À ÉVITER pour athlètes en compétition
  • Métabolites longs détectables jusqu’à 12 mois
  • Affaire McLaren 2016 : démonstration de la détection moderne
  • Risque de positif très prolongé

Recommandation athlètes compétition : les deux interdits, mais Turinabol particulièrement risqué en raison de la fenêtre de détection longue.

Pour le budget contraint

Turinabol :

  • Plus abordable (80-150 €/cycle)
  • Cycles plus courts possibles
  • Bon rapport qualité/prix pour lean bulk

Anavar :

  • ⚠️ Significativement plus cher (150-300 €/cycle)
  • Souvent contrefait sur marché parallèle (compté pour son prix élevé) — vérifier source
  • Anavar sous-dosé ou remplacé par Dianabol est un problème connu

Recommandation budget : Turinabol pour économie, vérifier source pour Anavar (testing strips si possible).

Pour les utilisateurs sensibles aux effets secondaires

Anavar :

  • Profil le plus doux des stéroïdes oraux
  • Suppression HHT modérée (vs Turinabol)
  • Tolérance documentée même en pédiatrie
  • Premier choix pour utilisateurs prudents

Turinabol :

  • ⚠️ Profil légèrement plus suppressif
  • Hépatotoxicité similaire à Anavar
  • Acceptable mais Anavar préféré

Recommandation prudence : Anavar > Turinabol

Tableau de décision par objectif

ObjectifTurinabolAnavar
Sèche / cutting⚠️ OK mais sous-optimalPREMIER CHOIX
Lean bulk / masse sèchePREMIER CHOIX⚠️ Limité en volume
Femmes (universel)❌ DéconseilléEXCLUSIF
Premier cycle homme✅ AcceptablePréféré
Pre-compétition❌ Risque détection 12 mois✅ Acceptable (mais interdit)
Budget contraintPlus économique⚠️ Cher
Tolérance limitée⚠️ OKPremier choix
Performance pure (force)⚠️ ModestePremier choix
Recomposition⚠️ ModestePremier choix

Combinaison Turinabol + Anavar : possible ?

Oui mais redondant :

  • Les deux compounds ont des profils similaires (oraux 17α-alkylés, sans aromatisation)
  • Combinaison : Tbol 30 mg/jour + Var 30 mg/jour
  • Pas de synergie particulière documentée
  • Double hépatotoxicité : risque cumulé
  • Recommandation : éviter cette combinaison, choisir un compound oral à la fois

Préférer : un seul oral à dose plus élevée + testostérone-base, plutôt que deux oraux à doses modérées.

Position éditoriale honnête

Pour les hommes :

  • Anavar = gold standard pour cutting/compétition/définition pure
  • Turinabol = excellent rapport qualité/prix pour lean bulk et qualité musculaire
  • Choix selon objectif plus que selon préférence personnelle

Pour les femmes :

  • Anavar = premier et unique choix raisonnable parmi ces deux compounds
  • Turinabol = à éviter chez la majorité des athlètes féminines

Pour les sportifs en compétition :

  • Les deux interdits AMA classe S1.1
  • Turinabol = particulièrement risqué (détection 12 mois via LTM)
  • Anavar = moins risqué (détection 3-12 semaines) mais reste interdit
  • Recommandation pour compétiteurs affiliés : éviter les deux

Questions Fréquentes (FAQ)

Quelle est la principale différence entre Turinabol et Anavar ?

Différence de profil pharmacologique : le Turinabol est dérivé de la méthandiénone (Dianabol) avec ajout d’un atome de chlore en C4, ratio anabolisant/androgénique 53/6, demi-vie ~16 heures, AMM historique est-allemande retirée. L’Anavar est dérivé de la dihydrotestostérone (DHT) avec modification du cycle stéroïdien (2-oxa), ratio 322-400/24 (l’un des plus favorables de toute la pharmacopée), demi-vie ~9-10 heures, AMM US active (Oxandrin pour cachexie HIV, brûlures, ostéoporose). Pratiquement : Tbol = gains de masse plus marqués mais moins de définition pure, Var = définition exceptionnelle mais gains modestes en kg.

Lequel est plus efficace pour la sèche ?

Anavar, sans hésitation. L’Anavar produit une définition musculaire exceptionnelle, une vascularisation marquée, un effet lipolytique direct (réduction graisse abdominale et viscérale), et une augmentation de force disproportionnée au gain de masse — caractéristiques idéales pour la phase de sèche/cutting/pre-compétition. Le Turinabol produit des gains de masse plus marqués (4-6 kg vs 2-4 kg pour Anavar) mais avec une définition moindre, ce qui le rend moins adapté à une sèche pure.

Lequel pour les femmes ?

Anavar exclusivement. L’Anavar est le stéroïde de référence pour les athlètes féminines grâce à son profil androgénique très faible (ratio andro 24/100). À doses 5-15 mg/jour, la virilisation est minime chez la majorité des utilisatrices. Doses : débutantes 5 mg/jour, intermédiaires 10 mg/jour, avancées 15-20 mg/jour maximum. Durée : 6-8 semaines maximum. Le Turinabol présente un risque de virilisation à doses > 10 mg/jour et est déconseillé pour les femmes. Surveillance : voix, pilosité, cycle menstruel — arrêt immédiat si signes de virilisation.

Lequel est plus hépatotoxique ?

Profils similaires à doses équivalentes. Les deux sont des stéroïdes oraux 17α-alkylés, donc tous deux causent un stress hépatique caractérisé par une élévation des transaminases (ALAT, ASAT) sous cycle. Réputation Anavar « moins toxique » : partiellement méritée mais à nuancer — les études récentes montrent des élévations ALAT/ASAT comparables à dose équivalente. Surveillance identique : bilan hépatique baseline, à 4 semaines, à 8 semaines, et 4-8 semaines post-cycle. Protection : NAC 1 200-2 400 mg/jour, TUDCA 250-500 mg/jour, Liv 52. Durée maximale recommandée : 8 semaines pour les deux.

Quels sont les dosages recommandés ?

Turinabol homme : 30-40 mg/jour premier cycle, 40-60 mg/jour intermédiaire, jusqu’à 60-80 mg/jour avancé (8 semaines max). Anavar homme : 30-50 mg/jour premier cycle, 50-80 mg/jour intermédiaire, jusqu’à 80-100 mg/jour avancé pre-comp (8-10 semaines max). Anavar femme : 5-10 mg/jour débutante, 10-15 mg/jour intermédiaire, 15-20 mg/jour avancée (6-8 semaines max). Turinabol femme : déconseillé, ou max 5-10 mg/jour. Timing : Turinabol 1 prise/jour suffit (demi-vie 16h), Anavar 2 prises/jour idéal (demi-vie 9-10h).

Faut-il un cycle de testostérone-base ?

Pour les hommes : oui, recommandé pour cycles > 6 semaines. Les deux compounds suppriment l’axe HHT — l’ajout d’une testostérone-base (Énanthate 300-500 mg/sem ou Propionate 100 mg/2 jours) maintient les niveaux d’androgènes circulants, prévient les symptômes hypogonadiques pendant cycle, et améliore les résultats. Pour les premières expériences : possible en solo à doses modérées (30-40 mg) sur 6 semaines maximum. Pour les femmes : pas de testo-base nécessaire (virilisation), Anavar solo standard.

Combien de temps avant les premiers résultats ?

Turinabol : premiers effets visibles à 2-3 semaines (force, légère prise de masse), résultats complets à 6-8 semaines. Anavar : premiers effets visibles à 1-2 semaines (force, vascularisation, définition), résultats complets à 6-8 semaines. Anavar montre des résultats plus rapidement mais le Turinabol continue de produire des gains sur la durée du cycle plus longuement. Pour les deux : combinaison avec entraînement intensif + nutrition optimisée nécessaire pour résultats maximaux.

Quelle PCT après ces cycles ?

PCT standard pour les deux : Clomid (clomifène) 50 mg/jour × 4 semaines + Nolvadex (tamoxifène) 20 mg/jour × 4 semaines, démarrage 2-3 jours après dernière prise (demi-vies courtes). Pour cycles Anavar solo faible dose (≤ 30 mg/jour × 6 sem) : PCT moins agressive possible (Nolvadex 20 mg/jour × 4 sem). Pour cycles avec testo-base : PCT standard adaptée à la testo (démarrage selon ester testo). Surveillance post-PCT : bilan hormonal à 8 sem post-PCT (LH, FSH, testo totale, libre, SHBG, E2).

Détection antidopage : quelle différence ?

Différence majeure et critique. Turinabol : métabolites longs (LTM) détectables jusqu’à 12 mois après dernière prise grâce à la méthodologie moderne LC-MS/MS développée depuis 2012 — l’affaire McLaren 2016 (programme russe Sotchi 2014) a démontré la puissance de cette détection avec nombreux athlètes pris positifs sur cette voie. Anavar : détection 3 semaines à 3 mois selon dose et durée du cycle. Pour athlètes en compétition : Turinabol particulièrement risqué ; Anavar moins risqué mais reste interdit (classe S1.1 AMA). Les deux interdits en compétition et hors compétition.

Pumps musculaires : qu’est-ce que c’est ?

Phénomène caractéristique de l’Anavar : sensation de gonflement musculaire intense lors de l’entraînement avec parfois douleur ou inconfort. Mécanisme : déplétion en taurine + augmentation rétention intramusculaire d’eau (pas la rétention sous-cutanée œstrogénique) + augmentation du glycogène musculaire. Souvent ressenti dans les mollets, avant-bras, dos pendant les séances. Gestion : taurine 3-5 g/jour en supplémentation, hydratation aggressive (3+ L/jour), maintien apport glucidique (glycogène), étirements pré et post-séance. Phénomène moins marqué avec Turinabol.

Combien coûte un cycle ?

Turinabol : marché parallèle UGL ~0,50-1 €/comprimé 10 mg, cycle 50 mg/jour × 8 semaines = 280 comprimés = 140-280 €. Anavar : marché parallèle UGL ~1-2 €/comprimé 10 mg, cycle 50 mg/jour × 8 semaines = 280 comprimés = 280-560 €. L’Anavar est ~2× plus cher au comprimé. Coût total cycle 8 semaines : Turinabol 140-280 €, Anavar 280-560 €. Important : l’Anavar est fréquemment contrefait en raison de son prix élevé (souvent remplacé par Dianabol ou Winstrol) — vérifier source de confiance et tester si possible.

Lequel est le plus contrefait sur le marché parallèle ?

Anavar, largement. Réputation et prix élevé rendent l’Anavar fréquemment cible de contrefaçons : remplacement par Dianabol (méthandiénone, moins cher) ou Winstrol (stanozolol). Indicateurs de contrefaçon : effets soudains de rétention d’eau ou gynécomastie (= probablement Dianabol), douleurs articulaires sèches (= probablement Winstrol). Vérification : tester via kits réactifs disponibles internationalement (Anavar = bleu, Dianabol = rouge/orange, Winstrol = transparent). Le Turinabol est moins fréquemment contrefait (prix plus modéré).

Quel impact sur le sexe et la libido ?

Globalement comparables. En cycle : effet positif sur la libido chez la majorité (effet androgénique direct + augmentation testostérone libre via réduction SHBG). Post-cycle : suppression de l’axe HHT cause une baisse temporaire de la libido jusqu’à récupération hormonale (4-8 semaines post-PCT). Anavar : impact post-cycle légèrement moindre (suppression HHT moins marquée). Turinabol : impact post-cycle légèrement plus marqué. Pour préservation libido pendant cycle : maintien d’une testostérone-base (cycle homme) ou cycles courts (femme). Si dysfonction érectile persistante post-cycle : consultation médicale, possible tadalafil/sildenafil temporaire.

Lequel pour un cycle solo (sans testostérone) ?

Pour les hommes : Anavar > Turinabol pour cycle solo. L’Anavar à dose modérée (30-40 mg/jour × 6 sem) est mieux toléré en solo que le Turinabol équivalent — suppression HHT moins marquée, moins de symptômes hypogonadiques pendant cycle. Mais : tout cycle solo > 6 semaines chez l’homme cause une suppression nécessitant PCT. Pour les femmes : Anavar solo standard et préféré. Recommandation générale : si possible, ajouter une testostérone-base pour les hommes même à dose modeste pour prévenir symptômes hypogonadiques.

Conclusion : Turinabol ou Anavar ?

Cela dépend de l’objectif et du profil utilisateur :

  • Si objectif = définition pure / pre-compétition : Anavar
  • Si objectif = lean bulk / qualité musculaire : Turinabol
  • Si vous êtes une femme : Anavar exclusivement
  • Si premier cycle homme : Anavar préféré (plus doux), Turinabol acceptable
  • Si budget contraint : Turinabol (~50 % moins cher)
  • Si tolérance limitée : Anavar (légèrement mieux toléré)
  • Si compétiteur en sport affilié : éviter les deux, particulièrement Turinabol (détection 12 mois)
  • Pour 70 % des utilisateurs récréatifs hommes : Anavar offre un meilleur ratio bénéfice/coût pour les phases de définition

Sources et références

  • Llewellyn W — Anabolics 11th edition (2017 ; pharmacologie comparée Turinabol et Anavar, ratios anabolisant/androgénique) — référence éducative
  • Oxandrolone Prescribing Information (Oxandrin®, Savient Pharmaceuticals ; AMM FDA active) — référence pharmaceutique
  • Jenapharm — Oral Turinabol historical documentation (AMM est-allemande 1965-1994, programme dopage DDR) — référence historique
  • Sobolevsky T, Rodchenkov G — Detection and mass spectrometric characterization of novel long-term dehydrochloromethyltestosterone metabolites (Journal of Steroid Biochemistry and Molecular Biology, 2012 ; détection LTM Turinabol jusqu’à 12 mois) — référence détection antidopage
  • Schroeder ET et al. — Effects of an oral androgen on muscle and metabolism in older, community-dwelling men (Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 2003 ; Oxandrolone études cliniques) — référence clinique Anavar
  • Hartgens F, Kuipers H — Effects of androgenic-anabolic steroids in athletes (Sports Medicine, 2004 ; revue) — référence revue clinique
  • AMA — Code mondial antidopage 2026, classe S1.1 (agents anabolisants androgènes) — référence antidopage

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Le Turinabol (chlorodéhydrométhyltestostérone) et l’Anavar (oxandrolone) sont des stéroïdes anabolisants androgènes oraux 17α-alkylés. L’Anavar dispose d’une AMM FDA active (Oxandrin®, Savient Pharmaceuticals) pour les indications cachexie HIV, brûlures graves, récupération post-chirurgicale, et ostéoporose chez homme âgé, ainsi qu’en pédiatrie pour le syndrome de Turner et la croissance retardée ; aucune AMM française active.

Le Turinabol disposait d’une AMM est-allemande historique (Oral Turinabol, Jenapharm, 1965-1994, programme dopage DDR documenté) ; aucune AMM dans aucune juridiction actuellement. Tous deux sont classés sur la liste I des substances vénéneuses en France (Code de la santé publique L.5132-7) ; détention sans prescription interdite et importation sous l’article 414 du Code des douanes (jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et amende égale à 1 à 2 fois la valeur de la marchandise). Différences pharmacologiques : ratios anabolisant/androgénique 53/6 (Turinabol) vs 322-400/24 (Anavar), demi-vies 16 h vs 9-10 h, aucune aromatisation pour les deux.

Profils d’effets secondaires similaires en catégorie mais différents en amplitude : hépatotoxicité modérée pour les deux (élévation ALAT/ASAT, surveillance biologique nécessaire), impact HDL/LDL modéré (-25-40 % HDL), suppression de l’axe HHT marquée (PCT obligatoire post-cycle), virilisation chez les femmes minimale sous Anavar à doses 5-15 mg/jour, modérée sous Turinabol à doses > 10 mg/jour. Particularité critique pour les sportifs : le Turinabol présente des métabolites longs (LTM) détectables jusqu’à 12 mois après dernière prise via la méthodologie LC-MS/MS moderne développée depuis 2012 (affaire McLaren 2016, programme russe Sotchi 2014).

L’Anavar est plus fréquemment contrefait sur le marché parallèle en raison de son prix élevé, souvent remplacé par Dianabol ou Winstrol — vérification par kits réactifs recommandée. Contre-indications : cancer prostatique actif, hépatopathie sévère, dyslipidémie sévère, grossesse, allaitement, mineurs (sauf indication AMM Anavar pédiatrique). L’usage à des fins de dopage sportif est interdit par l’article L.232-9 du Code du sport et sanctionné par les articles L.232-10 et L.232-26 du Code du sport ;

Turinabol et Anavar sont listés en classe S1.1 du Code mondial antidopage AMA 2026 (« agents anabolisants androgènes »), interdits en compétition et hors compétition, sanction disciplinaire de 2 à 4 ans pour première infraction. Le secret médical s’applique strictement (article R.4127-4 du Code de la santé publique). Voir notre avis de non-responsabilité médicale complet. Les auteurs déclinent toute responsabilité pour les conséquences résultant d’une utilisation inappropriée des informations présentées.

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